La synthèse de CHRISDENICE est tout à fait remarquable, et nous informe sur l'essentiel.
Mais comme il demande quelques éclairages, voici quelques compléments, avec quelques répétitions
Bone Thïol Tchnam Thmey (បុណ្យចូលឆ្នាំថ្មី) soit littéralement « fête de l'Entrer dans la nouvelle année » est le nom officiel des fêtes Cambodgiennes qui célèbrent le nouvel an Kmher. Elles durent trois à quatre jours, et les dates sont fixées chaque année en se fiant à l’ancien horoscope. 2016 sera l'année du Singe, et correspond à l'an 2560 du calendrier lunaire, 2015 était l'année de la Chèvre.
Eh dire que certains disent que le Cambodge est en retard ! Je dirais qu'il est franchement en avance sur le calendrier grégorien ! Va comprendre !
Au temps de la gloire d'Angkor, les rois Khmers avaient adopté le calendrier lunaire, et à cette époque, vers la fin du xe siècle la "Nouvelle Année" chez les Khmers tombait vers la fin novembre ou début décembre suivant le calendrier solaire, premier mois du calendrier lunaire.
Au xie siècle, la fête de nouvel an khmer a été déplacée au cinquième mois du calendrier lunaire (mi-avril) par le roi Jayavarman VII pour des raisons de commodités.
V
Car, la grande majorité du peuple Khmer travaillait la terre et était très occupée pendant la période allant de novembre à fin janvier. En avril les moissons sont terminées et les agriculteurs peuvent jouir du fruit de leurs récoltes avant que la saison des pluies commence.
À l’origine, la fête était célébrée selon le rite brahmanique, et vénérait Ta Phrom (Brahma), la religion alors dominante parmi les élites de l’Empire Khmer, qui depuis a été supplantée par le Bouddhisme dans la vie des Cambodgiens aussi bien que dans la fête.
D'ordinaire, les cloches et les gongs des pagodes annoncent l'arrivée du Nouvel An dans presque tous les villages.
En ce qui concerne Prey Veng, la province où je demeure avec ma famille, le nouvel an 2016 se déroule sur quatre jours. C'est un choix fait par le Lok Moine de notre temple.
Premier jour (13 avril) : Möha Sangkran (មហាសង្រ្កាន្ត), « la grande marche », marque la fin de l’année et le début d’une nouvelle et correspond à la réception d'une nouvelle Tevada à forme animale (un des douze signes astrologique chinois) qui doit venir s’occuper du monde. Cette année c'est l'année du singe
Pour ce premier jour de fête, on décore la maison afin d’accueillir comme il se doit cette nouvelle divinité. Le matin, on apporte des repas aux bonzes à la pagode, qui dispenseront les enseigniements sur le Dharma, la loi bouddhique. On en profite pour confectionner et allumer des bougies ainsi que des bâtonnets d’encens.
Les membres de chaque famille rendent hommage au Bouddha et le remercient pour ses enseignements en s’inclinant, s’agenouillant et se prosternant trois fois devant son image (comme d'habitude!).
L’après-midi, on commence à participer à des jeux traditionnels qui seront pratiqués pendant toute la fête, généralement dans l’enceinte de la pagode.
Pour se porter chance, les fidèles utilisent de l’eau bénite avec laquelle ils se lavent le visage le matin, la poitrine le midi et les pieds le soir avant d’aller se coucher. Et on asperge tous les passants avec parfois de la farine de riz.
Second et troisième jours: (14 et 15 avril) Varear Vanabat (វារះ វនប័ត), "Temps des donations"
Ce second jour est consacré à l'adoration et à la charité envers les moins fortunés ; on offre des cadeaux aux pauvres, aux domestiques, aux sans abris et aux foyers à très faible revenus. Les familles se rendent dans les pagodes pour honorer leurs ancêtres.
On érige également des monticules de sable sur le sol des pagodes. Un
grand dôme est dressé au centre qui représente Culamuni Cetiya, le stûpa de Tavatimsa où sont enterrés les cheveux et le diadème de Bouddha. Le grand amas est entouré de quatre plus petit qui symbolisent les stûpas de Sariputta, Moggallana, Ananda et Mahākāshyapa, les principaux disciples du Bouddha. Dans certains villages du pays, la coutume veut qu’on remplace le sable par du paddy (riz non décortiqué) voire qu’on fasse cohabiter les deux matériaux.
Quatrième jour (16 avril) : Varear Laeung Sak (វារះ ឡើង ស័ក), qui signifie littéralement « temps du nouveau millésime » est celui de l'adoration et marque le début solennel dans la nouvelle année.
C’est à cette occasion qu’a lieu la cérémonie du Pithy Sroang Preah qui clos les festivités, qui consiste à nettoyer les statuts de Bouddhas avec de l'eau bénite, et parfumée. Baigner les représentations du bouddha, symbolise le fait que l’eau est indispensable à toutes les sortes de vies. C’est également un moyen d’acquérir longévité, chance, bonheur et prospérité.
On invite également les parents, patriarches, à prendre un bain. En procédant ainsi, les enfants expriment leurs gratitude, demandent le pardon pour les fautes commises et espèrent obtenir les meilleurs vœux et conseils pour le futur.
Espérant que ces complètements répondent aux attentes de CHRISDENICE.
Très cordialement Kroussar.
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