Situation politique bulgare
Plusieurs centaines de manifestants étaient rassemblés dans le calme devant la mairie de Varna sous l’œil attentif de la télévision et de quelques policiers. (cf nos photos postées sur ce site).
Selon des amis bulgares, aucun parti politique ne veut gouverner.
Le parti MDL représenté par Ahmed Dogan est minoritaire avec ses moins de 8% ; ATAKA dont le leader est Volen Siderov n'obtiendrait pas plus de 10%. En fait les bulgares s’attellent à nous dire que le PS 20% et le GERB 35% maximum ne tiennent pas non plus à gouverner; donc on peut conclure que la Bulgarie aujourd'hui est dans l'impasse
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En ce moment mème les " maires" trinquent, en particulier celui de Varna, et oui ! toute bonne chose a une fin !
il est étonnant de voir la capacité du peuple Bulgare ! je ne dirait qu'une chose : " Bravo les Bulgares " !
et puis les Belges sont rester bien longtemp sans gouvernement !

Le Monde.fr | 06.02.2012 à 09h50 • Mis à jour le 06.02.2012 à 13h12 Par Mirel Bran et Benoît Vitkine (à Paris)
C'etait il y a plus d'un an !

bon c'est que partie remise pour la Roumanie ...
........
il est préférable de rester au bled ....en France !La capitale se trouvait en "état de siège" rapporte le quotidien, alors que le pays est sans gouvernement depuis la démission du Premier ministre Boïko Borissov le 20 février.
"Mais la rue n’a pas réussi à désigner des leaders de la contestation capables de formuler clairement le mécontentement populaire", constate Troud.
oui, en effet Lorenzo comme tu le dis si bien (je n'aime pas m'appuyer sur des articles mais plutôt écouter les gens de la rue...) mais voici un article ci-dessus qui dépeint assez bien le mécontentement du peuple bulgare ;
Autour du portrait de Plamen, cheveux longs, sourire serein, alpiniste et artiste dont le prénom signifie "flamme", des inscriptions au feutre sur les dalles du trottoir : "Tu as embrasé notre courage et l'amour de la liberté"; "Ton sacrifice nous mène à la victoire"; "La mafia détruit la Bulgarie".
Ou encore : "Tu es notre Jan Palach", l'étudiant tchèque qui s'immola par le feu en 1969 pour protester contre l'occupation soviétique après la répression du "Printemps de Prague".
Plamen Goranov, mort dimanche, avait tenté de s'immoler par le feu le 20 février devant la mairie de Varna. Il réclamait la démission du maire conservateur, Kiril Yordanov, en place depuis 14 ans, qu'il accusait de corruption. Le jour même, le Premier ministre conservateur, Boïko Borissov, avait remis la démission du gouvernement.
"Que le gouvernement ait démissionné ne change rien. Il faut que la société civile puisse tout contrôler : les monopoles, les élections, les partis, les institutions", dit Ilarion Ananiev, 25 ans, un des animateurs informels du mouvement contestataire.
"Plamen était un grand, il frayait ce chemin", soupire Radostina Petrova, une amie du défunt, assise par terre, les yeux rivés sur les bougies.
"Plamen s'est éteint, mais sa flamme reste vive", titrait mardi le journal d'opposition de Varna, Narodno delo.
"Plamen Goranov est devenu un symbole national révélant que la démocratie en Bulgarie, contrôlée par une oligarchie post-communiste, est réduite aux apparences", a déclaré à l'AFP Ognian Mintchev, directeur de l'Institut d'études régionales et internationales à Sofia.
Alors que le maire serait sur le point de démissionner, Ognian Mintchev a souligné l'importance d'une mobilisation civile "pour empêcher la mise en place à nouveau d'hommes de paille à la tête de la ville".
Principal port bulgare sur la Mer Noire, Varna est l'agglomération d'où les manifestations massives contre la corruption et la pauvreté avaient commencé il y a plus de trois semaines et où elles sont les plus importantes. Depuis le geste de Plamen Goranov, les manifestants portent un autocollant représentant une flamme.
"C'était un homme excentrique, mais le premier à avoir montré du doigt ceux qui dissuadent toute tentative d'activité économique indépendante à Varna", déclare Radoslav Radev, un informaticien de 25 ans.
Une société holding, désignée informellement par le sigle TIM, fondée à Varna dans les années 1990 par d'anciens militaires d'élite de la marine, compte parmi les plus puissantes de Bulgarie, selon un rapport de l'ambassade des Etats-Unis de 2005 paru sur Wikileaks, qui évoque des activités criminelles à l'origine de cette richesse. Elle a des intérêts pêle-mêle dans l'industrie pétrolière et chimique, le transport aérien et maritime, les finances et les assurances, les médias, le commerce et le tourisme.
"Tel un octopode, TIM étouffe l'économie, détruit la nature et criminalise la vie politique", résume Ognian Mintchev, originaire de Varna. Et même un député de Varna membre du parti conservateur au pouvoir GERB, Pavel Dimitrov, l'admet : "Rien à Varna n'arrive sans TIM".
"Le maire ne fait qu'exécuter les ordres de TIM. Et ses réélections sont obtenues par la fraude", affirme Ilarion Ananiev.
Malgré la longévité politique du maire de Varna, les rues sont truffées de nids-de-poule et la ville manque pratiquement de chauffage central : "Je ne mets le chauffage en route que quelques heures par jour, mais ma facture d'électricité se monte à 160 leva (80 euros), alors que ma pension est de 300 leva" (150 euros), se plaint Yanka Petrova, une retraitée.
Pendant que des habitants de Varna rendaient hommage à Plamen Goranov, deux hommes ont sauté d'un pont, se noyant dans la mer, en l'espace de trois jours. Et, depuis le début des manifestations, deux autres Bulgares désespérés par la pauvreté se sont immolés par le feu les 18 et 26 février : le premier, âgé de 26 ans, est mort, tandis que le deuxième, 53 ans, père de cinq enfants, est dans un état grave.
dans les pays " riches " aussi !
Nous sommes sur le forum "Bulgarie" pour bien entendu parler de ce pays.
De lÂ’avis de Bojidar Danev la crise politique est en passe d’évoluer en crise financière. A titre dÂ’exemple on pourrait mentionner que les deux derniers mois le gouvernement a emprunté à deux reprises. La dette de lÂ’Etat, des municipalités, du budget augmente. Cela signifie que lÂ’Etat est à court de liquidité. Les analystes économiques estiment que le problème №1 pour les autorités en ce moment devrait être de trouver le moyen de freiner la confusion dans le pays pour que l’économie ne soit pas totalement oubliée et ignorée.
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