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Travailler en Asie : vers quels pays se tourner après la crise ?

groupe d'employes au bureau
Shutterstock.com
Écrit parVeedushi Bissessurle 12 Octobre 2020

Longtemps plébiscités pour leur qualité de vie, mais aussi pour leur niveau de vie et leurs salaires élevés, Singapour et Hong Kong perdent leur attrait auprès des professionnels étrangers. D'ailleurs, Singapour a récemment annoncé que le recrutement de Singapouriens sera dorénavant privilégie à celui des expatriés. Si vous avez toujours rêvé de travailler en Asie, quelles seraient donc les destinations à considérer ? Faisons le point.

Pourquoi Singapour et Hong Kong ne sont plus l'eldorado des expatriés

Afin de décourager les entreprises locales à recruter des professionnels étrangers, le gouvernement singapourien a récemment décidé d'augmenter le montant du salaire minimum requis pour l'obtention de l'Employment Pass. Les employeurs seront ainsi contraints à débourser 4 500 $SG par employé, comparé à 3 900 $SG auparavant. Dans certains secteurs, comme la finance, les employeurs auront à débourser une somme de 5 000 $SG pour recruter un professionnel étranger. Clairement, cette mesure ambitionne à réduire la main-d'œuvre étrangère qui est quasiment omniprésente à Singapour, mais aussi à privilégier l'emploi des locaux qui font actuellement les frais de la crise de COVID-19. En effet, le taux de chômage est passé à 3,4% en août 2020, ce qui est supérieur à celui enregistré en septembre 2009 durant la crise financière mondiale. De plus, le taux de chômage des Singapouriens a atteint les 4,6% en août tandis que celui des résidents étrangers est passé à 4,5%. Une situation alarmante, c'est le moins que l'on puisse dire.

Secoué non seulement par la crise de COVID-19 mais aussi, depuis près d'une année, par des turbulences d'ordre sociopolitique, Hong Kong perd également son attrait aux yeux des expatriés. D'ailleurs, en 2019, ils étaient nombreux à quitter le pays, compte tenu de la recrudescence de violence et de la fermeture fréquente des écoles. Cette situation a entraîné une hausse de près de 40% des demandes de rapatriement auprès des sociétés de relocalisation. Cela, malgré la hausse des salaires préconisés pour les professionnels étrangers durant la même année. En effet, selon le sondage MyExpatriate Market Pay realise par ECA International, les entreprises basées à Hong Kong doivent à présent débourser, en moyenne, une somme de 284 466 $US par an pour chaque professionnel étranger, incluant le salaire moyen de 88 126 $US, sans compter les avantages comme la prise en charge du logement, de la scolarité et du transport. Il n'empêche que cette hausse reste inférieure à celle des années précédentes, compte tenu de la conjoncture économique de 2019, et il est peu probable que la situation s'améliore au cours des prochains mois.

Où y a-t-il de l'espoir pour les potentiels candidats ?

Il est clair que la situation en Asie n'est pas près de s'améliorer, compte tenu de l'ampleur de la crise économique et de la hausse du taux de chômage au niveau régional. En revanche, certains pays, comme le Japon, sont en train de mettre les bouchées doubles pour favoriser la relance. Avec un taux de chômage qui a franchi la barre des 3%, et plus de 2,06 millions de sans-emplois en août 2020, le marché du travail japonais connaît actuellement l'un des pires moments de son histoire. Cependant, la crise de COVID-19 n'aurait entraîné que 63 000 pertes d'emploi, comparé aux autres puissances asiatiques, selon une récente étude réalisée par le gouvernement japonais.

Il est toutefois intéressant de noter que malgré la crise, la tendance en matière de recrutements se maintient, comme en témoigne la tenue de nombreuses foires aux carrières en ligne durant les quelques derniers mois. Même les candidatures, le processus de sélection et les entretiens d'embauche se font intégralement en ligne. Ce qui signifie que des perspectives de carrière existent bel et bien au Japon, d'autant que le pays a décidé de rouvrir ses frontières aux ressortissants étrangers. Par ailleurs, selon une étude réalisée par le cabinet Mynavi, de nombreux étudiants internationaux au Japon ont reçu des promesses d'embauche de la part de potentiels employeurs depuis fin mai 2020. Même si le chiffre reste largement inférieur au nombre de promesses faites aux étudiants japonais, il semble que plusieurs secteurs sont en train de se rouvrir graduellement, alors vous devriez peut-être songer au Japon si vous souhaitez faire carrière en Asie après la crise. D'ailleurs, plusieurs grandes entreprises japonaises ont décidé de prolonger leur période de recrutement cette année.

Vous le savez sans doute déjà : l'Asie regroupe plusieurs grands centres manufacturiers, notamment en Chine, en Thaïlande, en Malaisie et au Vietnam. Cependant, compte tenu des pertes d'emploi et de la baisse d'activité dans le secteur manufacturier en Chine, de nombreuses sociétés sont en train de se tourner vers l'Asie du Sud-Est. La Thaïlande, à titre d'exemple, envisage de se positionner comme l'un des plus grands fabricants de véhicules électriques au monde au cours des 5 prochaines années. D'autres part, de grandes firmes comme Google et LG ont choisi de s'implanter au Vietnam qui est aujourd'hui l'un des plus grands centres de fabrications d'appareils électroniques au monde.

L'Indonésie, pour sa part, vient de bénéficier d'investissements venant de la Corée du Sud, ce qui devrait lui permettre de créer des milliers d'emplois au cours des prochains mois. D'ailleurs, de nombreuses entreprises sud-coréennes ont choisi de s'implanter dans le pays après avoir mis fin à leurs activités en Chine. Ainsi, l'Indonésie vient de l'avant avec un nouveau projet de loi visant à attirer davantage d'entreprises étrangères et à booster le marché de l'emploi, ce qui est plutôt bon signe dans le contexte économique actuel. Et comme le pays est en train de rouvrir ses frontières de manière progressive aux ressortissants étrangers, relançant ainsi le tourisme, de nombreux postes seront à pouvoir dans le secteur, y compris le domaine de l'hospitalité.

En Thaïlande, malgré la hausse significative du taux de chômage, les principaux sites d'emploi font état d'une pénurie d'employés dans plusieurs secteurs comme les technologies de l'information et de la communication, les relations publiques et le marketing, l'achat et la vente, le service clientèle, le business development, ainsi que l'alimentation et l'hospitalité au cours des prochains mois, comme en témoignent les dernières annonces publiées. Le site JobsDB indique d'ailleurs que 33% des entreprises qu'il a sondées envisagent de recruter les personnes affectées par la crise de COVID-19. Qui plus est, plus de la moitié de ces postes seront accessibles aux jeunes diplômés, alors si vous êtes sur le point de compléter vos études supérieures en Thaïlande, vous devriez tenter votre chance.

Les pays auxquels vous n'avez pas pensés

Sri Lanka et les Maldives sont deux pays d'Asie du Sud qui ont récemment bénéficié d'investissements provenant de la Corporation internationale de la Finance pour le développement d'une série de projets hôteliers. En mettant l'accent sur le tourisme et l'hôtellerie, ces pays représentent un immense potentiel en matière de carrière. Avec zéro décès lié à la COVID-19, le Bhoutan cherche également à booster son secteur touristique à travers le développement de nouveaux produits et services, ce qui signifie que de nombreux postes durables seront à pourvoir au cours des prochains mois.

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A propos de

Détentrice d'un diplôme approfondi de langue française, j'ai été journaliste à Maurice pendant 6 ans. Je compte une douzaine d'années d'expérience en tant que rédactrice web bilingue à ´ó¿§¸£ÀûÓ°Ôº, dont cinq au poste d'assistante éditoriale. Avant de rejoindre l'équipe d'´ó¿§¸£ÀûÓ°Ôº, j'ai occupé le poste de journaliste/reporter au sein de plusieurs rédactions mauriciennes. Mon expérience de plus de 6 ans dans la presse mauricienne m'a permis de côtoyer plusieurs personnalités et de couvrir de nombreux événements sur différentes thématiques.

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