
L'ÃŽle Maurice se positionne aujourd'hui comme une plateforme d'investissement stratégique entre l'Afrique, l'Asie et l'Occident. Avec des réformes économiques profondes, une ambition renouvelée et des incitations ciblées, le pays cherche à attirer des capitaux étrangers dans des secteurs innovants et durables. Le Finance Act 2025 marque un tournant : nouveaux seuils, modernisation des procédures, encouragement à la transition verte et réformes de la fiscalité. ´ó¿§¸£ÀûÓ°Ôº vous guide pas à pas, de ce qu'il y a de nouveau à la constitution effective de votre projet d'investissement.
Quoi de neuf pour les investisseurs à Maurice ?
Le Finance Act 2025 vise à renforcer l'attractivité du pays via des mesures « Ease of Doing Business ». Un portail numérique centralisé facilite le dépôt des demandes de permis, grâce à des délais de validation réduits et à un système intégré de vérification d'identité (KYC – Know Your Customer).
Dans le secteur de l'énergie, un fonds de 30 milliards de Rs est débloqué pour développer les capacités solaires, la biomasse et les capacités de stockage d'énergie (Battery Energy Storage Systems) pour accompagner la transition verte.
Le secteur financier est au cœur des réformes : mise en place d'un cadre dédié pour le wealth management et les family offices, introduction du bullion banking (banque de métaux précieux), allègement des processus numériques pour les licences et renforcement de l'environnement réglementaire.
Le régime fiscal pour les entreprises est ajusté : introduction d'une Alternative Minimum Tax (AMT) de 10 % sur les profits comptables dans certains secteurs, et d'une contribution « Fair Share » de 2 à 5 % sur les revenus imposables excédant 24 millions de Rs pour trois ans, tout en excluant les sociétés Global Business Licence (GBL).
Pour l'immobilier et l'investissement foncier, de nouveaux ajustements figurent dans le Finance Act 2025 : les droits d'enregistrement pour les non-citoyens passent de 5 % Ã 10 % Ã partir de juillet 2026.
Le rôle de l'Economic Development Board (EDB) à Maurice
L'Economic Development Board (EDB) est l'agence gouvernementale chargée de promouvoir l'investissement à Maurice. Pour positionner le pays comme un hub international des affaires, l'EDB s'appuie sur son expertise approfondie dans divers secteurs économiques pour offrir des conseils personnalisés aux investisseurs et les guider dans la réalisation de leurs projets d'investissement.
L'EDB soutient les investisseurs de plusieurs manières :
- Offrir des conseils sur les opportunités d'investissement à Maurice.
- Fournir des informations sur les secteurs prometteurs.
- Organiser des visites et des réunions à la demande du client.
- Mettre en relation les investisseurs potentiels avec des partenaires locaux.
En plus de ces services, l'EDB gère également les demandes de permis de résidence et supervise la réalisation des investissements immobiliers dans le cadre du Property Development Scheme (PDS).
L'objectif principal de l'agence est d'apporter une plus grande cohérence et efficacité dans la mise en œuvre des politiques, afin d'orienterle développement du pays vers l'indépendance économique et un statut de revenu élevé.
Pour soutenir cette mission, l'EDB a établi des bureaux de facilitation dans sept pays : France, Dubaï, Afrique du Sud, Kenya, Inde, Chine, Singapour et Japon.
Depuis l'introduction du Finance Act 2025, l'EDB :
- Assure la gestion du guichet unique numérique pour les demandes d'investissement et permis, intégrant les dossiers de permis, licences, KYC, visas, et suivi en temps réel.
- A pour mission accrue de faciliter le capital étranger, notamment via des processus accélérés (« fast-track ») pour les compétences rares et les projets stratégiques.
- Est aussi chargé de mettre en œuvre les politiques sectorielles prioritaires, en liaison avec les ministères : énergie verte, technologie, santé, économie bleue.
- L'une de ses fonctions nouvelles est l'évaluation périodique des projets investis : les investisseurs doivent respecter des jalons (CA, emploi, R&D) pour maintenir leurs incitations. Des revues intermédiaires (5 ans) sont évoquées comme mécanisme de contrôle.
Bon à savoir :
Le guichet unifié vise à simplifier les procédures, réduire les délais de traitement et renforcer la transparence du processus d'investissement, en faisant de l'EDB la porte d'entrée unique pour les investisseurs, entrepreneurs et talents étrangers. Toutefois, la centralisation complète reste en phase de déploiement progressif : certaines autorisations continuent d'être validées par les ministères ou autorités sectorielles compétentes.
Secteurs économiques à Maurice
Selon les classements les plus récents, Maurice confirme son leadership régional en matière de liberté économique et d'innovation. Dans l'Index of Economic Freedom 2025, le pays affiche un score de 75,0, ce qui le place 15e mondial et 1er en Afrique subsaharienne. Côté innovation, le Global Innovation Index 2025 positionne Maurice au 53e rang mondial, toujours premier en Afrique subsaharienne. Ces classements soulignent l'engagement de Maurice à cultiver un environnement favorable aux affaires, à la liberté économique et à l'essor technologique, tout en renforçant sa compétitivité régionale et mondiale.
Les secteurs existants et porteurs
Les secteurs moteurs de l'économie mauricienne combinent tradition et innovation. Le tourisme, les services financiers et commerciaux, l'ICT/technologies de l'information, le textile/ industrie manufacturière et la transformation locale (produits de la mer, agroalimentaire) continuent de structurer l'activité.
Parallèlement, l'énergie verte, l'éducation/formation et l'économie bleue, encouragée par la vaste Zone Économique Exclusive (ZEE) maritime de 2,3 millions de km², constituent des axes de renforcement à l'avenir.
Cette combinaison de secteurs établis et de leviers émergents illustre l'ambition de Maurice de rester compétitive, diversifiée et tournée vers les défis des années à venir.
Comme indiqué plus haut, Maurice possède déjà des secteurs bien établis à forte valeur ajoutée :
- Services financiers internationaux : banques, gestion d'actifs, assurance, services de back-office pour l'Afrique. Ces secteurs restent essentiels à l'économie de l'île.
- Tourisme & hôtellerie : bien que soumis aux soubresauts mondiaux, ce secteur reste stratégique pour les revenus en devises. Le gouvernement prévoit des réformes pour le rendre plus durable et résilient.
- Technologie & ICT/BPO : développement continu de services à distance, outsourcing, progression vers des services à plus forte valeur ajoutée.
- Agriculture/agroalimentaire : transformation des produits locaux, exportation, modernisation des pratiques agricoles.
Les secteurs à fort potentiel
Le gouvernement mauricien a placé l'économie bleue au cœur de sa stratégie de croissance pour 2025-2026, en mobilisant des financements et en structurant des filières maritimes à fort potentiel. Il a aussi annoncé la mise en place d'un plan océanique national, notamment à travers les « Assises de l'Océan », pour co-élaborer un Blueprint structuré de développement durable.
Les autorités ciblent six grands axes de cette « Ocean Economy » : la pêche durable etl'aquaculture, les énergies océaniques renouvelables, le tourisme maritime durable, les transports maritimes et le commerce, la recherche et l'innovation marines ainsi que la finance bleue.
Les activités liées au secteur bleu excluent le tourisme côtier classique : elles représentent déjà 10,3 % du PIB national et emploient près de 10 000 personnes dans leurs composantes marines hors tourisme. Le secteur de la pêche (incluant la pêche artisanale, la pêche thonière et plus) contribue aussi d'un point de vue économique et social, avec des enjeux de durabilité croissants.
Par ailleurs, les secteurs dits « traditionnels » sont en pleine mutation vers des modèles plus durables et technologiques. Le tourisme côtier, par exemple, voit l'émergence de plateformes touristiques smart, d'offres écoresponsables et d'investissements en énergie renouvelable pour les stations hôtelières. La transformation des produits de la mer, l'aquaculture, la valorisation des déchets marins ainsi que les services maritimes (logistique portuaire, maintenance navale) sont également ciblés pour leur potentiel de montée en valeur ajoutée.
Enfin, les secteurs des énergies renouvelables, de la recherche et du développement, et de l'innovation technologique sont mis en avant dans le plan stratégique 2025–2026. Le gouvernement prévoit d'allouer des fonds supplémentaires à la R&D, de soutenir les start-up vertes et de créer un cadre plus favorable aux projets « verts » ou durables. Il ambitionne aussi d'attirer des laboratoires de recherche internationaux, en renforçant les incitations à l'innovation.
L'enjeu est clair : Maurice vise une diversification économique forte, conjuguant innovation, durabilité et compétitivité. Ce virage nécessite des investissements structurants, des partenénariats internationaux et une montée en compétences locale pour relever les défis technologiques et environnementaux.
Nouvelles initiatives technologiques et d'innovation
Le gouvernement mauricien a lancé plusieurs projets stratégiques afin de renforcer la place du pays comme hub numérique et innovant en Afrique :
- Infrastructure technologique et cybersécurité : allocation d'un budget de 70 millions de Rs pour la création d'un centre de données gouvernemental Tier IV, l'initiative National Cyber Drill 2025 lancée pour tester et renforcer la cybersécurité nationale, et le Blueprint Digital Transformation 2025–2029 (initiative gouvernementale) qui mentionne l'élaboration de cadres pour l'innovation, la cybersécurité et l'infrastructure numérique.
- Transparence des prix à la consommation : déploiement d'un système intégré de surveillance des prix, destiné à suivre l'évolution du coût de la vie et à améliorer la régulation du marché.
- Recherche, économie circulaire et bleue : développement de programmes de valorisation des déchets, de biotechnologie marine, et d'initiatives dans le domaine de l'économie bleue durable.
- Intégration commerciale innovante : le programme Innovative Mauritius prévoit des incitations fiscales, des permis « fast-track », un comité de haut niveau et des allocations dédiées pour stimuler la R&D et l'innovation. Le programme est déjà opérationnel pour des startups, des incubateurs et des projets de technologie.
Devenir investisseur à l'Ile Maurice
Pour attirer les capitaux étrangers et encourager le développement local, Maurice propose aujourd'hui un ensemble d'incitations robustes destinées à sécuriser et valoriser les investissements.
Les investisseurs étrangers peuvent bénéficier d'un Permis d'Occupation de 10 ans dans la catégorie « Investisseur » sous réserve des seuils et conditions requis. En parallèle, les investissements immobiliers éligibles peuvent ouvrir la voie à un Permis de Résidence lié à la propriété.
Le Finance Act 2025 institue un Investment Tax Credit (ITC) de 5 %, à étaler sur trois ans, pour les entreprises admissibles dont le chiffre d'affaires annuel ne dépasse pas 10 millions de Rs, applicable à l'acquisition de nouveaux équipements (hors véhicules).
Est également prévue une exonération partielle de 80 % pour les fournisseurs de services d'actifs virtuels (Virtual Asset Service Providers -VASP), sous réserve de satisfaire des conditions de substance locale.
Quant à l'innovation technologique, une déduction fiscale pour les investissements en IA (dans la limite de 150 000 Rs) est accordée aux start-ups et PME pour renforcer leur capacité de développement.
Dans le domaine des énergies renouvelables, des mesures spécifiquessont en vigueur: les projets solaires PV approuvés sont exonérés de TVA, l'exonération de l'impôt foncier pour les bâtiments dédiés et la dépréciation accélérée (50 %) pour les équipements verts.
Les revenus d'obligations (debentures) émises pour financer ces projets peuvent également être exonérés d'impôt, sous réserve d'approbation par l'autorité fiscale.
Maurice dispose aussi d'un réseau étendu de conventions de double imposition (DTAA/ IPPA) avec de nombreux pays, offrant aux investisseurs une plus grande sécurité fiscale internationale.
Dans cette logique d'attirer les investisseurs « haut de gamme », le Premium Investor Certificate permet de monter des projets d'envergure (minimum 500 millions de Rs ou secteurs stratégiques : pharmaceutique, technologies médicales, innovantes). Ce certificat peut conférer des avantages supplémentaires (exonérations, flexibilités réglementaires) sur recommandation d'un comité technique.
Qui est considéré comme investisseur à Maurice ?
La loi sur l'immigration et les réglementations de l'Economic Development Board (EDB) définissent l'investisseur comme toute personne physique ou morale apportant une contribution significative à l'économie nationale. Cela inclut les étrangers créant une entreprise, participant à un projet innovant ou acquérant un bien immobilier sous un régime autorisé.
Les investisseurs professionnels
Les investisseurs professionnels choisissent Maurice comme plateforme pour leurs activités grâce à sa situation géographique stratégique, sa stabilité politique et son climat des affaires réputé. Le pays offre une main-d'œuvre bilingue qualifiée et un cadre juridique attractif.
Deux grands profils existent :
Option 1 : Investor USD 50,000
Cette option requiert un investissement initial de 50 000 USD (ou équivalent en euros) versé en compte courant d'associés dans votre société mauricienne. À savoir que cette somme reste disponible et n'est pas gelée.
Votre entreprise devra également générer :
- Un chiffre d'affaires annuel d'au moins 4 millions de roupies mauriciennes durant les 5 premières années d'exploitation,
- Puis un CA minimum de 5 millions de roupies pour les 5 années suivantes.
Option 2 : Investor USD 100,000
Cette option convient aux investisseurs disposant d'un capital plus important. Elle nécessite un apport initial de 100 000 USD, mais offre en contrepartie des exigences de chiffre d'affaires réduites : seulement 3 millions de Rs par an sur les 5 premières années d'activité.
Ces profils donnent accès à un permis d'occupation investisseur (Occupation Permit - Investor) de 10 ans, renouvelable, sous réserve de respecter les critères de revenus fixés par l'EDB.
Les investisseurs immobiliers
L'investissement immobilier constitue une autre voie vers la résidence à Maurice. Plusieurs régimes immobiliers sont ouverts aux non-citoyens, chacun encadré par des seuils précis :
- Achat d'un bien immobilier dans un projet PDS, IRS, RES ou Smart City pour une valeur minimale de 375 000 USD. Cet investissement ouvre droit à un permis de résidence tant que l'investisseur demeure propriétaire.
- Acquisition d'un appartement dans un immeuble de type Ground +2 (G+2), avec un prix d'achat d'au moins 6 millions de Rs. Ce régime permet l'achat mais n'ouvre pas automatiquement droit à un permis de résidence.
- Depuis 2025, les expatriés peuvent également acquérir une résidence à partir de 500 000 USD hors régime spécifique, mais une taxe additionnelle de 10 % s'applique, et les demandes restent soumises à l'approbation du bureau du Premier ministre.
Les retraités étrangers peuvent obtenir un permis de résidence en acquérant une propriété dédiée aux seniors dans le cadre du PDS Senior Living, pour un montant supérieur à 200 000 USD.
Investisseur en machines et équipements de haute technologie
Maurice encourage l'implantation de projets industriels à forte valeur ajoutée. Dans ce cadre, un investisseur peut obtenir son permis en prouvant :
- Un investissement initial de 50 000 USD, dont au moins 25 000 USD doivent être transférés sur un compte bancaire mauricien,
- Le solde devant être consacré à l'achat de machines ou équipements de haute technologie, selon les critères définis par l'EDB.
Investisseur en startup innovante
Afin de développer son écosystème entrepreneurial, Maurice propose un régime spécifique pour les start-ups innovantes. Deux options existent :
- Soumettre directement un projet innovant à l'EDB, qui évaluera son caractère stratégique,sans obligation d'investissement minimum.
- S'enregistrer auprès d'un incubateur accrédité par le Mauritius Research and Innovation Council (MRIC), qui accompagnera le porteur de projet dans son développement.
Le certificat d'investisseur premium
Pour les projets majeurs, l'EDB délivre un Premium Investor Certificate aux entreprises investissant au moins 500 millions de Rs (environ 11 millions de USD) dans des secteurs jugés stratégiques, tels que la production pharmaceutique, les biotechnologies ou les dispositifs médicaux.
Ce certificat ouvre droit à des incitations personnalisées, notamment fiscales et administratives, décidées au cas par cas après examen par un comité technique et validation ministérielle. L'objectif est d'attirer des investisseurs capables de transformer durablement l'économie mauricienne.
Liens utiles :
Le permis d'occupation pour investisseur à Maurice
À Maurice, la politique gouvernementale accorde une attention particulière à la qualité des investissements étrangers et à leur impact sur le développement économique durable du pays. Dans ce cadre, le permis d'occupation pour investisseur (Investor Occupation Permit) constitue une voie privilégiée pour les non-résidents souhaitant s'implanter.
Ce permis, délivré pour une durée initiale de 10 ans, permet de vivre sur l'île tout en dirigeant son entreprise. Dorénavant, il est soumis à une clause de révision à mi-parcours, l'Economic Development Board (EDB) procédant à un contrôle après 5 années pour s'assurer que les engagements de l'investisseur sont respectés.
Les conditions à remplir
L'investisseur doit d'abord justifier d'un apport initial d'au moins 50 000 USD, ou de l'équivalent en devise convertible, versé sur un compte bancaire mauricien ouvert au nom de l'entreprise. Cet apport constitue la base financière de son activité locale.
Il doit ensuite démontrer un niveau de performance économique suffisant. Concrètement, son entreprise doit générer un chiffre d'affaires d'au moins 1,5 million de Rs dès la première année, puis atteindre un cumul de 20 millions de Rs sur les cinq premières années. Pour la période suivante, à partir de la sixième année, un seuil annuel minimum de 5 millions de Rs est exigé pour le maintien du permis.
Situations particulières
Les conditions d'accès au permis peuvent être ²¹»å²¹±è³Ùées dans certains cas. Les investisseurs déjà installés à Maurice depuis au moins trois ans peuvent appuyer leur demande sur les résultats cumulés de leurs activités antérieures.
De même, lorsqu'un investisseur hérite d'une société existante, que ce soit à la suite d'un décès ou d'une incapacité, les autorités tiennent compte du chiffre d'affaires de l'entreprise transmise, à condition qu'il soit conforme aux seuils fixés.
Bon à savoir :
Le Permis Investisseur autorise non seulement la résidence, mais aussi la direction et la gestion opérationnelle de l'entreprise sur le territoire.
Les détenteurs sont encouragés à maintenir une substance locale réelle, à savoir bureaux, personnel mauricien, dépenses opérationnelles sur place, afin de démontrer leur contribution à l'économie.
Enfin, ce permis peut constituer une passerelle vers le Permis de Résidence Permanente de 20 ans, pour autant que les conditions supplémentaires liées au chiffre d'affaires et à la durée de résidence soient respectées.
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