Hu**** : « Rendre la complémentaire santé aussi simple que possible est notre priorité »
Jean-Pierre Menanteau, énarque de 50 ans, pilote depuis avril 2013 Hxxxxx, l'un des leaders de la protection sociale en France. L'extension de la mutuelle complémentaire, qui doit entrer en application le 1er janvier 2016, est un enjeu de taille pour son groupe avant d'aborder la révolution de la santé connectée.
Le directeur général fixe ses objectifs dans un entretien accordé au Parisien Economie.
Qui est H ?
Notre groupe est le résultat du rapprochement de 197 caisses de retraite, d'institutions de prévoyance et de mutuelles depuis près de deux siècles. Sur les quinze dernières années, ces rapprochements ont concerné pas moins de douze groupes. Cette évolution permet de développer des capacités de gestion, de mutualiser des moyens et des expertises. Notre objectif est d'offrir un service de plus en plus personnalisé aux dix millions de personnes que protège Hu***. Rien que pour les retraites, notre groupe verse des prestations à 1 salarié français sur 5, et à 1 cadre sur 3.
Le déficit des régimes de retraites complémentaires a doublé en 2014 ? Etes-vous inquiet pour leur avenir ?
Les négociations sont en cours et il ne m'appartient en aucune façon de les commenter. Prenons un peu de recul : depuis 1993, l'ensemble des négociations successives a abouti à 223 milliards d'euros d'ajustements, entre hausses des cotisation et baisses des pensions. Cela s'appelle le pilotage paritaire responsable, soucieux du long terme. Certes, ce n'est pas simple mais cela ne l'a jamais été, et les partenaires sociaux sont toujours parvenus à trouver une solution ensemble.
En 2016, toutes les entreprises auront l'obligation de proposer une mutuelle à leurs salariés. Qu'est-ce que cela change ?
C'est une grande avancée dans notre histoire sociale qui va concerner 450 000 entreprises et au moins trois millions de salariés. Malheureusement, cette avancée s'accompagne d'un déferlement de changements réglementaires dont je n'ai pas encore saisi la cohérence et que j'ai qualifié de « tsunami réglementaire » pour lancer un message d'alerte. Aider les entreprises à naviguer dans ce nouvel océan de complexité est l'un de nos plus grands défis de l'année. Je trouve cela paradoxal, alors que j'avais cru comprendre qu'il existait un consensus croissant dans notre pays pour rendre plus simple et plus lisible les règlementations économiques et sociales.
Vous serez prêt en janvier 2016 ?
C'est une course contre la montre, pour nous, nos partenaires et les entreprises, dont l'agenda va être très chargé à l'automne. Elles vont, devoir dans le même temps gérer le passage à la déclaration sociale nominative -- 45 déclarations sociales fusionnées en une seule --, la pénibilité et le prélèvement mensuel des cotisations retraite, qui était auparavant trimestriel. Il ne faut pas que cela nous fasse perdre de vue l'essentiel en matière de santé : la juste couverture des besoins et la nécessité de changer enfin de braquet sur la prévention. En quarante ans, notre pays a su changer la donne en matière d'accidents automobiles. Quand allons-nous nous lancer collectivement avec la même énergie dans la prévention en matière de santé ? L'entreprise peut devenir un acteur majeur dans ce domaine.
De quelle façon ?
Longtemps, l'entreprise n'a pas été légitime pour parler de santé. Mais la tendance s'est inversée et désormais, les salariés attendent de plus en plus de leur entreprise qu'elles mettent à leur disposition des mécanismes de prévention. Ainsi avec Auchan, nous avons co-construit Hu***, une plate-forme d'écoute, d'orientation et de conseil destinée aux 50 000 salariés. Il ne s'agit pas que de santé. C'est une réponse concrète et globale aux salariés qui demandent : qu'est-ce que vous faites pour prendre soin de moi ? Cette dimension de service devient prépondérante. Avec la généralisation de la complémentaire santé, elle va prendre de plus en plus de place dans les négociations.
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Les assurés souhaitent également payer moins cher pour leur santé. Comment agissez-vous dans ce domaine ?
Limiter le reste à charge de l'assuré est un sujet majeur. C'est la raison pour laquelle Hu**** a choisi de devenir actionnaire d'Itelis aux côtés d'Axa. Cette plate-forme de réseaux de soins dialogue et négocie avec les professionnels, en priorité les opticiens, pour obtenir des prix réduits et une bonne qualité de service possible. Les verres, fabriqués en France, coûtent 40% moins cher que le prix moyen, les montures 15% et les lentilles 10%. Et, avec Itelis, 95% des assurés ont un opticien à moins de dix kilomètres de chez eux.
L'émergence de la santé connectée va également être une source d'évolution ?
Là , nous parlons d'une transformation aussi importante que la Renaissance ou l'arrivée de l'électricité. Cette mutation technologique va avoir des impacts fulgurants. La connection va tout bouleverser. Chacun pourra de plus en plus disposer de données en instantané sur sa santé. Il va falloir faire la part des choses avec un grand sens éthique.
Cela peut avoir un impact sur la tarification ?
La question va se poser, comme pour l'assurance automobile où chacun est attaché à ce que sont tarif reflète sa conduite. Mais cela met au premier plan la question de l'utilisation des données. Si vous savez ce qu'achète quelqu'un au supermarché, vous pouvez en faire des déductions sur sa santé à terme. Aujourd'hui, aux Etats-Unis, il faut 50 minutes pour sortir une tarification de complémentaire santé à un client potentiel, le temps de compiler et d'analyser toutes les informations disponibles sur lui.
La protection des données devient centrale ?
Oui et ce sera de plus en plus le cas. En même temps, quand elles sont anonymisées, ces données peuvent avoir une vraie utilité collective. Ainsi, en Afrique, Orange, un de nos grands clients, a bâti un programme pour aider les gouvernements à lutter contre les épidémies grâce aux tél éphones mobiles, qui ont permis d'analyser les mouvements de population et d'optimiser les campagnes de vaccination. Il va falloir trouver un équilibre entre l'amélioration de la prévention et des soins et la protection contre l'utilisation des informations à des fins douteuses. L'éthique va être essentielle pour accompagner cette révolution.
  j ean lucÂ
PS
Belle parole d'un bel homme ,mais langue de bois a ce stade on peut parler de mensonge ,j e suis en retraite depuis le 1 03 2016 aucune réponse a mes demandes E .mail téléphone , que des mensonges , il est un fait si les dirigeants étais en Allemagne ,ils serais dans le collimateur de la justice pour manquement grave á leur obligation c'est notre argent ,et hxxxxx fait tout pour pas le rendre . un retraité qui a la bonne idée de trépasser avant la date á échouare ,et une bonne nouvelle pour h**** , c'est humain ça !!!!