Bonjour Arnaud,
Je me retrouve totalement au travers de tes questions.
Le cas s'est posé pour mon ami à qui une expatriation a été proposée courant avril pour une prise de poste début septembre. Nous avions un mois à peine pour rendre notre réponse, en sachant que nous n'avions jamais mis les pieds en Malaisie, ni en Asie du reste.
J'avais exactement les mêmes inquiétudes que ta femme, peur de m'ennuyer, d'attendre mon chéri à longueur de journée, d'être loin de ma famille dont je suis extrêmement proche et de dépendre financièrement de quelqu'un d'autre que moi-même!
Aussi alléchante que puisse paraître cette proposition, la décision n'a donc pas été si simple à prendre. Cependant, j'ai essayé de trouver une réponse à chacune de mes inquiétudes, en considérant aussi que ce type de proposition n'arrivait pas tous les jours et que c'était aussi là l'occasion de découvrir un autre pays, d'autres cultures, et une foulitude de choses. J'ai énormement glâné d'informations grâce à internet et à différents blog. Mon préféré étant celui de "raphalumpur" car il est très factuel.
Nous sommes venus une semaine début juillet et sommes arrivés lundi pour de bon. Je t'avoue que mon inquiétude fasse à mes futures occupations me taraude toujours, mais j'ai bien conscience qu'il ne tient qu'à moi de faire que cette expérience ne soit pas une vie de desperate housewife. Concernant l'éloignement familial, nous avons une grande chance aujourd'hui c'est qu'internet existe, avec des outils comme skype, il est possible de rester "connecté" avec ses proches, et ça c'est une donnée extrêmement importante. Après, j'imagine que ta société t'alloue un budget retour, c'est important car l'absence physique des êtres qu'on aime est aussi à considérer.
Concernant les activités de femmes d'expat, de ce que j'ai pu lire, effectivement faire du shopping peut souvent être une activité à part entière. Sauf que voilà , je te confirme que faire les boutiques une fois de temps en temps c'est sympa, mais ça s'arrête là , enfin, tout dépend des personnalités et des attentes de chacunes face à la vie. Quant à trouver du travail, tout dépend. Elle aura un permis d'accompagnante et l'emploi des locaux étant privilégié, ce qui parait normal, pour qu'une entreprise embauche un étranger, elle doit justifier d'une réelle plus-value pour l'entreprise. Ce n'est donc pas impossible mais autant dire qu'il ne faut pas partir avec cette idée en tête, au risque d'être déçue. De plus, elle aura en effet un contrat local et le salaire moyen ici doit être de 400 euros par mois (ce qui doit déjà être considéré comme un "bon" salaire ici).
Par contre, il y tel que le soulignait Nassim beaucoup d'action caritatives, il y a aussi un zoo où ils recherchent quotidiennement des bénévoles. Ensuite le prix des activités, sportives, cours de langues,... sont en terme de prix incomparables avec la France et deviennent donc très accessibles pour un expat, et puis il y a aussi beaucoup de choses à découvrir.
Le logement des expatriés étant bien souvent financé par leur compagnie, cela laisse une capacité "d'argent de poche" bien plus importante que ce que l'on peut avoir en France. C'est un tout autre mode de vie, tu peux dîner à l'extérieur tous les soirs pour une bouchée de pain ou pour des tarifs très abordables. La situation géographique de KL et de la Malaisie d'une façon plus générale permet aussi un rayonnement en terme de voyage très large, il y a des compagnies comme Air Asia qui pour des vols sur de courtes destinations ont des prix défiant toute concurrence.
Je dirai donc qu'il ne faut pas voir ce que l'on perd, puisqu'on ne le perd pas vraiment (surtout si ta femme sait que d'ici trois ans elle a un job tout trouvé), famille et amis sont toujours là , même à 12000 km, mais ce que l'on gagne, en terme d'enrichissement personnel. Il me semble que ça reste une expérience unique. Après tout dépend de l'appréhension de chacun à aborder les choses et gérer l'inconnu.
Si ta femme souhaite m'écrire, qu'elle n'hésite pas, dis-le moi et je t'enverrai mon e-mail en message privé.
Bon creusage de méninges, je sais que ce n'est pas si facile, mais le plus dur parfois c'est uniquement de sauter le pas.