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Des expatriés définissent leur « bonheur » malgré la crise

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Andrea Piacquadio / Pexels
Écrit parVeedushi Bissessurle 31 Mars 2021

Dans un rapport publié le 20 mars dernier, la Finlande a été désignée pour la 4e année consécutive le pays le plus heureux du monde. Certes, avec son excellent système de santé et sa bonne gouvernance à tous les niveaux, le pays a tout ce qu'il faut pour assurer le bonheur et le bien-être de sa population. Qu'en est-il du bonheur dans le reste du monde, en particulier celui des expatriés ?

Le Danemark, la Suisse, l'Islande, les Pays-Bas, la Norvège, la Suède, le Luxembourg, l'Autriche, ainsi que la Nouvelle-Zélande font également partie des pays les plus heureux du monde. Il s'agit d'ailleurs, pour la plupart, de pays à revenu élevé, dotés d'infrastructures et de systèmes performants, offrant ainsi une excellente qualité de vie à leurs habitants. Et pourtant, depuis le début de la crise sanitaire, pratiquement tous les pays du monde ont été contraints d'adopter des mesures drastiques pour pouvoir tenir la route.

La crise de COVID-19 a entraîné non seulement 2,78 millions de décès sur 127 millions de cas positifs autour du monde, mais aussi une série de crises. En effet, la pandémie n'a pas été sans conséquences pour l'économie mondiale, mais aussi pour les marchés du travail et les sociétés. Dans de nombreux pays, le taux de chômage ne cesse de grimper tandis que des milliers de salariés souffrent non seulement d'une perte du pouvoir d'achat mais aussi d'une baisse de revenu.

Alors que de nombreux pays tentent de rouvrir leurs frontières en vue de favoriser leur relance économique, de nouvelles vagues de COVID-19 viennent les secouer à nouveau. Aujourd'hui, de nombreux secteurs, des millions de salariés ainsi que leurs familles éprouvent énormément de difficultés à survivre. Comment, donc, peut-on définir le bonheur au cœur d'une crise qui semble être infinie ? Nous avons donné la parole à quelques expatriés.

Hank, un expatrié américain en Équateur

Pour Hank, un Américain qui vit en Équateur depuis de nombreuses années, il existe plusieurs moyens pour essayer de retrouver l'équilibre au sein du chaos qu'a entraîné la pandémie de COVID-19. « Une fois que vous vous aurez fait vacciner contre la COVID-19, votre perception du bien-être changera automatiquement. Faites de la méditation. Il existe plein de vidéos et de bandes audio pour vous aider sur internet. Essayez aussi de garder le contact avec vos proches et vos amis à travers les réseaux sociaux, via email ou par Skype ». Pour vous sentir mieux malgré la crise, selon Hank, il faut aussi savoir éteindre tous vos appareils, y compris le modem qui se trouve dans votre chambre, lorsqu'arrive l'heure de se coucher. « S'il vous est permis de sortir, sortez et profitez des jours ensoleillés. Faites de la natation si possible et mangez des aliments que vous aimez, sauf si votre médecin traitant vous l'a interdit ». Il estime également que pour être heureux en cette période de crise, il faut savoir discerner entre les bonnes et les fausses informations.

Claude, un expatrié français au Canada

« Ce qui me rend heureux ici, c'est le climat, et notamment les vents doux qui nous caressent délicieusement », nous confie Claude, un Francais qui vit au Canada. Rien ne peut le rendre plus heureux que la possibilité de s'asseoir sous un arbre, de nuit comme de jour, et de profiter de l'air frais. Malgré la crise, Claude fait de son mieux pour profiter des petits bonheurs que lui procure sa vie d'expatrié, comme le sourire des Canadiens, l'expression qui se dessine sur leurs visages et la douceur de vivre.

Sylvie, rapatriée en France depuis les États-Unis

Pour Sylvie, ce retour en France est beaucoup plus un soulagement. « Je me sens plus rassurée d'être ici, entourée de mes proches, surtout d'être aux côtés de ma mère souffrante depuis plusieurs mois. Je n'aurais pas pu attendre qu'il lui arrive quelque chose pour pouvoir rentrer. J'avais certes un travail, une maison, des amis, bref, une vie la bas, mais l'année écoulée m'a permis de réfléchir à ce qui comptait le plus pour moi, et je pense que c'est la meilleure décision que j'ai prise de toute ma vie », nous confie-t-elle. Même si elle ne sait pas encore combien de temps elle va rester en France, elle compte bien profiter un maximum de sa famille pendant cette période difficile pour tous.

Hicham, Marocain qui avait prévu de s'installer en Belgique

Pour Hicham, le bonheur serait de trouver un meilleur travail avec un salaire convenable pour pouvoir offrir tout ce qu'il y a de meilleur à sa petite famille. « Ce serait de pouvoir offrir une bonne scolarité et d'autres avantages à mes enfants, le tout dans un environnement agréable et sain », nous dira-t-il. Il reconnaît toutefois que tout cela reste difficile en cette période de crise sanitaire et économique. « Entre temps, à mon avis, il faudra prendre du temps pour se préparer pour être à la bonne hauteur des défis qui nous attendent. Le renforcement de nos compétences, que ce soit en langues, en nouvelles technologies ou en informatique, ainsi que l'apprentissage des valeurs de notre pays d'accueil pour nous permettre de nous intégrer, est primordial », estime-t-il.

Aude, expatriée française au Danemark

Passionnée par le bien-être, le bonheur et le respect de l'autre et de soi, Aude estime qu'elle a trouvé sa place au Danemark. « Parmi les pays dans lesquels j'ai habité, le Danemark est celui qui est le plus avancé sur les sujets de l'égalité homme/femme, l'acceptation de la différence (par rapport aux LGBT+), l'éducation sans violence, une corruption moins présente. Les gens ont plus confiance l'un en l'autre, et certains comportements qui pourraient choquer dans certains pays sont tout à fait normal ici. D'une certaine façon, je ressens les Danois comme se focalisant sur des choses plus simples, celles de la vie de tous les jours. Le bien-être de l'individu est important pour la société », nous dira-t-elle. Et d'ajouter qu'elle y a trouvé l'équilibre qui lui convient. « Depuis un/deux ans, je me vois bien vieillir ici ».

Valérie, une ¹ó°ù²¹²Ôç²¹¾±²õe en Italie

« Nous voilà reconfinés, mais je ne m'en plains pas », soutient-elle. En effet, le confinement résultant de la pandémie lui a été bénéfique de nombreuses façons. « En temps normal, j'aurais rarement pu passer tout ce temps avec mes enfants. Comme je travaille actuellement à distance, j'arrive à m'organiser avec mes tâches, ce qui me permet de m'occuper d'eux et d'organiser de petites activités pour leur éviter l'ennui. Je ne dis pas que tout ce qu'il se passe est une bonne chose, mais je suis heureuse de pouvoir passer mes journées ainsi, même s'il m'arrive de me sentir surmenée de temps en temps. Heureusement que mon époux est là pour m'épauler ».  

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A propos de

Détentrice d'un diplôme approfondi de langue française, j'ai été journaliste à Maurice pendant 6 ans. Je compte une douzaine d'années d'expérience en tant que rédactrice web bilingue à ´ó¿§¸£ÀûÓ°Ôº, dont cinq au poste d'assistante éditoriale. Avant de rejoindre l'équipe d'´ó¿§¸£ÀûÓ°Ôº, j'ai occupé le poste de journaliste/reporter au sein de plusieurs rédactions mauriciennes. Mon expérience de plus de 6 ans dans la presse mauricienne m'a permis de côtoyer plusieurs personnalités et de couvrir de nombreux événements sur différentes thématiques.

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