Pour les amateurs de ±è곦³ó±ð qui débarquent à Mayotte, c'est le début du Paradis !
Toutes sortes de poissons, tous types de ±è곦³ó±ð, et encore des poissons dans l'eau.
Depuis le bord, au lancer-ramené tu peux faire des petites carangues et des petits barracudas, mais vraiment pas grand chose vu qu'il n'y a pas de tombant (profondeur) et que les Mahorais ±è곦³ó±ðnt à pied avec des filets.
Il faut donc aller sur le lagon, sur la barrière de corail, sur le tombant derrière la barrière, et au large. Donc bateau obligatoire. Un petit bateau avec un petit moteur coûte même pas le prix d'une voiture, et ça sent déjà la liberté. Liberté oui pour les weekends ballades en famille sur le lagon. Et encore: toujours des em±è곦³ó±ðments pour ce weekend (aller faire les courses, faire les devoirs des enfants, gueule de bois du dimanche matin...) et de toute façon madame trouvera toujours que ta canne qui traine derrière le bateau prend de la place!
La ±è곦³ó±ð c'est pas avec toute la famille à bord. Tu penses donc y aller en semaine sur ton jour dispo. Tu choisi un bateau que tu peux mettre seul à l'eau, et le remonter seul sur la remorque. Tu vas vite te rendre compte que seul, pour diriger le bateau mettre les lignes à l'eau, piloter, remonter les lignes, maintenir le bateau en place et combattre le poisson est une galère sans nom. D'autant plus que la partie vraiment sportive se fait en dehors du lagon, dans la houle et les courants. Deux ou trois fois tu trouves des amis qui t'accompagnent et l'ambiance est bon enfant. Mais toi tu es la pour pécher et le copain qui oubli de fermer lagrafe sur le leurre, ... ça passe pas. Sans compter celui qui chope le mal de mer et t'oblige a retourner à quai.
Eux ne veulent plus t'accompagner. Et même si tu as le bateau, ce n'est pas si facile de trouver quelqu'un qui accepte de sortir en mer pour ±è곦³ó±ðr, en semaine, justement le jour ou toi tu es libre. Quand tu as eu un espadon voilier au bout de ta ligne, tu comprends vite que pour des raisons de sécurité tu ne peux pas sortir seul en mer.
Tu as un bateau mais pas la liberté d'aller ±è곦³ó±ðr quand tu veux.
D'autres amateurs de ±è곦³ó±ð sont aussi dans ton cas.
Donc il vaut mieux chercher quelqu'un qui a un bateau et qui cherche un camarade de ±è곦³ó±ð. Son envie de ±è곦³ó±ðr et sa courtoisie feront qu'il ne te demandera rien (financier) , mais puisqu'il fournit le bateau et le moteur, tu peux prendre en charge l'essence. Equipes toi de ton propre materiel, car nous ±è곦³ó±ðurs ne sommes pas préteur.
Les poissons c'est compliqué : ceux qui sont en période de reproduction, ceux qui migrent pour se reproduire, ceux qui sont gros mais pas encore adulte, ... donc si tu veux continuer à ±è곦³ó±ðr, c'est le nokill absolu. Le plaisir du combat , et de le relâcher. C'est tout. Tu seras tenté d'en ramener un, je sais. Mais, le sang, le vidage des trippes, la découpe (à la hache) , toutes les mouches que tu attires chez toi et ton odeur, j'espere te calmeront. Surtout que l'on est pas des pro de la découpe (il faut vraiment du materiel de poissonerie) et que l'on perd beaucoup de chaire, et nos filets ressemblent à des steaks hachés. Pour manger, tu passes au supermarché du coin.
Et tant pis pour les copains qui veulent que tu leur fournissent du poisson, eux ne veulent pas t'accompagner si tu as ton propre bateau.
Appliques ces consignes et tu seras un homme heureux à Mayotte.