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Fiscalité à l'île Maurice

The tax system in Mauritius
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Mis à jour parVeedushi Bissessurle 07 Février 2026

Lorsqu'on s'installe à l'étranger, il est primordial de résoudre en amont toutes les interrogations, même celles qui semblent les plus délicates. Parmi ces sujets complexes, la fiscalité, qu'elle soit individuelle ou liée aux entreprises, occupe une place centrale. Elle recouvre divers aspects : impôt sur le revenu, périodes fiscales, impôt sur les sociétés, TVA, taxation des entreprises offshore, avantages fiscaux et bien d'autres encore. Cet article vous accompagne dans la compréhension du système fiscal mauricien.

L'Ile Maurice offre une fiscalité transparente

Maurice a instauré de nombreux incitatifs fiscaux pour séduire les investisseurs étrangers tout en respectant rigoureusement les normes internationales. En signant des accords conformes à ces exigences, le pays s'est distingué auprès de l'Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE), qui le classe parmi les nations les plus respectueuses en matière de fiscalité.

L'année fiscale s'étend du 1er juillet au 30 juin de l'année suivante. Cette période s'applique tant aux particuliers qu'aux entreprises pour le calcul de leurs revenus imposables et la soumission de leurs déclarations fiscales. Ces déclarations doivent être déposées auprès de la MRA avant le 30 septembre pour un dépôt en personne, ou au plus tard le 15 octobre pour une transmission électronique.

Devenir résident fiscal à l'Ile Maurice

L'Autorité fiscale mauricienne (MRA) considère comme résident fiscal toute personne étrangère ayant séjourné :

  • Au moins 183 jours sur l'île durant l'année fiscale en cours ;
  • Ou
  • Un total d'au moins 270 jours en combinant son séjour de l'année fiscale actuelle et ceux des deux années fiscales précédentes.

Une fois l'un de ces critères de résidence fiscale rempli, l'expatrié devient imposable sur les revenus générés à Maurice ainsi que sur les revenus étrangers transférés dans le pays. Selon la MRA, les revenus imposables incluent :

  • Les revenus d'une activité professionnelle ;
  • Les bénéfices commerciaux ou artisanaux ;
  • Les pensions ;
  • Les loyers ;
  • Les intérêts ;
  • Les redevances.

Les plus-values constituent toutefois une exception, car elles ne sont soumises à aucune imposition.

Actuellement, Maurice a signé 46 conventions fiscales destinées à éviter la double imposition. Les détails de chaque accord, et leur application selon votre nationalité, sont accessibles sur le site de la MRA.

Lien utile :

Impôts individuels sur le revenu à Maurice

Pour les salariés, les contributions fiscales et sociales (couvrant notamment les pensions et la retraite) sont directement prélevées à la source par les employeurs. Ce mécanisme, connu sous le nom de PAYE (Pay As You Earn), délègue aux entreprises la gestion de toutes les démarches administratives. Chaque salarié se voit attribuer un Tax Account Number (TAN), et les retenues à la source s'appliquent automatiquement à leurs revenus. Ainsi, chaque mois, l'employeur prélève le montant approprié sur le salaire.

À la clôture de l'année fiscale, les employeurs remettent à chaque salarié un Employee Declaration Form (EDF). Ce document récapitule les revenus hors salaire, tels que les intérêts, redevances ou dividendes étrangers. Les salariés utilisent ces informations pour calculer le montant imposable. Si les retenues à la source s'avèrent inférieures à l'impôt dû, le salarié devra régler la différence auprès de la Mauritius Revenue Authority (MRA). À l'inverse, en cas de trop-perçu, un remboursement sera effectué.

Pour finaliser cette démarche, les salariés doivent soumettre leur déclaration fiscale à la MRA. Cela peut se faire en personne, en se rendant à la MRA avec l'EDF fourni par l'employeur, ou en ligne via l', accessible grâce au TAN.

Maurice applique un système d'imposition sur le revenu progressif. Le montant dû à la Mauritius Revenue Authority (MRA) dépend de votre revenu annuel imposable. En pratique, plus vos revenus augmentent, plus le taux d'imposition applicable aux tranches supérieures est élevé. Ce système vise à garantir une équité fiscale, en demandant aux contribuables les plus aisés de contribuer davantage aux fonds publics.

Depuis le 1er juillet 2025, le simplifié s'articule en trois tranches principales :

  • 0 % sur les premiers 500 000 roupies mauriciennes (Rs) de revenu annuel ;
  • 10 % sur les 500 000 Rs suivants (soit jusqu'à 1 000 000 Rs) ;
  • 20 % sur tout revenu au-delà d'un million de roupies.

Ce système allégé vise à rendre l'impôt plus transparent, tout en maintenant une progressivité entre les revenus modestes, moyens et élevés.

Fair Share Contribution

La Fair Share Contribution est une taxe additionnelle que doit payer tout individu dont le revenu total imposable, appelé Fair Share Contribution Income Threshold, dépasse 12 millions de Rs par année fiscale. La FSC est calculée à 15 % sur la partie du revenu qui dépasse 12 millions de Rs. Elle s'applique aux années fiscales du 1er juillet 2025 au 30 juin 2028 (trois années). Il correspond à la somme du revenu net de l'individu, des dividendes reçus d'une société résidente ou d'une coopérative et de la part de dividendes provenant d'une société ou d'une succession si ces dividendes avaient été entièrement distribués. Sont exclus du seuil : les dividendes ou distributions provenant d'une entité Global Business (GBL), les montants forfaitaires liés à une pension, indemnité de décès ou compensation pour décès/blessure, lorsqu'ils proviennent d'une législation, d'un fonds de pension/superannuation ou d'un régime de retraite individuel approuvé.

Les abattements fiscaux sur les impôts individuels

Le seuil de 500 000 Rs exonéré équivaut à un revenu mensuel d'environ 38 462 Rs, ce qui élargit le nombre de contribuables non imposables (source MRA). Ceux ayant des personnes à charge bénéficient de déductions fiscales supplémentaires.

Une personne à charge est définie comme suit : un enfant de moins de 18 ans, un enfant majeur en formation à plein temps, un conjoint sans activité professionnelle, ou un membre de la famille incapable de travailler pour cause de handicap ou alité.

Les déductions pour personnes à charge sont les suivantes :

  • 1 personne à charge : 110 000 Rs ;
  • 2 personnes à charge : 190 000 Rs ;
  • 3 personnes à charge : 275 000 Rs ;
  •  4 personnes ou plus : 355 000 Rs.

Les contribuables peuvent également bénéficier de plusieurs déductions et allègements fiscaux couvrant les prêts immobiliers, l'assurance médicale, l'éducation et certains types d'investissements.

  • Intérêts sur prêt immobilier garanti : un allègement est accordé sur les intérêts payés pour un prêt immobilier destiné à l'achat ou à la construction d'une résidence, à condition que ni vous ni votre conjoint ne possédiez déjà un bien résidentiel et que votre revenu total annuel ne dépasse pas 4 millions de Rs.
  • Primes d'assurance médicale : vous pouvez bénéficier d'un allègement pour les primes ou cotisations d'assurance médicale payées pour vous-même et vos personnes à charge, dans la limite d'un plafond fixé par personne.
  • Enfant à charge inscrit dans une école privée : une déduction supplémentaire est accordée pour les frais de scolarité payés à une école primaire ou secondaire privée pour un enfant à charge, jusqu'à une limite déterminée.
  • Enfant à charge poursuivant des études tertiaires : vous pouvez réclamer une déduction importante pour un enfant à charge inscrit à temps plein dans un établissement d'enseignement supérieur reconnu, pour une période maximale de six ans, à condition qu'il ne bénéficie d'aucun financement externe.
  • Emploi d'un aidant : une déduction est permise pour les salaires versés à un aidant s'occupant d'un proche alité, dans la limite d'un montant maximal.
  • Investissements : des déductions sont prévues pour les investissements dans des technologies durables, telles que les systèmes d'énergie solaire, les dispositifs de récupération d'eau de pluie et les bornes de recharge rapide pour véhicules électriques.
  • Régimes de retraite individuels : les cotisations versées à un régime de retraite personnel agréé peuvent être déduites de votre revenu net, jusqu'à un plafond déterminé.
  • Dons : les dons effectués par voie électronique à des organismes de bienfaisance.

Impôts sur les sociétés à Maurice

Le taux d'imposition forfaitaire des sociétés à Maurice est fixé à 15 %. Il s'applique aux éléments suivants :

  • Bénéfices commerciaux ;
  • Intérêts ;
  • Dividendes provenant de l'étranger ;
  • Loyers, revenus commerciaux, revenus des professions libérales.

Les paiements anticipés d'impôts (CPS - Current Payment System) doivent être déclarés trimestriellement auprès de la MRA.

Au taux de base de 15 % s'ajoutent désormais des contributions et impôts minimums selon le niveau de revenus et le statut de l'entreprise :

  • Une Fair Share Contribution (FSC) de 5 % sur le revenu imposable s'applique aux entreprises dont le revenu dépasse 24 millions de Rs, tandis que les banques peuvent être soumises à un supplément d'imposition allant jusqu'à 2,5 % pour leurs opérations domestiques (ce qui peut porter la charge totale à 7,5 %). Ce supplément FSC est applicable pour une durée limitée de trois années consécutives (du 1er juillet 2025 au 30 juin 2028). Cependant, les entités titulaires d'une Global Business Licence (GBL) ou bénéficiant de statuts exonérés/tax holidays peuvent être exemptes de cette contribution équitable.
  • Impôt minimum de remplacement (AMT) : Les entreprises opérant dans des secteurs clés (hôtellerie, assurance, télécom, immobilier, services financiers) seront soumises à un impôt minimum de 10 % sur les bénéfices comptables si leur imposition normale est inférieure à ce seuil. Ce régime ne s'applique pas aux sociétés bénéficiant d'un statut privilégié ou d'une licence GBL. De plus, les crédits d'impôt (notamment les foreign tax credits) ne peuvent pas être utilisés pour réduire la charge due à l'AMT.
  • QDMTT : Depuis le 1er juillet 2025, les entités mauriciennes appartenant à des groupes multinationaux dont le chiffre d'affaires consolidé atteint ou dépasse 750 millions d'euros sont soumises à un impôt minimum complémentaire national (Qualified Domestic Minimum Top-Up Tax, QDMTT). Lorsque leur taux effectif d'imposition combiné à Maurice est inférieur à 15 %, un ajustement fiscal est appliqué pour porter ce taux à 15 %, conformément au cadre international du pilier 2 de l'OCDE (règles GloBE). Les modalités de calcul détaillées, ainsi que les exclusions, crédits d'impôt et autres dispositions spécifiques, seront précisées par réglementation. La MRA dispose d'une note d'orientation précisant les entités concernées et la procédure de désignation du représentant local chargé de déposer la déclaration QDMTT. À noter qu'il ne s'agit pas d'un impôt forfaitaire de 15 %, mais d'un complément d'imposition visant à combler l'écart entre le taux effectif d'imposition réel et le seuil minimal de 15 %.

Bon à savoir :

  • De nombreuses déductions doubles/triples sont désormais restreintes aux PME seulement.
  • Le régime d'exemption partielle (PER) est recentré : les sociétés ne peuvent bénéficier d'exonérations que pour les revenus correspondant à leurs activités couvertes par leur permis/licence, et doivent démontrer une substance réelle locale.
  • Les VASPs (prestataires d'actifs numériques) peuvent bénéficier d'une exonération partielle de 80 % sur l'impôt dû au titre des revenus tirés des activités de « échange, transfert, conservation et administration d'actifs virtuels », à condition que l'activité génératrice de ces revenus satisfasse aux exigences de substance prescrites.
  • L'Advance Payment System (APS) demeure pour les sociétés imposables, avec des versements périodiques obligatoires.
  • L'obligation de tenir une documentation rigoureuse, notamment pour les transactions entre parties liées, est renforcée pour satisfaire aux exigences du QDMTT et de la conformité fiscale.

Exonération des intérêts pour les fonds (CIS/CEF)

Les fonds d'investissement collectifs (CIS) et les fonds à capital fermé (CEF) peuvent désormais bénéficier d'une exonération partielle de 95 % sur leurs revenus d'intérêts, à condition que les exigences de substance économique soient remplies (activité principale à Maurice, personnel qualifié, dépenses proportionnées, etc.). Cette mesure améliore l'ancien régime d'exonération partielle à 80 % et rend les intérêts de dette plus attractifs au sein des fonds. Toutefois, si l'exonération est revendiquée, un crédit d'impôt étranger ne peut pas être appliqué sur ce revenu.

Crédit d'impôt à l'investissement (ITC)

Le nouveau cadre introduit un crédit d'impôt à l'investissement (Investment Tax Credit, ITC) destiné aux petites entreprises et prestataires de services (chiffre d'affaires ≤ 10 millions de Rs) :

Le crédit est de 5 % sur le coût d'acquisition de nouveaux équipements (hors véhicules), étalé sur 3 ans (soit jusqu'à 15 % au total). Si le crédit ne peut pas être utilisé dans l'année, il peut être reporté jusqu'à 5 ans. À savoir que ce dispositif ne s'applique pas automatiquement aux grandes entreprises manufacturières ni au secteur automobile, sauf si elles remplissent les conditions spécifiques.

Triple déduction pour les dons aux ONG : désormais limitée aux PME

Jusqu'au 30 juin 2025, les entreprises pouvaient bénéficier d'une triple déduction fiscale, plafonnée à 1 million de Rs, lorsqu'elles soutenaient des ONG dans les domaines de la santé, du handicap, de la protection des enfants de la rue ou de la réhabilitation. Depuis le 1er juillet 2025, cette triple déduction s'applique uniquement aux PME (petites ou moyennes entreprises). Les grandes entreprises ne peuvent plus automatiquement revendiquer ce niveau d'avantage pour leurs dons.

Revenus et exemptions spécifiques

  • Intérêts sur obligations, débentures ou sukuks : Exonération d'impôt possible pour les titres émis par des entités étrangères finançant des projets d'énergie renouvelable, avec approbation de la MRA.
  • Vente de carburant aviation : Les revenus issus de la vente de carburant aux compagnies aériennes sont taxés à un taux réduit de 3 %, assimilés à des revenus d'exportation.
  • Télécommunications : Pas de baisse du taux de la taxe de solidarité, mais un plafond global de 35 % sur la charge fiscale totale (impôt, levies et contributions) pour les opérateurs titulaires d'une licence ICTA.
  • Crédit d'impôt pour l'innovation / IA / brevets : Les petites entreprises (CA ≤ Rs 10 millions) et les prestataires de services peuvent bénéficier d'un investment tax credit (ITC) de 5 % par an pendant 3 ans, applicable aux acquisitions d'équipements neufs (hors véhicules). Le crédit non utilisé peut être reporté jusqu'à 5 ans.

En matière d'exonération partielle, le régime fiscal mauricien autorise une exonération de 80 % sur certains revenus spécifiques (intérêts, dividendes étrangers, services de conseil AI agréés) sous condition de substance. De plus, pour les fonds de type CIS/CEF, une exonération de 95 % sur les revenus d'intérêts est prévue, sous réserve de respecter les critères d'éligibilité.

Par ailleurs, s'il est prévu que les start-ups et les PME puissent revendiquer une déduction fiscale d'un montant de 150 000 Rs pour leurs investissements en intelligence artificielle (IA) jusqu'en 2029, les modalités n'ont pas encore été clairement définies.

Soutien à l'industrie créative et culturelle

Les entreprises peuvent bénéficier d'une double déduction fiscale pour les dépenses engagées au titre du soutien aux artistes enregistrés, notamment sous forme de financement ou de mécénat. Les déductions multiples (double ou triple déductions) sont désormais réservées aux entreprises dont le chiffre d'affaires annuel ne dépasse pas 100 millions de Rs. Cette restriction s'applique explicitement à certaines catégories, telles que les dépenses de marketing, de distribution ou de sponsoring de films, ainsi que les dépenses liées à l'acquisition de brevets, de franchises ou de logiciels spécialisés.

Certificat Premium Investor pour l'industrie créative : Le régime du Premium Investor Certificate a été étendu pour inclure les investissements dans l'industrie créative : infrastructures de spectacles et de concerts notamment, ce qui ouvre la voie à des incitations fiscales via ce certificat, sous réserve de conditions d'éligibilité (montant d'investissement, approbation de l'EDB).

Autres exonérations fiscales :

  • Sur les intérêts d'obligations pour des projets d'infrastructure ;
  • Sur les gains issus de la vente d'actifs virtuels et de tokens ;
  • Sur les compensations gouvernementales liées aux pertes causées par des catastrophes.

Vacances fiscales :

  • Captive insurance (captive insurers) : ces sociétés peuvent bénéficier d'une exonération d'impôt sur leurs revenus pendant une période initiale (souvent 8 à 10 ans) à compter de la date de début de leurs activités, sous réserve qu'elles satisfassent aux conditions de licence et de substance prescrites.

TVA à Maurice

La taxe sur la valeur ajoutée (TVA) est un impôt indirect appliqué sur les biens et services destinés à la consommation.

À Maurice, le taux de TVA est fixé à 15 %. La MRA a renforcé les obligations de facturation et de reporting électroniques pour les entreprises enregistrées à la TVA. Cependant, certains produits et services bénéficient d'une exonération :

Produits et services exonérés de TVA

  • Services médicaux, hospitaliers et dentaires fournis par le système de santé public ;
  • Aliments de base : sucre, margarine, riz, yaourt, huiles comestibles, pain, graines potagères, de fruits ou de fleurs, café torréfié ;
  • Produits essentiels : dentifrices, brosses à dents, lotions pour bébé, silicones médicaux ;
  • Électricité et eau ;
  • Exportations de biens et services ;
  • Gaz de cuisson domestique vendu en bouteilles jusqu'à 12 kg ;
  • Systèmes photovoltaïques ;
  • Instruments de musique de toutes sortes ;
  • Entrée aux galeries d'art numérique ;
  • Blocs en verre-céramique destinés à des applications dentaires ;
  • Projets de construction d'infrastructures éducatives ;
  • Logements sociaux construits dans le cadre de projets de la New Social Living Development Ltd, ainsi que l'achat de véhicules utilisés pour ces constructions ;
  • Instruments et appareils médicaux, chirurgicaux, dentaires ou vétérinaires, classifiés sous le code HS 90.18 ;
  • Services fournis par les missions diplomatiques et leurs agents ;
  • Biens et services destinés à des projets bénéficiant d'au moins 50 % de leur financement sous forme de subventions ou de prêts spéciaux octroyés par des organisations donatrices ;
  • Services offerts par des sociétés de gestion aux fiducies ou fondations lorsque les fondateurs et bénéficiaires résident à l'étranger.

Depuis le 1er janvier 2026, les services numériques ou électroniques fournis par des prestataires étrangers (streaming, publicités en ligne, logiciels, cloud…) sont soumis à la TVA. Les fournisseurs étrangers sont tenus de s'enregistrer localement auprès de la MRA et déclarer leurs ventes par voie électronique.

Peut-on récupérer la TVA à l'Ile Maurice ?

Les autorités fiscales prévoient la récupération de la TVA par les particuliers dans deux cas :

  • Les visiteurs étrangers en partance de l'Ile Maurice ;
  • Les Mauriciens en partance de l'Ile Maurice.

Les visiteurs étrangers peuvent récupérer la TVA en faisant leurs achats dans 1 000 commerces spécifiques, affichant les logos : et . Ceci dès lors que leurs achats atteignent un minimum de 2 300 Rs (TVA incluse) par magasin et sur présentation de leur passeport et de leurs reçus auprès du comptoir des douanes de la MRA.

Quant aux Mauriciens en partance, cette liste est réduite à 200 commerces.

SERVICE DES IMPÔTS PARTICULIERS FRANÇAIS NON RÉSIDENTS (SIPNR)

10, rue du Centre, TSA 10010
93465 Noisy-le-Grand Cedex

Tél. : 33 (0) 1 57 33 83 00 (du lundi au vendredi de 9h à 16h)

E-mail : sip.nonresidents@dgfip.finances.gouv.fr

Liens utiles :

Fiscalité des compagnies offshore à l'Ile Maurice

L'Ile Maurice a mis en place un certain nombre de régulations et d'avantages en faveur des compagnies offshore; ceci avec l'appui de plusieurs acteurs: la Mauritius Financial Services Commission, l'organe directeur de la création et de la réglementation des sociétés offshore ainsi que le secteur bancaire dans son ensemble, en sachant que les banques, aussi bien nationales qu'internationales de Maurice, accueillent également les non-résidents.

Aujourd'hui, l'environnement offshore du pays affiche un vrai dynamisme grâce au large éventail de structures, de licences et de comptes.

En conséquence, les investisseurs peuvent créer une compagnie offshore à l'Ile Maurice et plus précisément une « Global Business Company (GBC) » ou une « Authorised Company (AC) ».

Ils peuvent également gérer leurs fonds offshore à travers les organismes de placement collectif ou les fonds de capital-investissement.

On qualifie de société offshore une entreprise :

  • Qui établit son siège social dans un pays étranger dans lequel elle n'exerce aucune activité commerciale ;
  • Dont les dirigeants responsables ne sont pas domiciliés sur place.

Bénéficiaire de certains avantages fiscaux, elle est entièrement extérieure sans se mêler à l'économie du pays d'accueil et sans bénéficier des facilités offertes aux entreprises locales.

Bon à savoir :

Selon la Government Notice datant de 2017, retrouvez ici les frais annuels payables par les différentes configurations d'entreprises.

Les fiducies offshore

À Maurice, les fiducies offshore :

  • Sont imposables sur le revenu mondial au taux d'imposition en vigueur, c'est-à-dire, 15 % ;
  • Sont obligées de soumettre une déclaration fiscale annuelle à la MRA dans les 6 mois qui suivent la fin de leur période comptable ;
  • Peuvent réclamer l'exemption partielle de 80 % applicable sur leur revenu de source étrangère, à condition de présenter une preuve écrite du montant de l'impôt étranger perçu et qui doit être égal à 80 % de l'impôt de Maurice percevable sur ce revenu.

À noter que le revenu imposable est défini comme la différence entre :

  • Le revenu net généré par la fiducie ;
  • Et
  • Le montant global distribué aux bénéficiaires conformément aux termes de l'acte de fiducie.

En outre, tout montant distribué à des bénéficiaires non résidents est exonéré de l'impôt sur le revenu.

Une fiducie offshore peut demander par notification écrite auprès du commissaire des comptes mauricien, à être considérée comme non-résidente à Maurice à des fins fiscales et d'être exemptée d'imposition. Dans un tel cas, elle ne peut pas bénéficier des accords de non-double imposition signés par Maurice.

Avantages fiscaux à Maurice

Avantages fiscaux pour les particuliers

La condition sine qua non pour bénéficier des avantages fiscaux à l'Ile Maurice est la notion de résidence fiscale. Aussi, toute entreprise qui répond aux critères en vigueur bénéficie des avantages suivants :

  • Pas d'impôts sur les dividendes ;
  • Pas d'impôts sur les plus-values ;
  • Pas d'impôts sur la fortune ;
  • Pas d'impôts sur les droits de succession pour les descendants directs ;
  • Profits et dividendes de sociétés situées hors de Maurice rapatriables sans aucune restriction avec un taux d'imposition de 15 % ;
  • Taux d'imposition de 15 % ;
  • Exemption totale d'impôt pour les activités d'import et export ;
  • Imposition de 15 % pour l'activité de transformation ;
  • Exemption des droits de douane sur toute marchandise importée à travers le port franc ;
  • Libre rapatriement des bénéfices.

Avantages fiscaux pour les entreprises

Les Global Business License (GBC) ne sont pas assujetties :

  • À l'impôt sur les plus-values, et à la retenue à la source sur le paiement des dividendes, des intérêts ou des redevances ;
  • Aux droits de timbre ;
  • À l'impôt sur le capital ;
  • À l'impôt sur les successions.

Lorsqu'elle possède au moins 5 % d'une société sous-jacente, la GBC bénéficie d'un crédit sur l'impôt étranger payé sur le revenu à partir duquel le dividende a été payé (« crédit d'impôt étranger sous-jacent »).

Lorsqu'une société ne résidant pas à Maurice est soumise à dividende, reçoit du dividende d'une autre société ne résidant pas à Maurice (« dividende secondaire » ) et dont elle détient directement ou indirectement au moins 5 % des capital-actions, ce dividende sera admissible en tant que crédit sur l'impôt étranger et crédit pour impôt étranger sous jacent.

Les paiements d'intérêts et de redevances versés par la GBC sont entièrement déductibles des impôts à Maurice.

Le Finance Act 2025 introduit plusieurs changements majeurs pour les entités internationales opérant à Maurice sous le régime du Global Business (GBL/GBC).

Introduction du DMTT/QDMTT

Les sociétés mauriciennes faisant partie d'un groupe multinational (MNE) dont le chiffre d'affaires consolidé est égal ou supérieur à 750 millions d'euros sont désormais soumises à un impôt minimum domestique de 15 % lorsque leur taux effectif est inférieur. Ce dispositif, appelé Qualified Domestic Minimum Top-Up Tax (QDMTT), est en vigueur depuis le 1er juillet 2025 (sections 50Q à 50V de l'Income Tax Act). Chaque entité concernée doit désigner un représentant local et notifier la MRA dans les six mois suivant la fin de son exercice.

Éligibilité restreinte au régime d'exonération partielle (80 %)

Le régime d'exonération partielle (jusqu'à 80 % du revenu imposable) est désormais limité aux revenus provenant d'activités couvertes par la licence de la société, à condition que celle-ci respecte les exigences de substance à Maurice. Les sociétés doivent démontrer que les activités génératrices de revenus sont effectivement exercées depuis Maurice (Fifth Schedule, Part II, § 4 de l'Income Tax Act).

Gouvernance et exemptions spécifiques

Les Global Business Companies doivent être gérées et contrôlées depuis Maurice, exercer leurs activités principales sur le territoire, et notifier la Financial Services Commission (FSC) de tout changement dans leur direction, propriété ou contrôle sous 14 jours (Financial Services Act, § 71A).

Nous faisons de notre mieux pour que les informations fournies dans nos guides soient précises et à jour. Si vous avez toutefois relevé des inexactitudes dans cet article, n'hésitez pas à nous le signaler en laissant un commentaire ci-dessous et nous y apporterons les modifications nécessaires.

A propos de

Détentrice d'un diplôme approfondi de langue française, j'ai été journaliste à Maurice pendant 6 ans. Je compte une douzaine d'années d'expérience en tant que rédactrice web bilingue à ´ó¿§¸£ÀûÓ°Ôº, dont cinq au poste d'assistante éditoriale. Avant de rejoindre l'équipe d'´ó¿§¸£ÀûÓ°Ôº, j'ai occupé le poste de journaliste/reporter au sein de plusieurs rédactions mauriciennes. Mon expérience de plus de 6 ans dans la presse mauricienne m'a permis de côtoyer plusieurs personnalités et de couvrir de nombreux événements sur différentes thématiques.

Commentaires

  • kaflazel
    kaflazelil y a 3 ans(²Ñ´Ç»å¾±´Ú¾±Ã©)

    Bonjour et merci pour cet article plein de valeur.

    Comment se passe le reversement de la TVA si par exemple une société mauricienne facture des clients en Europe ?

    Merci beaucoup pour votre aide.

  • Kynao
    Kynaoil y a 7 ans(²Ñ´Ç»å¾±´Ú¾±Ã©)
    Bonjour merci pour ces informations. Dans le cadre d'une expatriation à Maurice et pour une activité de parieur et de futur trader, est-il conseillé d'exercer en tant que particulier où faut-il que je crée une société ? Les activités de paris et de trader sont-elles imposées où sont-elles considérées au titre des plus-values donc non taxées ?

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