Il ya de cela un an et demi que j'ai immigré aux USA. Les premiers mois ont ete tellement dur avec les papiers immigratoires à remplir et qui par la suite me laissaient dans un horrible etat de stress.
Mon immersion dans ce pays ne s'affecte pas sur mon Anglais ni sur mes relations professionnelles au travail. Le fait d’être expatrié est une très bonne chose en premier lieu pour nous, car on en a marre de voir les memes choses au bercail, la famille qui se plaint de temps en temps, la mentalité retardée de l’Africain lorsque au fond de nous nous savons que c’est ca qui nous identifie. Second, l’expatriation est une façon pour nous de nous sentir libre et savoir quoi que l’on decide de faire, on peut le faire.
La seule intrigue sur l’expatriation, surtout dans un pays comme les US, ce sont la difference de peau, la difference sociale, et la discrimination qui nous amènent à se sentir délaissé et à se demander si ce fut un bon choix de s’aventurier dans ce pays où la moitié de sa population se contente aussi de la solitude. Des fois je me vois ressasser certains souvenirs vécus dans mon pays d’origine. La galère, le soleil morbide du pays, l’état poussiéreux et alarmant des routes, les amis, les cousins (tellement nombreux et parmi eux, ceux qui nous tiennent à coeur et d’autres qu’on apprécie pas mais pas du tout mais bon… que dire?… c’est la famille) me manquent énormément. J’ai tendance à dire à mon époux que je me portes bien, que le pays ne me manque guère mais c’en est pas le cas et il en est bien conscient que je sais qu’il sait.
Ce qui m’énerve c'est qu’ici tout se lie à la depression, c’est pas moi qui le dis. Des fois j’en ai cette envie folle de manger l’Africain, la belle famille insinue que les effets du mal du pays sont entrain de jouer; j’aimerai écouter aussi des chanson Africaine (je souligne bien celles des années 90, quand la musique avait encore de sens… pas la moisissure qu’on nous souffle au nez de nos jours), les amis de mon époux lui demandent si je déprime. Je suis très mélancolique lors de mes voyages occasionnels et lui (mon époux) me demande si j’aimerai parler avec un professionnel qui, selon lui, m’aiderait à éclaircir mes doutes sur le fait que pour certaines raisons que moi meme j’ignore, mon pays me manque.
J’ai toujours été un pigeon voyageur dans ma vie. Quoi que je suis encore jeune, ma liberté ne se limite pas sur mon vécu. ma liberté c’est de penser, de savourer mon futur et mon passé, mais en aucun cas le présent. J’ai l’impression que ma personnalité aux US s’est renfermé, bien que je parviens toujours facilement à me faire des amis (mais reste à savoir combien de temps cela va durer, car une chose que j’ai appris vis-à -vis des enfants de l’oncle Sam c’est qu’ils sont imprévisibles comme la météo). J'ignore le présent, je tâtonne devant les obstacles, et l’un de ces obstacles c’est de me demander si mon Anglais ne me rend pas parfois débile aux yeux des plus débiles, et comme excuse j’entonne le meme lyric de tout le temps “sorry I am still learning so please don’t mock my ESL). Disant ces mots, je me rends compte que cela m’a rendu encore plus débile rien qu’en le disant… Mais comme je l’ai bien di ma liberté ne se limite en aucun cas au présent… dans l’étouffante humidité des rues de New York pendant l’été… dans les larges rues semblables et étroites de Baltimore… dans l’Etat dépressif de Caroline du Nord… Bref… ma liberté, dans ce pays c’est de savourer mon futur et mon passé, et, c’est ce qui défini mon experience aux Etats Unis d’Amérique tout en ressassant mes souvenirs du plus profond de mon être.