L'actu des expatriés /fr/expat-mag/ Toute l'actualité des expatriés : actu, alerte info, témoignages... Retrouvez les clés pour préparer et bien vivre votre expatriation Publication fr Wed, 27 May 2026 11:00:00 +0200 Comment l'IA peut aider les artisans à développer leur activité à Maurice Entrepreneur tech depuis plus de vingt ans et installé à l'île Maurice depuis cinq ans, Breno Le Gal suit un parcours aussi atypique qu'inspirant. Entre innovation numérique, artisanat et entrepreneuriat local, il a choisi de mettre la technologie au service des petits créateurs et artisans. Fondateur d'Ewa's Kitchen puis de Crafty, une solution de gestion basée sur l'intelligence artificielle, Breno partage dans cette interview sa vision de l'entrepreneuriat, des défis auxquels sont confrontés les artisans mauriciens et du futur numérique des petites entreprises.

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Entrepreneur tech depuis plus de vingt ans et installé à l'île Maurice depuis cinq ans, Breno Le Gal suit un parcours aussi atypique qu'inspirant. Entre innovation numérique, artisanat et entrepreneuriat local, il a choisi de mettre la technologie au service des petits créateurs et artisans. Fondateur d'Ewa's Kitchen puis de Crafty, une solution de gestion basée sur l'intelligence artificielle, Breno partage dans cette interview sa vision de l'entrepreneuriat, des défis auxquels sont confrontés les artisans mauriciens et du futur numérique des petites entreprises.

Vous créez des startups depuis plus de 20 ans. Qu'est-ce qui vous a d'abord attiré vers l'entrepreneuriat ?

J'ai toujours eu une imagination débordante et une envie profonde de concrétiser mes propres visions. Quand on souhaite donner vie à ses idées et les mener à bien, il n'y a rien de plus stimulant et gratifiant que de le faire soi-même, en maîtrisant l'ensemble du processus créatif. C'est cette liberté de bâtir à partir d'une feuille blanche qui m'anime depuis le début.

Pourquoi avez-vous choisi de vous installer à l'île Maurice il y a cinq ans ?

Je vivais depuis huit ans en Espagne et, dès ma toute première année là-bas, je suis venu passer un mois de vacances à l'île Maurice. L'hospitalité unique, la profonde gentillesse des Mauriciens ainsi que la beauté époustouflante des paysages nous ont immédiatement marqués et sont restés gravés en nous. Alors, lorsqu'il a fallu choisir un nouveau chapitre et une nouvelle destination de vie en famille, nous n'avons pas hésité bien longtemps : s'installer à Maurice s'est imposé comme une évidence.

Vous vous décrivez à la fois comme entrepreneur tech et artisan. Comment ces deux univers se sont-ils rejoints dans votre parcours ?

La vie réserve parfois des virages inattendus. Suite à un véritable séisme personnel il y a quelques années, j'ai ressenti le besoin viscéral de me tourner vers quelque chose de plus concret, de plus « ancré » dans le réel. C'est un mélange de hasard et d'opportunités qui m'a mené vers l'artisanat après 20 ans passés exclusivement dans l'univers de la Tech.

Cependant, qu'il s'agisse de lignes de code ou de produits artisanaux, entreprendre reste entreprendre. Les défis diffèrent selon les métiers, mais la démarche reste identique. Étant d'un naturel curieux, j'ai trouvé un immense plaisir à acquérir de l'expérience dans ces deux mondes qui, en apparence, n'ont aucun lien, mais qui se nourrissent mutuellement aujourd'hui dans mon quotidien.

Il y a trois ans, vous avez lancé Ewa's Kitchen. Qu'est-ce qui vous a inspiré ?

Le lancement d'Ewa's Kitchen est né d'un heureux hasard alors que je cherchais à me reconstruire après un imprévu de la vie. Je souhaitais me détacher du virtuel pour lancer un produit local fort et sain : le bouillon d'os le plus riche et nutritif possible.

Le véritable déclic est survenu lorsque j'ai partagé notre préparation avec une amie très affaiblie. Grâce au collagène naturel et aux acides aminés du bouillon, sa transformation a été spectaculaire et elle a rapidement retrouvé sa mobilité. Cet impact concret a déclenché un bouche-à-oreille fulgurant. En quelques mois, nous sommes passés d'une production purement familiale à une explosion de commandes régulières, nous propulsant pleinement dans cette aventure artisanale

À quels défis avez-vous été confronté en tant que petit entrepreneur artisan à l'île Maurice ?

Le premier défi majeur, lorsque l'on privilégie la qualité absolue à la quantité, c'est le sourcing : trouver des fournisseurs locaux capables de maintenir une régularité qualitative est complexe. Ensuite, même si le bouche-à-oreille est un levier puissant pour démarrer, le référencement en magasin reste un parcours du combattant. Sans accès direct aux décideurs, c'est presque mission impossible. Enfin, il y a la solitude opérationnelle. En tant que petit artisan, on se doit d'être d'une polyvalence extrême en gérant tout de front : de la production brute au marketing, en passant par la logistique et la distribution.

Y a-t-il eu un moment précis où vous avez réalisé que les outils de gestion existants n'étaient pas adaptés aux artisans à Maurice ?

Absolument. Dès que nous avons dépassé le cap de quelques commandes quotidiennes avec Ewa's Kitchen, la situation nous a dépassés et un outil de gestion est devenu vital pour pouvoir continuer et structurer notre croissance. Venant de la tech, j'ai testé des dizaines de solutions existantes. Mais le point de blocage a été très personnel : mon épouse, qui gère l'activité avec moi, n'est pas du tout tech-savvy. Les outils classiques lui semblaient trop complexes et elle ne les utilisait pas au quotidien.

Quelle est la vision derrière Crafty ? Quels problèmes cherchez-vous à résoudre pour les artisans et les créateurs indépendants ?

Le constat est clair : les artisans sont extrêmement doués ; ils démarrent par pure passion ou grâce à un talent unique, et le bouche-à-oreille fait rapidement son effet. Mais très vite, ils deviennent victimes de leur propre succès. Submergés par l'opérationnel, ils finissent par consacrer 90 % de leur temps à des tâches administratives lourdes, au détriment de leur vrai métier : créer et produire. Faute d'un système adapté pour les soutenir, beaucoup finissent par abandonner.

La vision derrière Crafty, qui a été incubée à La Plage Factory en 2025, est de redonner ce temps précieux aux créateurs. Grâce à des agents IA travaillant en équipe, Crafty s'intègre directement dans WhatsApp, l'outil qu'ils utilisent déjà tous les jours, Ìýpour automatiser toute la gestion (commandes, stocks, production, communication, marketing) et leur permettre de développer leur business sereinement.

Beaucoup de créateurs à Maurice souffrent de la « charge mentale » liée à l'entrepreneuriat. Que signifie cette expression pour vous ?

C'est un problème psychologique et physique très réel. Pour un entrepreneur solo, la charge mentale signifie devoir penser à absolument tout, tout le temps : la production, la livraison, les clients, la facturation Cette hypervigilance constante est épuisante. Rapidement, s'installe la peur récurrente d'oublier un détail critique. Au final, ce projet, qui était au début une source de plaisir et de passion, se transforme en une source d'angoisse quotidienne.

Quels aspects de la gestion d'une petite activité créative sont aujourd'hui les plus difficiles pour les artisans à Maurice ?

C'est principalement le fléau du multitâche non structuré. Un artisan se retrouve constamment à fragmenter ses journées en une multitude de micro-tâches sans fil conducteur : répondre à un message client, vérifier un stock, préparer un colis, puis essayer de revenir à sa création. Ce manque de structuration brise la concentration et rend la gestion quotidienne extrêmement lourde, une réalité partagée par la quasi-totalité des personnes qui travaillent seules.

L'intelligence artificielle est souvent associée aux grandes entreprises et à des usages avancés. Comment rendre l'IA accessible aux entrepreneurs du quotidien ?

Aujourd'hui, l'IA est effectivement pensée pour des utilisateurs avancés ou de grandes structures. Notre approche avec Crafty prend le contre-pied total : nous déployons des agents d'IA dédiés à des tâches très précises, qui agissent en arrière-plan comme de véritables assistants virtuels, sans que l'artisan ait à modifier sa façon de travailler. En lui permettant de se débarrasser progressivement de ces 90 % de tâches administratives chronophages, nous le recentrons sur la valeur ajoutée de son savoir-faire et lui libérons du temps pour développer son activité. En somme, l'objectif est de lui permettre de travailler moins, tout en gagnant plus !

Selon vous, quels sont les risques si les artisans et les petits créateurs restent à l'écart de la transition numérique ?

Le risque majeur est de se faire distancer ou de s'épuiser. La majorité des outils numériques actuels imposent des barrières à l'entrée avec des tableaux de bord et des interfaces complexes qui ne correspondent pas à la réalité d'un atelier. Notre démarche est radicalement différente : plutôt que de forcer l'artisan à s'adapter à une technologie complexe, c'est la technologie qui s'adapte à lui. Nous restons dans l'environnement qu'ils maîtrisent déjà parfaitement, à savoir WhatsApp, en privilégiant le mode le plus naturel qui soit : la conversation. Si les outils n'évoluent pas vers cette simplicité, le fossé numérique va s'accentuer pour les petits créateurs.

Comment décririez-vous l'écosystème des startups à Maurice ?

C'est un écosystème encore très jeune, mais particulièrement créatif et prometteur. Le défi principal réside dans la culture locale, traditionnellement très orientée vers le carriérisme au sein de grands groupes établis. Parfois, l'entrepreneur y est encore perçu comme quelqu'un qui a choisi une voie marginale par défaut, plutôt que comme un innovateur désireux de faire bouger les lignes et de créer de la valeur pour le pays. Heureusement, sous l'impulsion de nouvelles initiatives, les mentalités évoluent positivement petit à petit.

Quelles opportunités Maurice offre-t-elle aux entrepreneurs et aux innovateurs ? Et quels sont les principaux obstacles auxquels les startups font encore face sur l'île ?

Maurice offre de formidables opportunités au stade de l'idéation, avec de nombreuses structures d'accompagnement lorsqu'on lance une idée. Cependant, le véritable goulet d'étranglement apparaît lors du passage à l'exécution, notamment concernant le financement de l'amorçage. Bien que la volonté d'une synergie public-privé existe, il manque encore de réelles mesures incitatives (notamment fiscales) pour pousser le capital privé à investir massivement dans l'innovation technologique aux côtés du secteur public. L'ambition de devenir une « Startup Nation » fait son chemin, mais trouver des fonds de démarrage reste aujourd'hui un parcours du combattant, voire une mission presque impossible pour les fondateurs.

Quelle importance ont les communautés entrepreneuriales locales et les réseaux comme Mo Angels pour les fondateurs de startups ?

Ces réseaux sont tout simplement vitaux. J'ai personnellement eu la chance de bénéficier du soutien de Mo Angels pour ma levée de fonds. C'est une magnifique initiative privée qui s'efforce de faire évoluer les mentalités en matière d'investissement à impact local. Les lignes bougent, puisque j'ai aujourd'hui le privilège d'avoir un investisseur institutionnel qui a co-investi à leurs côtés. Il est crucial d'encourager, de multiplier et de pérenniser ce type de format hybride pour structurer l'accès au capital des jeunes pousses.

Quels conseils donneriez-vous aux futurs entrepreneurs à Maurice ?

Osez, échouez et recommencez sans hésiter ! L'échec n'est pas une fin ; il fait partie intégrante du parcours de tout entrepreneur à succès. Maurice est une terre d'opportunités exceptionnelle, idéalement positionnée au carrefour de l'Afrique et de l'Asie, tout en conservant de solides connexions avec l'Europe. Enfin, mon dernier conseil : parlez de votre projet autour de vous. Si vous gardez votre idée secrète par peur qu'on vous la vole, il y a 100 % de chances qu'elle ne voie jamais le jour.

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Freelances et créateurs de contenu : comment s'expatrier légalement Paysages de carte postale, maisons gigantesques, voitures de sport, train de vie « jet set » Embellie par les filtres des réseaux sociaux, la vie des influenceurs et autres créateurs de contenu a de quoi faire rêver. Nombre d'entre eux choisissent cependant une vie plus discrète, tout en cherchant à optimiser leurs revenus à l'étranger. Mais comment optimiser légalement sa situation fiscale sans risquer un redressement fiscal ? Comment s'expatrier tout en restant au clair avec les impôts ?

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Paysages de carte postale, maisons gigantesques, voitures de sport, train de vie « jet set » Embellie par les filtres des réseaux sociaux, la vie des influenceurs et autres créateurs de contenu a de quoi faire rêver. Nombre d'entre eux choisissent cependant une vie plus discrète, tout en cherchant à optimiser leurs revenus à l'étranger. Mais comment optimiser légalement sa situation fiscale sans risquer un redressement fiscal ? Comment s'expatrier tout en restant au clair avec les impôts ?

Depuis 2024 et 2025, plusieurs pays ont renforcé leurs contrôles. Allemagne, Belgique, Canada, France, Royaume-Uni ou Chypre : les administrations fiscales observent de plus près les revenus issus de YouTube, Instagram, TikTok, OnlyFans, Twitch, des liens d'affiliation, des cadeaux ou des séjours sponsorisés. Le message est clair : s'expatrier ne permet pas d'échapper automatiquement à l'impôt.

Les créateurs de contenu dans le viseur des impôts

C'est un métier qui n'existait pas il y a encore quelques années. Pas d'existence juridique claire, pas vraiment de cadre juridique spécifique : les premiers influenceurs apparus sur YouTube et sur d'autres plateformes ont longtemps évolué dans une zone grise, notamment en matière fiscale. Mais les États se sont rapidement intéressés aux revenus générés par ces nouvelles activités numériques. Les réseaux sociaux facilitent d'ailleurs leur travail : ils permettent aux administrations fiscales de suivre les partenariats, les placements de produits, les voyages, les cadeaux, les liens d'affiliation et le train de vie affiché en ligne. Les administrations peuvent ainsi comparer ces éléments aux revenus déclarés.

En Europe, la Commission européenne a d'ailleurs créé un Influencer Legal Hub pour rappeler aux influenceurs, agences et annonceurs leurs obligations en matière de droit de la consommation, de publicité et de transparence commerciale.

Les influenceurs paient-ils des impôts ?

La question peut faire sourire. Pourtant, elle mérite une réponse claire. Certains pensent encore que les influenceurs, surtout lorsqu'ils vivent à l'étranger, échappent à l'impôt. En réalité, tout revenu professionnel peut être imposable, que l'on vive dans son pays d'origine ou à l'étranger. Le principe s'applique à toutes les professions, y compris celles liées à la création de contenu.

La reconnaissance progressive du métier d'influenceur rappelle ce principe. On rappelle également que « freelance » n'est ni un métier ni un statut juridique. Le terme désigne généralement une personne travaillant à son compte. Dans la plupart des cas, le freelance exerce sous un statut d'indépendant ou d'entrepreneur individuel.

Expats influenceurs et créateurs de contenu : gare à l'évasion fiscale

Plusieurs pays renforcent désormais leurs contrôles fiscaux dans le secteur de l'influence et de la création de contenu. En Allemagne, les autorités fiscales de Rhénanie-du-Nord-Westphalie ont créé une unité spécialisée chargée de contrôler les revenus des influenceurs et des créateurs de contenu. Les autorités soupçonnent certains d'entre eux de sous-déclarer leurs revenus, notamment lorsqu'ils vivent dans plusieurs pays ou s'installent dans des destinations populaires comme Dubaï.

D'autres Länder ont également renforcé leur surveillance des créateurs de contenu. Au Canada, des équipes spécialisées surveillent depuis plusieurs années les revenus générés sur YouTube, TikTok, Instagram ou encore OnlyFans. Plusieurs créateurs de contenu ont déjà été visés par des contrôles fiscaux au Québec.

Augmentation des contrôles

L'Allemagne n'est pas le seul pays à renforcer sa vigilance. La France, la Belgique, le Canada, le Royaume-Uni ou encore Chypre s'intéressent de près aux revenus des influenceurs expatriés.

En Belgique, les autorités fiscales estiment qu'une large partie des influenceurs déclarent incorrectement leurs revenus. En France, la législation encadrant l'influence commerciale rappelle les obligations fiscales et publicitaires applicables aux créateurs de contenu, qu'ils résident en France ou à l'étranger.

Au Royaume-Uni, les influenceurs et créateurs de contenu générant des revenus réguliers doivent s'enregistrer auprès du HMRC (Her Majesty's Revenue and Customs) et remplir une déclaration fiscale selon leur situation.

Chypre a également renforcé son encadrement fiscal concernant les créateurs de contenu et personnalités publiques. Les influenceurs doivent déclarer l'ensemble des revenus tirés des réseaux sociaux ou de toute activité de création de contenu, y compris les partenariats, les collaborations rémunérées et certains avantages en nature.

Influenceurs et créateurs de contenu : comment s'expatrier en restant au clair avec le fisc ?

Pour s'expatrier sereinement, il faut comprendre que la création de contenu et l'influence sont des activités professionnelles à part entière. On ne s'installe donc pas à l'étranger comme simple touriste lorsque cette activité génère des revenus.

Comprendre son activité

De nombreux créateurs de contenu ignorent encore qu'ils sont considérés comme des professionnels par les autorités fiscales. Certains se voient simplement comme des particuliers partageant leur passion, leurs conseils ou leur quotidien à l'étranger. D'autres pensent qu'il faut atteindre un certain nombre d'abonnés pour être imposable. En réalité, c'est surtout l'existence d'une activité générant des revenus qui compte. Toute activité rémunérée doit être déclarée.

Bien définir son statut juridique

Pour rester au clair avec le fisc, il faut d'abord clarifier son statut : travaille-t-on en tant qu'indépendant ? Est-on salarié d'une agence ou d'une entreprise ? Dispose-t-on d'une société ? Le statut choisi doit être compatible avec une expatriation et avec la réglementation du pays d'accueil.

L'économie de l'influence a également créé de nouveaux métiers : agents d'influenceurs, agences spécialisées, sociétés de production de contenu, consultants en image ou en marketing digital.

Faire le point sur ses contrats et ses revenus

Avant de partir à l'étranger, il est indispensable de recenser l'ensemble de ses contrats et de ses sources de revenus. Les contrats doivent être conformes à la loi, écrits, datés et signés. Les montants des rémunérations doivent apparaître clairement.

Les avantages en nature, qu'il s'agisse de cadeaux, de produits offerts, de séjours sponsorisés ou d'invitations, doivent également être pris en compte lorsqu'ils sont liés à une activité promotionnelle. Les créateurs de contenu ont intérêt à conserver une liste à jour de leurs partenaires, marques et collaborations.

S'enregistrer auprès des autorités fiscales

Pour éviter un redressement fiscal, les influenceurs et créateurs de contenu doivent déclarer leur activité auprès des autorités compétentes de leur pays de résidence fiscale. Selon les situations, ils peuvent également conserver des obligations fiscales dans leur pays d'origine.Les règles deviennent souvent complexes lorsque les revenus proviennent de plusieurs pays ou plateformes. La notion de résidence fiscale peut elle-même varier selon les conventions fiscales internationales. Dans ce contexte, faire appel à un reste fortement recommandé.

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Wed, 27 May 2026 10:00:00 +0200 /fr/expat-mag/12712-travailler-a-letranger-comme-influenceur-attention-aux-impots.html /fr/expat-mag/12712-travailler-a-letranger-comme-influenceur-attention-aux-impots.html
Zéro impôt à l'étranger : le rêve fiscal qui peut tourner au piège Vivre dans un pays sans payer d'impôt : un rêve pour nombre d'expats qui choisissent justement leur destination en fonction de sa politique fiscale. Mais le pays « zéro impôt » pour les étrangers existe-t-il vraiment ? Quels sont les risques financiers cachés auxquels il faut prêter attention ?


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Vivre dans un pays sans payer d'impôt : un rêve pour nombre d'expats qui choisissent justement leur destination en fonction de sa politique fiscale. Mais le pays « zéro impôt » pour les étrangers existe-t-il vraiment ? Quels sont les risques financiers cachés auxquels il faut prêter attention ?


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Quels sont les pays « zéro impôt sur le revenu » en 2026 ?

S'expatrier pour payer moins d'impôts : vous n'êtes pas le premier à y penser. L'idée séduit un certain nombre de candidats à l'expatriation, notamment les plus fortunés. Les États l'ont bien compris et bataillent pour attirer les étrangers.

Les Émirats arabes unis (EAU), le Qatar, le Koweït, l'Arabie saoudite, Oman, le Bahreïn, les îles Caïman, les îles Vierges britanniques, Brunei, le Vanuatu, Saint-Kitts-et-Nevis et les Bahamas font partie des États qui ne prélèvent aucun impôt sur les revenus des particuliers. Pour le dire autrement : leurs revenus ne seront pas imposés dans ces pays.Ìý

Quelques particularités

  • Monaco : aucun impôt sur le revenu des personnes physiques sauf si elles sont de nationalité française.
  • Arabie saoudite : l'exonération d'impôt sur le revenu concerne les étrangers travaillant dans l'État saoudien, notamment ceux exerçant dans les secteurs de la santé, du pétrole, du gaz, de la construction et de l'éducation : leurs salaires sont exonérés d'impôt.Ìý
  • Bermudes : les salariés conservent l'intégralité de leur salaire, mais les entreprises doivent payer une taxe sur ces salaires.

Exonérations : quels impôts sont concernés ?

Si les riches expatriés apprécient autant ces États, c'est que leur politique fiscale permet d'échapper à un certain nombre d'impôts : l'impôt sur le revenu, mais aussi l'impôt sur les gains en capital (bénéfices réalisés à la suite d'une vente de biens immobiliers ou d'actifs boursiers), les droits de succession (les héritiers échappent à l'impôt) et l'impôt sur la fortune (le patrimoine des expatriés est exonéré d'impôt). Les expatriés qui possèdent une entreprise peuvent échapper à l'impôt sur les sociétés.Ìý

Bien entendu, tout dépend des règles du pays d'expatriation. Par exemple, le Vanuatu ne prélève pas d'impôt sur le revenu des particuliers, sur leurs gains en capital et sur les successions ; il ne prélève pas non plus d'impôt sur les sociétés. Au Qatar, il n'y a aucun impôt sur le revenu des particuliers ; mais l'État fédéral a instauré un impôt sur les sociétés : 10 % sur les bénéfices réalisés localement par les sociétés étrangères.

Expatriation dans un pays fiscalement attractif : attention aux risques financiers

L'expatriation dans un « paradis fiscal » n'est pas sans risque. L'exonération fiscale dans le pays d'expatriation n'exempte pas l'expatrié de ses autres obligations, notamment envers son pays d'origine.

Domicile fiscal et imposition

L'expatriation n'implique pas forcément un changement de domicile fiscal (ou de résidence fiscale). Si le domicile fiscal de l'expatrié se situe dans son pays d'origine, il continuera de payer des impôts dans le pays d'origine (notamment l'impôt sur le revenu, si son pays l'applique). Pour éviter la double imposition, de nombreux pays ont mis en place des conventions de non-imposition. On recommande de solliciter un expert en fiscalité internationale pour confirmer quels revenus seront considérés comme « de source étrangère » ou « de source locale », et quelle imposition sera appliquée.

Droits de succession applicables malgré l'expatriation

La résidence fiscale des héritiers peut aussi avoir une incidence sur les droits de succession, même en cas d'expatriation. Par exemple, un héritier non-résident fiscal de son pays d'origine pourra devoir payer des impôts, tant dans le pays d'origine que dans le pays d'expatriation ; tout dépend des conventions existantes entre les deux États (convention de non-double imposition). En l'absence de convention, l'expatrié risque d'être imposé deux fois.

Exit tax

Se défaire de son patrimoine avant de s'expatrier n'est peut-être pas une bonne solution. Car certains États ont mis en place l'exit tax : un impôt sur les plus-values latentes (sur les actions, les parts sociales ), même lorsqu'elles ne sont pas encore cédées. Cet impôt vise justement les futurs expatriés tentés de contourner l'impôt.Ìý

Pays sans impôt sur le revenu : attention aux taxes indirectes

C'est la question que se pose tout bon candidat à l'expatriation voulant optimiser ses revenus. Le « zéro impôt sur le revenu » cache-t-il des taxes cachées ? Bien entendu, la réalité est parfois moins paradisiaque que la carte postale. Les risques financiers sont bien présents, et imposent la plus grande prudence. Le conseil vaut particulièrement pour les expatriés entrepreneurs et/ou investisseurs.Ìý

TVA et accises : quels pays les appliquent ?

L'expatriation dans un pays fiscalement très attractif ne signifie pas qu'on ne paiera plus jamais d'impôts. Certains des « paradis fiscaux » appréciés des expatriés appliquent un impôt indirect, qui doit être payé par tous : la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et/ou des accises : des taxes particulières frappant certains produits de consommation.

Depuis 2018, les EAU prélèvent une TVA de 5 % et des accises sur les boissons sucrées, les boissons énergisantes, ou encore le tabac. L'État prévoit néanmoins de possibles pour les étrangers éligibles.Ìý

D'autres pays du Golfe ont aussi réintroduit la TVA :Ìý

  • L'Arabie saoudite : depuis le 1er juillet 2020, avec des comprises entre 50 % et 100 %. Elles touchent notamment les boissons gazeuses (50%), les boissons énergétiques (100%) et le tabac.
  • Oman : 5 % depuis 2021, avec des de 100 % sur le tabac et les produits dérivés, les boissons énergétiques, les produits contenant du porc et l'alcool. Les boissons sucrées sont taxées à 50 %.
  • Le Bahreïn : 10 % depuis le , avec des de 100 % sur le tabac et les boissons énergétiques, et 50 % sur les boissons énergétiques.Ìý

Les Bahamas, le Vanuatu, Monaco appliquent également une TVA standard (respectivement 10 %, 15 %, et 20 %). Après une baisse de sa TVA à 13 % en février 2025, Saint-Kitts-et-Nevis est revenu à une TVA de 17 % dès juillet 2025.

En revanche, pas de TVA au Koweït, au Brunei, aux îles Caïman, aux îles Vierges britanniques et au Qatar. Une loi sur la TVA a bien été promulguée au Qatar en 2018, avec une mise en ?uvre attendue en 2026, mais aucune date d'entrée en vigueur n'a été actée.

Taxes prélevées sur les entreprises étrangères

Certains pays prélèvent des taxes sur les entreprises étrangères : c'est le cas des EAU, d'Andorre, du Bahreïn, de Monaco, de Saint-Kitts-et-Nevis, ou encore du Qatar. Ces mêmes États peuvent néanmoins offrir un cadre fiscal attractif, malgré les taxes, pour continuer d'attirer les investisseurs et entrepreneurs expatriés. Exemple avec les zones franches spécialement conçues pour les sociétés étrangères. Au Qatar, les entreprises étrangères établies dans une sont exonérées d'impôt pendant 20 ans. Monaco prélève un impôt de 25 % sur les sociétés étrangères réalisant plus de 25 % de leur chiffre d'affaires à l'étranger. Depuis 2023, les EAU appliquent une « corporate tax » de 9 % sur les bénéfices des entreprises étrangères supérieurs à 375 000 dirhams émiratis (102 110 dollars).

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Thu, 21 May 2026 09:00:00 +0200 /fr/expat-mag/12691-zero-impot-sur-le-revenu-a-letranger-attention-aux-pieges-qui-vous-attendent.html /fr/expat-mag/12691-zero-impot-sur-le-revenu-a-letranger-attention-aux-pieges-qui-vous-attendent.html
Expatriation à Maurice : le rêve reste intact malgré les tensions du réel La récente agression filmée d'un touriste italien à Grand Bassin a provoqué un choc national. Elle révèle des fractures que la réputation idyllique de l'île dissimule depuis longtemps et relance le débat autour de la sécurité des étrangers à l'île Maurice. D'ailleurs, depuis quelque temps, les interrogations sur la sécurité se multiplient sur les réseaux sociaux. Mais les expatriés et ceux qui envisagent une installation à Maurice dans un avenir proche doivent-ils s'inquiéter ?


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La récente agression filmée d'un touriste italien à Grand Bassin a provoqué un choc national. Elle révèle des fractures que la réputation idyllique de l'île dissimule depuis longtemps et relance le débat autour de la sécurité des étrangers à l'île Maurice. D'ailleurs, depuis quelque temps, les interrogations sur la sécurité se multiplient sur les réseaux sociaux. Mais les expatriés et ceux qui envisagent une installation à Maurice dans un avenir proche doivent-ils s'inquiéter ?


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Le 14 mai 2026, un ressortissant italien de 53 ans a été agressé en plein jour sur l'un des sites touristiques les plus fréquentés de l'île. Deux membres d'une association socioculturelle ont été arrêtés. L'association a depuis expliqué que les touristes consommaient de la nourriture non végétarienne à proximité d'un lieu sacré hindou : une justification rejetée par les autorités et condamnée par une large partie de l'opinion publique.

L'incident aurait pu passer pour un fait divers isolé. Il n'a pas eu cet effet. Sur les groupes Facebook d'expatriés, dans les commentaires des journaux en ligne, dans les cercles d'affaires, la même question est revenue, insistante : et si Maurice n'était plus ce qu'elle était ?

« Je me sens plus en sécurité ici qu'à Marseille »

La réponse de ceux qui vivent sur l'île depuis des années est, pour la plupart, catégorique. Doriane, installée à Flic-en-Flac, résume ce que disent beaucoup : elle se sent « plus sereine ici qu'à Paris, Grenoble ou Lyon ». Patrick, qui fréquente l'île depuis 1983, affirme que l'insécurité « n'y est pas plus élevée qu'ailleurs ». Jean-Pierre dit n'avoir « jamais vu de délinquance » en dix ans de séjours réguliers. Une autre expatriée, qui vit sur la côte ouest, va plus loin : « Le peuple mauricien est bienveillant et d'une gentillesse rare. Je n'ai jamais ressenti de quelconque animosité. »

Ces témoignages sont nombreux, cohérents et émanent de personnes qui connaissent l'île autrement que depuis une chambre d'hôtel. Ils méritent d'être pris au sérieux. Mais ils ne disent pas tout.

« Vivre ici est très différent du fait d'y passer dix jours dans un hôtel luxueux. Le mieux est de venir sur place pendant au moins un ou deux mois pour vous faire une opinion », explique Laure.

Ce conseil, sincère, pointe involontairement le problème : l'expérience de l'île dépend énormément de l'endroit où l'on vit, de qui l'on fréquente et de la façon dont on s'y installe. Un expatrié dans une villa de Tamarin ne vit pas dans le même pays qu'un jeune Mauricien qui vit dans le centre.

La comparaison européenne : réflexe et écran

Dès que la question de l'insécurité est soulevée, un réflexe s'enclenche : comparer Maurice à l'Europe et à la France en particulier. Le procédé est quasi-automatique dans les échanges en ligne, et il n'est pas sans fondement. Corinne décrit Maurice comme « une vie très agréable avec un rythme très différent ». Patrice résume la pensée dominante : « La France devrait prendre exemple sur Maurice sur certains points. » C'est comme partout : drogue, vols, insécurité. Faut pas se promener n'importe où le soir. Mais c'est pareil en Europe, et bien pire dans certaines villes françaises », ajoute un autre expatrié.

La comparaison a ses vertus : elle remet en perspective des peurs parfois gonflées par des lectures sélectives sur les réseaux sociaux. Mais elle a aussi ses limites. L'incident de Grand Bassin n'est pas un vol à la tire ordinaire c'est une agression organisée, idéologiquement motivée, survenue dans un site touristique majeur. Ce type d'événement ne se résume pas à un « c'est pareil partout ».

Une île à double vitesse

La tension économique est le fil souterrain qui traverse presque tous ces échanges. « Le pays fonctionne à double vitesse entre riches et pauvres », résume l'une des participantes. L'arrivée continue de flux d'expatriés, souvent perçus comme aisés, parfois ostensiblement, dans ce contexte, ne passe pas inaperçue. Dee Bella formule avec précision : « Quand les revenus locaux sont nettement plus bas, mais que les prix suivent une logique internationale, cela crée forcément un déséquilibre. »

Un autre expatrié tranche dans le vif : « Oui, il y a des escrocs, de la drogue, de la corruption. Après tout, c'est l'Afrique. En Europe aussi, il y en a ; c'est juste mieux caché. » La formulation heurte, mais l'intuition qu'elle porte est réelle : le ressentiment vis-à-vis des étrangers perçus comme privilégiés existe, même si la grande majorité des Mauriciens ne le traduit jamais en hostilité.

« Quitte à galérer, je préfère être au soleil avec des personnes qui, pour la plupart, vivent avec le sourireÌý», soutient Élodie.

La drogue, l'angle mort du débat

Si la violence directe envers les étrangers reste rare, plusieurs voix citent la prolifération de la drogue comme le vrai problème structurel de l'île, distinct de la délinquance ordinaire, mais potentiellement plus profond. Steph, résident, l'identifie comme « le seul vrai problème » tout en soulignant qu'il ne représente « aucun danger direct pour les touristes et les expatriés ». Jacqueline, qui vit à Flic-en-Flac depuis de nombreuses années, balaie les inquiétudes : « Il y en a partout, même dans les petits villages suisses. »

Ni les statistiques officielles ni les témoignages disponibles ne permettent de mesurer l'ampleur exacte du phénomène. Ce silence partiel est lui-même révélateur : à Maurice comme ailleurs, on préfère souvent ne pas regarder en face ce qui pourrait ternir l'image du pays.

« Vivre comme un immigré, pas comme un expatrié »

Ceux qui s'en sortent le mieux à Maurice partagent, à des degrés divers, une même disposition d'esprit. Louis la formule le plus nettement : « Il faut vivre comme un immigré plutôt qu'un expatrié. La nuance est importante. » Steph insiste : « Ne jamais les prendre de haut et ne jamais oublier qu'on est chez eux. » Oliver, qui a vécu dans de nombreux pays, va dans le même sens : « L'époque est morose partout. Trouvez un endroit qui vous plaît, ayez les fonds nécessaires, n'idéalisez pas le côté carte postale, et ne vous attendez à être reçu en messie nulle part. Cette période est terminée. »

Ce n'est pas du défaitisme mais une lucidité qui n'enlève rien à l'attractivité de l'île. Maurice n'est pas dangereux. Mais elle n'est pas hors du monde, et les tensions qui la traversent méritent mieux que le déni ou la comparaison défensive.

S'installer à Maurice : les règles de savoir-vivre

Ces repères ne sont pas des règles mais sont distillés de l'expérience accumulée de ceux qui vivent ou ont longtemps vécu sur l'île. Ils ne garantissent rien, mais ils changent beaucoup.

Avant de partir

  • Passer au minimum un à deux mois sur place avant tout engagement (location, contrat, projet) pour se faire une opinion fondée sur le vécu, et non sur les forums.
  • Consulter la presse locale sérieuse : Le Mauricien, Defimedia, L'Express, ainsi que l'ExpatÌýMag. Elle reflète la société mauricienne bien mieux que les groupes Facebook d'expatriés.
  • Avoir des ressources financières solides. Le coût de la vie a fortement augmenté. L'idée d'une île « bon marché » est aujourd'hui dépassée.
  • Ne pas idéaliser. Une villa à Belle-Mare en Airbnb et la réalité d'un bail annuel à Rose-Hill sont deux Maurice très différentes.

Au quotidien

  • Vivre comme un résident, pas comme un expatrié en mission. Faire ses courses au marché local, apprendre quelques mots de créole, s'intéresser à la vie du quartier.
  • Ne jamais prendre les Mauriciens de haut. L'arrogance, même involontaire, est perçue et rarement pardonnée.
  • Éviter certaines zones isolées en soirée, comme dans n'importe quelle ville du monde. Le bon sens suffit généralement.
  • En cas de vol ou d'incident, porter plainte auprès de la police. Le système Safe City couvre une large part des sites fréquentés.

Sur les sites culturels et religieux

  • Se renseigner avant de visiter un temple ou un site de pèlerinage, car ils ont chacun leurs codes.
  • Pas de nourriture non végétarienne à proximité des lieux sacrés hindous. La règle est rarement affichée, mais elle est attendue.
  • S'habiller de façon couverte. Pas de shorts ni d'épaules découvertes dans les espaces de culte.
  • Ne pas photographier les cérémonies religieuses ni les dévots sans leur consentement explicite.
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Wed, 20 May 2026 12:00:00 +0200 /fr/expat-mag/12699-vivre-a-maurice-securite-et-realites-derriere-la-carte-postale.html /fr/expat-mag/12699-vivre-a-maurice-securite-et-realites-derriere-la-carte-postale.html
Comment se déplacer en temps de crise du carburant : paroles d'expats « Dès que cette guerre sera terminée, les prix du carburant vont s'effondrer », a affirmé Donald Trump. Le président américain croit en ses « très bonnes chances » de conclure à un accord avec l'Iran, tout en se disant prêt à attaquer, dans le cas contraire. En attendant, les prix à la pompe continuent de battre des records dans le monde, avec néanmoins des variations selon les États. Comment les expatriés vivent-ils cette situation ? Comment gèrent-ils leurs déplacements ? La communauté d' partage ses expériences.

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« Dès que cette guerre sera terminée, les prix du carburant vont s'effondrer », a affirmé Donald Trump. Le président américain croit en ses « très bonnes chances » de conclure à un accord avec l'Iran, tout en se disant prêt à attaquer, dans le cas contraire. En attendant, les prix à la pompe continuent de battre des records dans le monde, avec néanmoins des variations selon les États. Comment les expatriés vivent-ils cette situation ? Comment gèrent-ils leurs déplacements ? La communauté d' partage ses expériences.

Moins de voitures, plus de vélo et de transports en commun

Qu'ils soient aux Philippines, au Portugal, en Indonésie ou au Vietnam, les expatriés partagent le même point de vue : face à la flambée des prix des carburants, le meilleur choix est de limiter l'usage de la voiture et de privilégier le vélo et les transports en commun. C'est ce qu'a choisi François, un expatrié aux Philippines. « Je n'utilise ma petite voiture que pour aller au marché ; j'ai par ailleurs un tricycle électrique que j'ai construit et que j'utilise également pour mes déplacements locaux. » Le tricycle est aussi le choix d'un autre expatrié, qui constate que leur prix « n'a pas bougé. C'est toujours 15 pesos philippins par personne ».

D'autres expats misent sur le vélo, comme Moetai qui vit au Portugal : « On a commandé un vélo électrique à condensateur en France. Pas besoin de prise électrique et de longue garantie. Ce n'est pas donné, mais vu l'inflation » C'est aussi le choix de Lennerd : « Pour me déplacer dans Hô Chi Minh-Ville, j'utilise mon vélo à assistance électrique. » L'expatrié pense également aux professionnels impactés par la crise. « Lorsque je prends un Grab (application permettant de commander une voiture ou un moto-taxi) ou un taxi, je donne un pourboire d'au moins 20 % pour aider les chauffeurs face à la hausse du prix du carburant et au plafonnement des compteurs par le gouvernement. »

Le vélo n'est cependant pas toujours la solution la plus économique. C'est ce que rappelle un expatrié pour qui le vélo en Indonésie est peu envisageable : « [ ] Très peu d'Indonésiens possèdent un vélo ou pourraient se permettre cette dépense supplémentaire. »

Modes de déplacement : une question de coût et de tranquillité

Écarts de revenus, différences entre locaux et expatriés : pour Ajairon, « comparer les prix pour les locaux et les expatriés est très relatif. » Expat au Vietnam, il explique : « Le salaire de base est de 420 dollars, contre un coût de la vie de 600 dollars (pour une famille modeste de 4 personnes). La plupart des gens utilisent des scooters de 110 cm³, qui coûtent environ 1 400 dollars et consomment 2 litres aux 100 km. Le prix du carburant est « d'un dollar » pour ce type de scooter, « soit seulement 0,15 centime de plus qu'il y a trois mois ». Pour l'expat, le problème est celui des bus publics : « [...] ils ont tous 22 places, voire 35 lorsqu'ils sont pleins. La fréquence est de 10 minutes, de 5 h à 20 h. Le prix est inférieur à 0,25 dollar. Personnellement, je ne comprends pas pourquoi le Vietnam ne prévoit pas d'augmenter la fréquence des bus publics. »

Jrharvey, qui « possède une moto électrique depuis début 2023 », constate néanmoins que « le réseau de bus à Hô Chi Minh-Ville est vraiment performant. Beaucoup de bus sont flambant neufs et très propres. De plus, la climatisation fonctionne généralement à plein régime. » S'il s'est mis à prendre le bus, ce n'est pas à cause de la flambée des prix des carburants, mais plutôt pour la sécurité et la tranquillité. « Ma femme et moi utilisons le bus et le métro depuis qu'elle est enceinte, au début de l'année dernière. Il s'agissait surtout de sécurité et d'éviter la route, bien plus que de se soucier du prix de l'essence. » Son avantage : « avoir un arrêt de bus juste devant notre appartement, qui nous permet de rejoindre le métro en cinq minutes environ : un vrai bonheur ! » Son seul regret : « l'absence de système de géolocalisation dans de nombreux bus. »

Transports publics gratuits, solution à la flambée des prix des carburants ?

Et si la solution était de rendre les bus gratuits ? Autriche, France, Luxembourg, Espagne De plus en plus de pays se sont lancés dans les transports publics gratuits. L'idée est en effet vue comme un moyen efficace de limiter l'utilisation des véhicules personnels tout en permettant au plus grand nombre de se déplacer.

Le Vietnam sera-t-il le prochain sur la liste ? Phap tri précise qu'Hô-Chi-Minh-Ville « prévoit la gratuité totale des bus sur 35 lignes urbaines et l'élimination complète des véhicules thermiques, remplacés par des véhicules 100 % électriques dans un avenir proche. » Il rappelle que le « VinBus est le moyen de transport privilégié » car très économique.

D'autres expats soulignent que,Ìýles prix à la pompe n'ayant pas tellement augmenté, les transports en commun restent de toute manière une bonne affaire. C'est le constat d'un autre expat en Indonésie : « Les transports en commun sont généralement bons. » Un constat confirmé par son compatriote, qui craint cependant « le calme avant la tempête ». En attendant, Daniella, qui vit au Portugal, a trouvé son juste milieu : « la marche et les transports en commun ».

Véhicule électrique ou hybride

Face à la flambée des prix à la pompe, le véhicule électrique se présente comme la solution économique et écologique. La crise actuelle profite en effet aux voitures électriques, qui attirent un nombre croissant d'automobilistes. Future expatriée au Portugal, Sandra est justement en pleine réflexion : « Nous sommes en réflexion avec mon mari pour l'achat d'une voiture électrique et nous préparons notre arrivée en Algarve pour l'été 2027. » Un expat au Portugal lui indique qu'il utilise la « voiture électrique pour les petits trajets ».Ìý

Un autre expatrié confie qu'il profite de sa proximité avec l'Espagne pour payer moins cher à la pompe : « Tavira étant à 30 km de l'Espagne, on fait le plein là-bas, 1,57 /l. Et pour les petits trajets voiture hybride. » Expatrié en Thaïlande, Laurent a aussi opté pour l'hybride. Il se sait « privilégié » et pense aux « gens modestes, les livreurs, les chauffeurs et autres qui doivent faire des kilomètres tous les jours et sont fortement impactés. » Comme Lennerd, il donne systématiquement un pourboire aux gens qui lui livrent. Pour Laurent, il s'agit d'une évidence : « quand on a la chance d'avoir une situation financière décente, ne jamais oublier ceux qui n'ont pas la même chance et aider a son niveau. »

Indispensable scooterÌýÌý

Pour un certain nombre d'expats, la solution, « anti-flambée des prix », c'est le scooter électrique. Confirmation avec Alexander, expat au Brésil : « Je me déplace en scooter électrique, ça consomme très peu d'essence. ». Propriétaire d'un « petit scooter » depuis deux ans, Kurterino, qui vit également au Brésil, ne regrette pas son choix : « C'est un 125 cm³, donc vraiment pratique pour les courts trajets. Il est confortable, mais beaucoup moins avec un passager [ ] Le mien est jaune, et ce n'est pas un hasard : j'ai parcouru des milliers de kilomètres en voiture de location et je voulais un véhicule de couleur vive pour être plus facilement repérable. L'avantage, c'est que le prix de l'essence n'a pas vraiment d'importance. Je dois dépenser moins de 200 réaux par mois, en faisant de courts trajets presque tous les jours. C'est tellement peu que je n'y avais même pas fait attention jusqu'à présent. J'utilise aussi Uber assez fréquemment. »

Expat au Vietnam, Aidan est un inconditionnel de la moto : « Au guidon de ma Honda XR150-L 150 cm³, je ne remarque même pas la légère augmentation du prix du carburant. Ça fait trente ou quarante ans que je n'ai pas pris le bus. Il fait bien trop chaud ici pour que j'envisage le vélo. Et vu ma façon de rouler, je le trouverais beaucoup trop lent. »

Rouler à l'électrique est-il vraiment économique ?

Rouler à l'électrique, oui, mais à quel prix ? C'est l'interrogation que soulève Julien. Expatrié à Maurice, il explique : « Impossible de me passer de la voiture à Maurice, ne serait-ce que pour déposer les enfants à l'école le matin, à quelques kilomètres, puis partir travailler à Port-Louis (20-25 km) ; je roule depuis quelque temps en électrique, du coup je ne suis pas impacté par le prix de l'essence, mais par celui de l'électricité. » Dans le même sens, un autre expatrié soulève une interrogation : « J'ai vu qu'il y a peu de lieux de recharge électrique sur Maurice. » Il confirme cependant que « la voiture électrique devrait être plus intéressante » au vu des « distances moins importantes à parcourir à Maurice.

Coût de l'électricité, recharges C'est aussi ce qui préoccupe Sandra, la future expatriée au Portugal, qui se demande si l' « on trouve facilement des recharges ou super chargeurs en Algarve ».

Solution Uber

Au Brésil, certains expats ont fait leurs calculs : entre la voiture personnelle et Uber, mieux vaut opter pour le second choix. C'est l'option retenue par Tiomark. Al utilise également Uber, et maintient son choix malgré une possible hausse des tarifs : « Nous utilisons Uber et nous nous attendons à une hausse des tarifs avec le prix du carburant. Cela reste plus économique pour nous que de posséder une voiture, car le coût du carburant serait de toute façon le même. »

Flambée des prix des carburants : en attendant la sortie de crise...

Si pour un certain nombre d'expatriés, la flambée des prix des carburants a entraîné un changement de mode de déplacement, pour d'autres, rien n'a changé. C'est le cas de Jean-Luc, Michel et d'autres expatriés en Thaïlande. La raison est simple : ils ne roulent « pas énormément ».Marcher plus, rouler moins, passer à l'électrique, opter pour le vélo, la moto ou le scooter électriques ou non, prendre le bus La variété de choix pour ne pas subir la flambée des prix à la pompe ne doit pas faire oublier les autres questions : l'accès aux modes de déplacement plus économiques et écologiques, les différences de revenus entre les populations, ou encore, les moyens mis en ?uvre par les États pour atténuer l'impact de la crise des carburants sur le pouvoir d'achat des ménages les plus modestes.Ìý



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Wed, 20 May 2026 11:49:00 +0200 /fr/expat-mag/12703-comment-survivre-a-lexplosion-des-prix-du-carburant-en-expatriation.html /fr/expat-mag/12703-comment-survivre-a-lexplosion-des-prix-du-carburant-en-expatriation.html
Expatriation : faut-il choisir une banque en ligne ? Banques en ligne et néobanques se présentent comme la solution idéale pour les expatriés : ouverture en 3 clics, 100 % numérique, accessible partout du moins, en principe. Quels sont les avantages et les limites de ces systèmes bancaires ? À quoi les expatriés doivent-ils faire attention ?

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Banques en ligne et néobanques se présentent comme la solution idéale pour les expatriés : ouverture en 3 clics, 100 % numérique, accessible partout du moins, en principe. Quels sont les avantages et les limites de ces systèmes bancaires ? À quoi les expatriés doivent-ils faire attention ?

Banque en ligne, néobanques : des systèmes taillés pour les expats ?

Les banques en ligne et les néobanques séduisent un nombre croissant d'expatriés. Pour rappel, les banques en ligne sont des institutions financières en ligne appartenant à des banques traditionnelles (disposant de personnel et de bureaux), alors que les néobanques sont entièrement numériques (N26, Revolut, bunq ).

Pour les expatriés, les avantages d'une banque en ligne ou d'une néobanque sont nombreux. Les deux systèmes sont plus simples à gérer depuis l'étranger et donnent accès à un choix plus ou moins large de devises, selon le pays d'expatriation. De plus, chaque système présente des avantages qui lui sont propres. Les banques en ligne rassurent, car elles sont adossées à une banque traditionnelle. Des investissements de grande ampleur (comme l'achat d'une maison) peuvent être envisagés.

De leur côté, les néobanques sont conçues pour s'adapter au mieux à la vie de l'expatrié, et surtout au quotidien des expats qui voyagent souvent. Leur structure, encore plus souple que celle des banques en ligne, génère moins de frais et permet de gérer des comptes multidevises, quel que soit l'endroit où l'on se trouve sous réserve d'avoir une bonne connexion Internet et de pouvoir effectivement consulter sa banque.

Banques en ligne et néobanques : les limites

Tous les services bancaires ont leurs avantages et leurs inconvénients. Les banques en ligne et les néobanques ne font pas exception.

Site bancaire bloqué par le pays d'expatriation

Qui ne s'est jamais retrouvé à l'étranger sans possibilité d'accéder à sa banque en ligne ou à sa néobanque ? Ici, la connexion Internet n'est pas la cause. La ville d'expatriation a tout ce qu'il faut sur le plan numérique. Mais pour des raisons de sécurité, la législation du pays peut bloquer l'accès aux sites étrangers. Les banques en ligne et les néobanques ne font pas exception. Les expatriés se retrouvent, eux aussi, bloqués, incapables d'accéder à leur compte.

Difficulté à recevoir son salaire

Autre déconvenue vécue par les expatriés : ne pas pouvoir recevoir leur salaire sur leur néocompte ou leur compte en ligne. Il peut en effet arriver que l'entreprise étrangère ne reconnaisse pas le compte en ligne, ou que la réception des salaires soit plus difficile avec un compte en ligne. Là encore, cette difficulté complique considérablement le quotidien des expats. Déposer de l'argent et effectuer des opérations courantes peuvent aussi s'avérer plus délicats avec un compte en ligne.

Limites pour obtenir un prêt bancaire

Acheter un logement, une voiture Comment réaliser un investissement en tant qu'expatrié ? Les banques en ligne et les néobanques ne sont pas toujours conçues pour prendre en charge ce type d'opérations financières ; lorsqu'elles le sont, c'est avec des limites. Par exemple, la néobanque N26 passe par son partenaire Younited pour délivrer des prêts, jusqu'à 50 000 . Une sérieuse limite pour les expatriés souhaitant s'engager dans un achat d'envergure (par exemple, un logement).

Réaliser un placement financier

L'assurance-vie et l'investissement immobilier sont les deux placements préférés des expatriés. Il est possible d'accéder à des produits de placement (assurance-vie, compte sur livret ) via des banques en ligne, car elles sont adossées à des banques traditionnelles. Elles peuvent donc proposer le même type de produits que leur « banque mère ». Il existe également des néobanques qui proposent des services d'investissement, gérés par des partenaires : bunq, par exemple, fait appel à Gimon, institution financière allemande.

Pas de conseiller personnel

Qui dit « investissement en expatriation » dit souvent « besoin d'un conseiller bancaire ». Les expatriés peuvent aussi avoir besoin d'un conseiller pour des questions de moindre importance. Or, les banques en ligne, et surtout les néobanques, fonctionnent justement sans conseiller bancaire. En cas de difficulté, les expatriés se retrouvent seuls. Des supports en ligne sont souvent proposés, mais ne sont pas toujours adaptés à la problématique de l'expatrié.

Attention aux arnaques

Le développement des néobanques n'a pas échappé à l'?il des escrocs. Il existe des établissements qui délivrent des solutions bancaires, souvent avec de nombreux avantages et la promesse de gains conséquents, mais sans aucune autorisation. Les expats se retrouvent piégés, sans possibilité de récupérer leur argent.

Banques en ligne, néobanques : conseils à suivre avant de sauter le pas

Envie de passer au tout numérique avant ou pendant l'expatriation ? Avant de sauter le pas, quelques mesures de prudence s'imposent :

  • Vérifier que la banque en ligne ou la néobanque possède une licence bancaire et pas seulement un agrément d'établissement de paiement. Un établissement sous licence bancaire peut proposer l'ensemble des produits et services d'une banque classique. Un établissement sous agrément ne peut pas proposer de découvert autorisé. Attention : des sociétés peu scrupuleuses proposent des prêts et d'autres produits bancaires, alors qu'elles n'ont aucune autorisation.
  • S'assurer que l'application bancaire est effectivement consultable dans le pays d'expatriation, sans restriction. Se renseigner auprès d'expatriés déjà sur place sur les banques en ligne et les néobanques accessibles depuis l'étranger.
  • Opter pour une solution hybride : il est tout à fait possible de s'expatrier en conservant son compte traditionnel et en ouvrant d'autres comptes à l'étranger, en ligne et/ou physiques. L'administration fiscale doit, bien sûr, connaître l'existence de ces comptes bancaires.
  • Utiliser un VPN avec prudence. Car il faut tout d'abord s'assurer que le pays d'expatriation autorise son utilisation. Par exemple, le VPN est légal en Thaïlande et en France, sous réserve de ne pas s'en servir à des fins illégales. Mais en Chine, le VPN est illégal.
  • Bien évaluer ses usages et son profil client : à quoi servira le compte en ligne ou le néocompte ? Servira-t-il uniquement à recevoir de l'argent ? Le projet d'expatriation comportera-t-il de multiples voyages ? Établir son profil, ses besoins et ses attentes permettra de choisir la solution bancaire adéquate.

Liens utiles :

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Wed, 20 May 2026 10:00:00 +0200 /fr/expat-mag/12684-neobanques-solution-pratique-ou-faux-bon-plan-pour-les-expats.html /fr/expat-mag/12684-neobanques-solution-pratique-ou-faux-bon-plan-pour-les-expats.html
Maurice peut-elle devenir un hub du tourisme médical ? Maurice veut accélérer le développement du tourisme médical et attirer davantage de patients étrangers. Selon les chiffres officiels, plus de 4 000 patients internationaux viennent chaque année sur l'île pour des soins médicaux ou des séjours de bien-être : un chiffre en progression constante depuis 2015, mais encore modeste comparé aux grands hubs régionaux.

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Maurice veut accélérer le développement du tourisme médical et attirer davantage de patients étrangers. Selon les chiffres officiels, plus de 4 000 patients internationaux viennent chaque année sur l'île pour des soins médicaux ou des séjours de bien-être : un chiffre en progression constante depuis 2015, mais encore modeste comparé aux grands hubs régionaux.

Le pays mise en effet sur plusieurs atouts : des cliniques privées modernes, un cadre de vie attractif, une population bilingue, ainsi que sur une stabilité politique reconnue et une position stratégique au c?ur de l'océan Indien. L'objectif est clair : faire de Maurice un hub régional de santé capable d'attirer des patients venus d'Afrique subsaharienne, des îles voisines, du Moyen-Orient, ainsi que de La Réunion et de Mayotte.

Mais derrière cette ambition, la réalité du système de santé mauricien reste plus complexe, et les expatriés qui vivent sur l'île le savent bien. Car lorsqu'on parle de santé à Maurice, il existe souvent un écart entre l'image projetée et l'expérience quotidienne des résidents étrangers. Comme nous le dira Jay, expatrié français à Maurice :Ìý« Les soins de santé dans le privé sont extrêmement coûteux. Dès lors qu'un établissement estime que vous avez les moyens d'assumer des frais médicaux importants, cela peut rapidement devenir très lucratif pour lui. L'expérience en témoigne. Souscrire une assurance privée représente également un budget considérable. Et passéÌýla soixantaine, il devient souvent très difficile, voire impossible, d'être accepté par certaines compagnies. La CFE reste, elle aussi, assez onéreuse. »

La santé : une question centrale pour les expatriés à Maurice

Pour les expatriés, la qualité des soins reste l'un des critères les plus importants avant une installation durable à Maurice. Retraités, familles avec enfants, entrepreneurs ou nomades digitaux veulent avant tout savoir si les infrastructures sont fiables, s'ils peuvent accéder rapidement à des spécialistes, ce qui se passe en cas d'urgence, si les soins sont financièrement accessibles, et s'il faut parfois partir à l'étranger pour certaines opérations.

Dans la pratique, la majorité des expatriés recourt presque exclusivement au secteur privé. Même si les hôpitaux publics restent légalement accessibles à tous les résidents, y compris les étrangers en possession d'un titre de séjour valide, ils souffrent encore de plusieurs difficultés bien connues, à savoir la surcharge des services, le manque de personnel, des délais d'attente parfois longs, des équipements limités dans certaines spécialités sans oublier la barrière linguistique en créole mauricien pour les non-francophones.

Les cliniques privées offrent généralement une meilleure expérience : des rendez-vous rapides, des infrastructures modernes, un suivi plus personnalisé et une communication facilitée en français ou en anglais. Les principales structures privées de référence pour les expatriés sont concentrées dans le Nord et le Centre, notamment à Moka et dans les Plaines-Wilhems.

Cependant, selon JayÌý: « Malgré les tarifs élevés pratiqués dans certaines cliniques, il arrive que, faute d'équipements adaptés, les patients soient finalement redirigés vers l'hôpital public. On voit aujourd'hui des cliniques privées s'implanter partout sur l'île, presque comme des champignons après la pluie. Cela soulève forcément des questions. Cela dit, il faut aussi reconnaître la qualité de certains établissements. L'Hôpital des Yeux Subramania à Moka, par exemple, est tout à fait à la hauteur.

Un système correct pour les soins courants

Pour la médecine générale et les soins du quotidien, de nombreux expatriés estiment que Maurice offre un niveau de soins satisfaisant. Il est relativement simple de consulter un médecin généraliste, un pédiatre, un gynécologue, un dentiste, un dermatologue, ou encore certains spécialistes, comme des cardiologues ou des ophtalmologues, dans les cliniques privées. Les délais de rendez-vous sont souvent bien inférieurs à ceux observés en France ou en Belgique.

L'accès rapide aux médecins est d'ailleurs l'un des points le plus souvent soulignés par les résidents étrangers. Julien, qui vit à Maurice depuis 19 ans, explique qu'il utilise presque exclusivement les services privés : « Oui, pratiquement sans exception, à part quelques fois, comme à l'hôpital des yeux à Moka ». Il reconnaît également une amélioration progressive du système privé : « En 19 ans passés à Maurice, on voit que l'on est de mieux en mieux traités à Maurice, et surtout que l'on peut facilement avoir un rendez-vous avec un médecin spécialiste, chose devenue très difficile en France. »

Cette rapidité d'accès aux soins constitue aujourd'hui l'un des principaux avantages de Maurice pour les expatriés en provenance de pays où les systèmes de santé sont sous tension.

Les tarifs des soins privés : ce qu'il faut savoir

Un aspect dont on parle rarementÌý: les tarifs pratiqués dans le secteur privé mauricien. À titre indicatif, une consultation chez un généraliste coûte entre 600 Rs et 1 200 Rs (soit environ 12 à 24 ), tandis qu'une consultation chez un spécialiste se situe entre 1 200 Rs et 3 000 Rs. Une nuit en clinique privée en chambre individuelle peut, quant à elle, osciller entre 6 000 Rs et 15 000 Rs selon l'établissement.

Les soins dentaires constituent souvent l'un des postes les plus intéressants sur le plan financier. Un détartrage coûte entre 1 500 et 3 500 Rs, et un implant dentaire entre 25 000 Rs et 45 000 Rs, soit environ 500 à 900 , deux fois moins cher qu'en Europe. Julien en témoigne directement : « On m'a posé un implant dentaire il y a quelques années ; de ce que j'ai compris, cela m'aurait coûté le double en Europe. »

Ces tarifs restent globalement inférieurs à ceux pratiqués en Europe occidentale pour des soins équivalents, mais peuvent rapidement s'accumuler en cas d'hospitalisation prolongée ou de traitement lourd. C'est la principale raison pour laquelle l'assurance santé internationale est considérée comme indispensable par la quasi-totalité des expatriés.

Mais les limites apparaissent rapidement pour les cas complexes

La réalité devient plus nuancée dès que les besoins médicaux sont lourds ou très spécialisés. De nombreux expatriés savent qu'en cas de problème grave, qu'il s'agisse d'un accident sévère, d'un cancer, d'une chirurgie cardiaque complexe, d'une neurochirurgie ou d'un greffe d'organe, une évacuation médicale à l'étranger peut s'avérer nécessaire. Les destinations les plus fréquentes restent La Réunion, l'Afrique du Sud (notamment Johannesburg et Le Cap), l'Inde (Chennai et Mumbai) et, parfois, l'Europe ou Dubaï.

Cette situation alimente une certaine méfiance chez plusieurs résidents étrangers. Béatrice, expatriée à Maurice, estime que les ambitions du pays en matière de tourisme médical restent prématurées : « À mon humble avis, c'est prématuré. Les Mauriciens vont se faire soigner à l'étranger dès qu'ils le peuvent financièrement, ou les hôpitaux mauriciens les envoient à l'étranger lorsque le système actuel ne peut pas les soigner. » Même constat plus critique chez Julien : « Absolument pas, je ne le recommande pas. Les expériences familiales me l'ont encore récemment démontré. »

Les retraités, eux, insistent régulièrement sur l'importance de vérifier, avant l'installation, que leur condition médicale peut être prise en charge localement. Michel, installé à Tamarin depuis trois ans avec sa femme, illustre bien cette réalité : « Avant de partir, on a passé six mois à éplucher la question médicale. J'ai un suivi cardiologique depuis quelques années, et c'était notre principale préoccupation. Sur place, on a trouvé un cardiologue compétent en clinique privée ; les rendez-vous sont rapides et les examens courants se font sans problème. Mais quand mon généraliste a évoqué l'éventualité d'une intervention plus lourde, il nous a clairement dit que cela se ferait à La Réunion ou en Afrique du Sud. On le savait, on s'y était préparé. Ce qui compte, c'est d'avoir une bonne assurance et de ne pas se faire des illusions sur ce que l'île peut ou ne peut pas faire. »

Ces témoignages reflètent une réalité souvent évoquée discrètement au sein des communautés expatriées : Maurice peut répondre efficacement à de nombreux besoins médicaux courants, mais les limites du système demeurent clairement visibles pour certaines pathologies complexes ou nécessitant un plateau technique très spécialisé.

L'assurance santé internationale : un indispensableÌý

La quasi-totalité des expatriés installés durablement à Maurice souscrit une assurance santé internationale privée, considérée comme non négociable pour couvrir les hospitalisations, les chirurgies, les soins d'urgence et, surtout, les évacuations médicales, dont le coût peut aller de 15 000 à 30 000 sans couverture adéquate.

Le budget annuel varie sensiblement selon l'âge et le niveau de couverture souhaité. Un jeune adulte de 25 à 35 ans peut s'en sortir avec 800 à 1 500 par an pour une couverture de base, tandis qu'un adulte de 40 à 50 ans devra plutôt prévoir entre 1 500 et 3 000 . Pour les retraités âgés de 60 à 70 ans, la facture grimpe souvent entre 3 000 et 6 000 par an, voire davantage selon l'état de santé et les antécédents médicaux. Ces montants augmentent significativement si l'on souhaite inclure des soins dentaires ou optiques complets, ou une couverture de maternité.

Un tourisme médical encore très ciblé

Maurice ne rivalise pas aujourd'hui avec les grandes puissances du tourisme médical comme l'Inde, la Thaïlande ou la Turquie. Ces pays disposent d'infrastructures hospitalières beaucoup plus vastes, de nombreuses accréditations internationales, dont la Joint Commission International, notamment, de coûts souvent plus bas et d'une longue expérience dans l'accueil de patients étrangers, avec des équipes pluridisciplinaires rodées aux protocoles internationaux. Julien le reconnaît lui-même : « C'est l'ambition, en tout cas, surtout pour les pays avoisinants. D'ici à ce qu'un Européen vienne se faire opérer à Maurice, il y aura du chemin à parcourir. »

En revanche, certains segments semblent déjà bien positionnés. Les soins dentaires, comprenant des implants, des facettes et des couronnes, sont souvent deux fois moins chers qu'en Europe. La chirurgie esthétique et cosmétique attire déjà quelques patients régionaux. L'ophtalmologie, avec la chirurgie réfractive et le traitement de la cataracte, constitue un autre créneau porteur. Les séjours de bien-être et de convalescence, combinant soins et hébergement hôtelier dans un cadre tropical, représentent sans doute le positionnement le plus naturel pour l'île. La procréation médicalement assistée est, quant à elle, un secteur en développement, encore peu connu mais à surveiller.

Autre problème structurel parmi les plus sérieux du système de santé mauricien : la pénurie de professionnels qualifiés. Le pays manque de médecins spécialistes dans de nombreuses disciplines, d'infirmiers et d'aides-soignants, de techniciens médicaux en radiologie, en laboratoire ou en anesthésie, et, plus généralement, de personnel hospitalier expérimenté. Plusieurs professionnels mauriciens quittent également l'île pour travailler à l'étranger, notamment au Royaume-Uni, au Canada ou en Australie, attirés par de meilleures conditions salariales et de meilleures perspectives de carrière.Ìý Ce phénomène de fuite des cerveaux médicaux fragilise les ambitions du pays en matière de tourisme médical : il est difficile d'attirer des patients étrangers si les ressources humaines font défaut.

Si Maurice possède de vrais atouts pour développer certains segments du tourisme médical, la réalité du terrain reste plus nuancée et plus honnête que l'image parfois véhiculée par les communications officielles. Vivre à Maurice implique donc une stratégie médicale réfléchie et anticipée.

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Tue, 19 May 2026 12:00:00 +0200 /fr/expat-mag/12696-tourisme-medical-a-maurice-entre-ambitions-et-realite-du-terrain.html /fr/expat-mag/12696-tourisme-medical-a-maurice-entre-ambitions-et-realite-du-terrain.html
La France suspend les épreuves du bac et du brevet dans plusieurs pays La décision est tombée le 12 mai. Dans un , le ministère français de l'Éducation nationale annonce que les épreuves du Bac et du brevet seront annulées dans 9 pays. Quelles conséquences pour les enfants d'expatriés ?

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La décision est tombée le 12 mai. Dans un , le ministère français de l'Éducation nationale annonce que les épreuves du Bac et du brevet seront annulées dans 9 pays. Quelles conséquences pour les enfants d'expatriés ?

Bac et brevet annulés : quels sont les pays concernés ?

Bahreïn, Émirats arabes unis, Irak, Iran, Israël, Koweït, Liban, Qatar et Mali. Dans ces pays, aucune épreuve du bac et du brevet ne sera organisée cette année. En cause : les tensions géopolitiques au Proche-Orient, au Moyen-Orient et au Mali.Ìý

Annulation des épreuves au Proche-Orient, au Moyen-Orient et au Mali : quels expatriés sont concernés ?

Les élèves inscrits dans les établissements français de ces pays, ainsi que ceux suivant les cours délivrés par le Centre national d'enseignement à distance (Cned), sont concernés par ces annulations. Concrètement, ils ne passeront ni le brevet ni les épreuves anticipées (français écrit et oral, mathématiques, voie générale ou technologique). Ils ne passeront pas non plus le grand oral du bac et les épreuves de spécialité et de philosophie.

Le ministère de l'Éducation précise néanmoins que les élèves inscrits « » pourront passer le brevet et le bac « à la session de remplacement de septembre 2026 ».

Par quoi seront remplacées les épreuves du bac et du brevet ?

Faute d'épreuves, les élèves seront évalués uniquement sur leur moyenne annuelle, laquelle prendra en compte les enseignements concernés par les épreuves. Même logique pour les examens anticipés (français, mathématiques) pour les élèves de première, les spécialités et la philosophie (élèves de terminale) : la moyenne annuelle de la matière concernée figurant dans le livret scolaire sera retenue. Par contre, aucune possibilité de comptabiliser une quelconque moyenne pour le , qui se déroule théoriquement à la fin des épreuves du bac. L'épreuve étant supprimée cette année, les élèves seront « dispensés » du Grand oral.

Qu'en pensent les expatriés et les enseignants ?

Si certains élèves se disent soulagés, tous s'étaient préparés pour « le grand jour ». Le brevet et, surtout, le bac revêtent une grande importance en France. Chez les enseignants, c'est l'incompréhension. Car eux aussi s'étaient préparés, notamment en aménageant les épreuves pour tenir compte du contexte géopolitique. Des convocations avaient déjà été envoyées. Mais la précaution prime, pour le gouvernement, qui rappelle cependant que des dispositions spéciales pourront être prises dans d'autres pays si la situation l'exige.
Ailleurs, le coup d'envoi du bac général et technologique est toujours fixé au 11 juin (épreuves anticipées), et du 15 au 18 juin (bac pour les élèves de terminale). Le brevet se tiendra les 26, 29 et 30 juin.

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Tue, 19 May 2026 11:46:00 +0200 /fr/expat-mag/12701-bac-et-brevet-supprimes-dans-9-pays-comment-les-eleves-expatries-seront-ils-evalues.html /fr/expat-mag/12701-bac-et-brevet-supprimes-dans-9-pays-comment-les-eleves-expatries-seront-ils-evalues.html
Une connectivité optimisée pour le télétravail et les étudesÌý Dans un contexte où l'efficacité énergétique et la mobilité sont essentielles, le Work From Home s'impose désormais comme une nécessité. Pour soutenir le télétravail, Mauritius Telecom propose des offres exceptionnelles conçues pour transformer chaque foyer mauricien en un espace de travail et d'étude ultra-performant.Ìý

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Dans un contexte où l'efficacité énergétique et la mobilité sont essentielles, le Work From Home s'impose désormais comme une nécessité. Pour soutenir le télétravail, Mauritius Telecom propose des offres exceptionnelles conçues pour transformer chaque foyer mauricien en un espace de travail et d'étude ultra-performant.Ìý

Vitesse et flexibilitéÌý

Les clients peuvent désormais doubler leur vitesse, passant de 50 à 100 Mbps, pour seulement Rs 100 de plus par mois. De plus, les upgrades vers les offres supérieures se font désormais sans engagement contractuel de 12 mois, offrant ainsi une liberté totale aux utilisateurs.ÌýÌý

Éliminer les zones mortesÌý

Afin de garantir une couverture optimale, Mauritius Telecom facilite l'accès au Smart Wi-Fi avec l'installation gratuite et des facilités de paiement sans intérêt sur 24 mois. Pour une résilience maximale, des solutions comme my.t everywhere assurent une connectivité 5G continue, tandis que des mini-UPS prennent le relais en cas de coupure d'électricité.Ìý

Bilan de préparationÌý

Les utilisateurs sont invités à effectuer un « WFH Readiness Check » pour évaluer la capacité de leur connexion actuelle sur .Ìý

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Mon, 18 May 2026 14:33:00 +0200 /fr/expat-mag/12695-mauritius-telecom-ameliore-lexperience-du-teletravail-a-maurice.html /fr/expat-mag/12695-mauritius-telecom-ameliore-lexperience-du-teletravail-a-maurice.html
Cumuler emploi et retraite en France : ce qui change en 2027 Les débats qui ont longtemps agité la scène politique française n'ont presque pas évoqué cette discrète réforme. Passée entre les gouttes, elle durcit pourtant le système du cumul emploi-retraite.

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Les débats qui ont longtemps agité la scène politique française n'ont presque pas évoqué cette discrète réforme. Passée entre les gouttes, elle durcit pourtant le système du cumul emploi-retraite.

Expat en FranceÌý: cumuler son emploi et sa retraite ne sera bientôt plus aussi avantageux

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 entrera en vigueur le 1er janvier 2027. À partir de cette date, les règles du cumul emploi-retraite changeront. Pour l'instant, continuent de coexisterÌý:

  • le cumul intégralÌý: aucun plafond de revenus, sous conditions (partir à l'âge légal de départ à la retraite, avoir une retraite à taux plein...).
  • le cumul plafonnéÌý: le montant du salaire et de la pension est encadré. Le cumul est possible sans taux plein, mais plafonné à 160 % du SMIC brut en 2026 (2 916,85 bruts par mois en 2026), ou résultant de la moyenne des trois mois de salaires bruts précédant la retraite. La formule la plus avantageuse sera retenue pour le bénéficiaire.

Note importanteÌý: pour cumuler emploi et retraite chez le dernier employeur, il faut attendre 6 mois. En cas de reprise d'activité chez le même employeur, mais sans observer la carence de 6 mois, la pension sera . En revanche, la carence ne s'applique pas en cas de changement d'employeur.

Cumul emploi-retraiteÌý: ce qui change à partir de 2027

La réforme durcit les conditions du cumul emploi-retraite. L'âge de départ à la retraite devient le critère le plus important, devant le taux plein. 3 cas de figureÌý:

  • Départ avant l'âge légal de la retraiteÌý: impossible de cumuler emploi et retraite.
  • Départ entre l'âge légal et 67 ansÌý: possibilité de cumuler emploi et retraite sans carence, même si l'on reste chez le même employeur. Mais la pension sera abaissée à 50Ìý% des revenus qui dépassent le plafond fixé par décret (7 000 euros par an).
  • Départ à partir de 67 ansÌý: possible de cumuler emploi et retraite, sans restriction, et même, de mettre en place une seconde pension.

Fin 2025, on comptait plus de 700 000 personnes cumulant retraite et emploi. Le système a du succès, surtout en période de crise économique. Car le dispositif incite les travailleurs à rester le plus longtemps possible en activité, et donc, à repousser l'activation de leurs droits à la retraite. Mais le gouvernement estime que la réforme permettrait de réduire les dépenses de la Sécurité sociale. Les économistes se montrent plus prudents. Ils craignent un appauvrissement des seniors, mais aussi un effet négatif sur les finances publiques.

Lien utileÌý:


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Mon, 18 May 2026 11:00:00 +0200 /fr/expat-mag/12664-expatries-en-france-ce-qui-va-changer-pour-le-cumul-emploi-retraite.html /fr/expat-mag/12664-expatries-en-france-ce-qui-va-changer-pour-le-cumul-emploi-retraite.html