Que c'est-il pass茅 le 14 janvier 2011 ?
A la suite d聮un article publi茅 la semaine derni猫re (P脡TRODOLLARS CONTRE R脡VOLUTION), j聮ai re莽u des pr茅cisions dignes d聮锚tre rapport茅es. En fait j聮avais 茅cris : 聯La pression, 茅norme, a fait que Ben Ali a d茅cid茅 de partir avant que les forces arm茅es et de police du pays ne se retournent contre lui.聰 Cette phrase a fait r茅agir un ami qui a d茅cid茅 de me r茅v茅ler les dessous d聮une affaire qui aurait d茅j脿 du 锚tre d茅voil茅e aux Tunisiens par la commission cr茅茅e 脿 cet effet. Mais cette Commission ira-t-elle au bout de sa mission? Ce questionnement me commande de vous r茅v茅ler ce qui m聮a 茅t茅 rapport茅, vous jugerez de la v茅racit茅 de ces faits. Voici donc le t茅moignage que j聮ai re莽u, il vaut ce qu聮il vaut, tout ce que je peux vous dire est que beaucoup de recoupements faits concordent avec cette version des faits.
Le 14 janvier vers midi, le colonel Tarhouni commandant de la Brigade Anti-Terrorisme (BAT) re莽oit un appel du ministre de l聮Int茅rieur qui lui demande des renforts en hommes. Le colonel envoie un groupe d聮intervention. Inutile de vous dire que chacun d聮entre eux vaut 50 flics normaux. Ces hommes l脿 sont b芒tis comme des armoires 脿 glace et sont entra卯n茅s comme les SWAT am茅ricains. Ces hommes se d茅ploient dans le minist猫re et constatent la panique totale des fonctionnaires. Les manifestants sont 脿 quelques m猫tres 脿 peine des portes. Il n聮y a m锚me pas la place pour man聹uvrer. Pour ne pas avoir 脿 g茅rer une panique si les manifestants investissent le minist猫re, l聮unit茅 de la BAT vide le hall. Les ordres du colonel sont cat茅goriques : ne pas tirer sur les citoyens.
Entre la facade du minist猫re et les manifestants, un rideau de BOP (Brigades de l聮Ordre Public, 茅quivalent des CRS fran莽ais et autant ha茂s par ailleurs), des BOP beaucoup plus craintif qu聮agressifs, la peur se lit dans leurs yeux, entre deux 聯d茅gage聰 les manifestants scandent : 聯Dekhiliya, dekhiliya yelli tohkom fikom trabelsia聰, la situation est honteuse, 脿 la limite du dramatique pour les policiers dont certains, des fen锚tres du minist猫re, saluent la foule. Les BOP ont des consignes strictes dict茅es par le discours pr茅sidentiel de la veille : ne pas tirer sur les manifestants.
Au Palais pr茅sidentiel aussi c聮est la panique, les informations qui arrivent sont tr猫s n茅gatives, tout le pays est en 茅bullition, les manifestants du Kram veulent marcher vers le palais pr茅sidentiel et 脿 Tunis, avenue Habib Bourguiba, ils sont plus de 60 000 devant le minist猫re de l聮Int茅rieur, v茅ritable symbole du pouvoir de Ben Ali. A hammamet et en banlieue, les maisons des proches du r茅gime sont saccag茅es. Les discours, les meurtres, les arrestations, la propagande, etc n聮ont servit 脿 rien, un seul mot d聮ordre pour tous les Tunisiens: 聯d茅gage聰, et le monde entier 脿 les yeux riv茅s sur la Tunisie. La France commence 脿 vivre une pol茅mique sur MAM et les USA d茅fendent 脿 Ben Ali de toucher 脿 l聮Internet. D茅cision est prise par plusieurs proches du r茅gime de quitter le pays, avions priv茅s et lignes r茅guli猫res sont sollicit茅s, les Trabelsi et belles familles vont 脿 l聮a茅roport. Au QG de la BAT, 脿 Bouchoucha, le Colonel Tarhouni est au t茅l茅phone avec le commissaire de l聮a茅roport et tout 脿 coup celui-ci lui dit que les Trabelsi s聮appr锚tent 脿 quitter le pays. Imm茅diatement, le Colonel r茅unit quelques hommes et leur annonce la nouvelle. La plupart d聮entre eux (quelques-uns h茅sitent) sont d聮accord pour aller tenter de les arr锚ter. Le commandos prend tout le mat茅riel n茅cessaire, passe 脿 l聮armurerie et se dirige vers l聮a茅roport.
En arrivant, les BAT apprennent que la famille est deja sur le tarmac, en train de monter dans le bus qui va les emmener vers un avion, ils disent aux forces de s茅curit茅 de l聮a茅roport qu聮ils ont pour 聯ta3limettes聰 (consignes) de prot茅ger les Trabelsi. Ils traversent le salon d聮honneur vers le tarmac puis prennent d聮assaut le bus, quelques Trabelsi fuient, mais la plupart sont arr锚t茅s, on leur enl猫ve leurs portables et ils sont reconduits au salon d聮honneur.
L脿, les commandos v茅rifient les papiers et s聮aper莽oivent que beaucoup d聮identit茅s ne concordent pas (belle famille, etc), ils recomposent la famille pendant que certains membres de la brigade recherchent les plus connus des Trabelsi, Imed, Moez et Belhassen. Mais ces trois derniers ne sont pas 脿 l聮a茅roport. Belhassen est parti par mer et Moez est d茅j脿 en Alg茅rie depuis la veille. Les commandos de la BAT d茅couvrent par contre Moncef sous un bureau avec un pistolet Berreta et l聮emm猫nent au Salon d聮honneur. Quelques minutes plus tard, le commissaire de l聮a茅roport, qui est 脿 c么t茅 des commandos re莽oit un appel de Imed Trabelsi. En voyant son nom sur l聮茅cran du t茅l茅phone, les hommes de la BAT ordonnent au commissaire de lui dire de venir, de lui dire que tout est calme. Imed, qui est d茅j脿 脿 l聮a茅roport, tombe dans le pi猫ge, les gars du BAT l聮accueillent devant le salon d聮honneur et lui disent qu聮ils sont l脿 pour le prot茅ger. Imed sort en bombant le torse. Il rejoint les autres au Salon d聮honneur et l脿, il d茅couvre que tout le monde est pris en otage. Tarhouni leur redonne alors leurs t茅l茅phones portables : il est temps que la prise d聮otage soit communiqu茅e 脿 Ben Ali. Les otages appellent leur famille, Leila etc.
A la Pr茅sidence, la panique augmente, Seriati ne comprends rien. Il appelle Tarhouni qui 脿 le bon r茅flexe de lui r茅pondre : 聳 聯ce sont les consignes聰 Seriati demande : 聳 聯Les consignes de qui?聰 et Tarhouni raccroche. Plusieurs appels similaires ont lieu, non seulement de Seriati, mais de la plupart des gros bonnets de la s茅curit茅. Seriati et Ben Ali ne comprennent plus rien, ils pensent qu聮il y a du complot dans l聮air. La s茅curit茅 ne peut plus 锚tre assur茅e. La d茅cision est prise de pr茅parer le d茅part de Ben Ali et sa famille proche. S茅riati appelle 茅galement le ministre de la d茅fense pour lui faire part de la situation. L聮arm茅e d茅cide d聮envoyer un commando h茅liport茅 de cinq appareils pour reprendre le contr么le de la situation.
Pendant ce temps, Tarhouni, qui a re莽u des menaces de Seriati et des autres officiers, appelle les chefs des autres unit茅s d聮茅lite. Il obtient au t茅l茅phone le commandant de l聮Unit茅 Sp茅ciale de la Garde Nationale (USGN), un autre corps d聮茅lite, pratiquement le meilleur avec la BAT, bas茅 depuis d茅cembre 脿 la caserne de l聮Aouina, donc 脿 5 minutes des BAT. Son Commandant et ses hommes se rangent du c么t茅 des rebelles et d茅cident de les rejoindre. Tarhouni appelle ensuite un officier du GIP (Groupe d聮Intervention et de Protection, attach茅 脿 la Pr茅sidence), mais celui-ci ne comprend pas ce que lui dit Tarhouni. Il croit qu聮il le d茅fie alors que celui-ci lui dit : 聯Si tu es un homme, viens nous rejoindre聯.
Entre temps, la situation s聮aggrave pour Seriati : lorsqu聮il annonce aux hommes du GIP qu聮ils vont escorter Ben Ali 脿 l聮a茅roport, 50 hommes sur 70 refusent ! Seriati en est malade, lui qui a mis sous sa coupe toute la s茅curit茅 du pays voit ses propres hommes lui d茅sob茅ir. La panique est proche. Ben Ali lui, sait que la BAT est 脿 l聮a茅roport, il sait que ces hommes l脿 sont capable de tout ! La situation est de plus en plus intenable. Seriati, qui ne sait pas que les USGN ont aussi fait d茅fection, pousse Ben Ali 脿 quitter le pays, 聯le temps de comprendre ce qui se passe et de faire le m茅nage聯. Seriati est sinc猫re, c聮est le fid猫le parfait, en bon soldat, il ne risque pas de trahir son ma卯tre, tout comme l聮arm茅e d聮ailleurs, totalement fid猫le 脿 l聮脡tat (malgr茅 les rumeurs de refus d聮ob茅ir aux ordres), c聮est d聮ailleurs bien ce que l聮on demande 脿 une arm茅e.
Pendant ce temps les unit茅s sp茅ciales apprennent que 3 avions, sur le tarmac de l聮a茅roport, sont susceptibles de transporter des Trabelsi. Les USGN, rebelles avec la BAT investissent les pistes pour bloquer les vols. Ils montent dans les avions et v茅rifient les identit茅s. Il para卯trait qu聮ils auraient trouv茅 Sirine Ben Ali, la fille du Pr茅sident. Les hommes appellent alors Tarhouni qui leur dit de la laisser partir, c聮est les Trabelsi qu聮il veut arr锚ter. Ciryne Ben Ali aurait alors appel茅 son p猫re qui, en flic averti, lui demande la couleur des uniformes. Sirine lui aurait dit : 聯verts聯. Ben Ali, qui jusque l脿 n聮avait que les renseignements remis par Seriati (qui savait que la BAT avait fait d茅fection mais pas l聮USGN) pense que Seriati joue double-jeu. En tout cas, il ne lui fait plus confiance. Seriati en est malade.
La situation est d茅sormais tr猫s grave car l聮USGN, bas茅 脿 la caserne de l聮Aouina (adjacente 脿 l聮a茅roport), est 脿 quelques minutes du Boeing 737 de la Pr茅sidence. Ainsi, les hommes de la BAT sont d聮un c么t茅 de la caserne, ceux de l聮USGN de l聮autre. La fuite de Ben Ali va se faire dans des conditions de s茅curit茅 particuli猫rement faibles. Ben Ali est pour la premi猫re fois de sa vie confront茅 脿 cette situation et il en 茅prouve une peur bleue. Les h茅licopt猫res de l聮arm茅e, destin茅s au d茅part 脿 attaquer la BAT, sont dirig茅s vers l聮Aouina, ils atterriront entre la piste de d茅collage de l聮avion pr茅sidentiel et le reste de l聮a茅roport pour former un mur de protection contre BAT et USGN. L聮arm茅e se d茅ploie dans la caserne de l聮Aouina pour prot茅ger Ben Ali qui arrive, escort茅 de Carthage 脿 l聮Aouina par les 20 聯Ninja聰 du GIP.
D猫s que le Boeing est pr锚t (le commandant Cheikhrouhou est h茅sitant 脿 d茅coller sans plan de vol), il sort du hangar et se dirige vers le tarmac, les 聯Ninja聰 du GIP escortent l聮avion pr茅sidentiel jusque sur la piste et roulent m锚me de chaque c么t茅 de l聮avion jusqu聮au d茅collage : ils savent de quoi les unit茅s sp茅ciales sont capables, ils connaissent leur armement et veulent prot茅ger Ben Ali jusqu聮au d茅collage. Une fois en vol et assur茅 de sa s茅curit茅, Ben Ali, qui comme on l聮a vu, doute de la fid茅lit茅 de Seriati, appelle le ministre de la D茅fense et lui demande de l聮arr锚ter, ce qui sera fait par l聮arm茅e 脿 l聮a茅roport. L聮avion pr茅sidentiel se dirige alors, sans plan de vol (il le recevra en plein vol) vers la Libye, de l脿, il fera cap 脿 l聮est vers l聮Arabie Saoudite qui est avertie de son arriv茅e.
A la Pr茅sidence, 脿 Carthage, l聮officier de r茅serve du GIP essaye d聮appeler Seriati, mais ce dernier ne r茅pond pas puisqu聮il est arr锚t茅 et que son t茅l茅phone a 茅t茅 confisqu茅. L聮officier du GIP ne comprends rien, il appelle Tarhouni qui lui apprend que Ben Ali est parti et que Seriati est arr锚t茅 par l聮arm茅e. L聮officier du GIP lance alors imm茅diatement, selon la proc茅dure l茅gale, l聮op茅ration n茅cessaire pour assurer la continuit茅 de l聮脡tat et fait venir 脿 la Pr茅sidence, d聮une fa莽on un peu muscl茅e et interpr茅t茅e de diff茅rente mani猫res, Mbazaa, Ghannouchi et Kallel qui feront devant les cam茅ras de t茅l茅vision la d茅claration de vacance du pouvoir. Au m锚me moment, 脿 l聮a茅roport, Tarhouni remet les Trabelsi 脿 l聮arm茅e et les deux brigades sp茅ciales (USGN et BAT) quittent les lieux. Mission accomplie. Aujourd聮hui, les hommes des brigades sp茅ciales d茅clarent qu聮ils n聮ont jou茅 aucun r么le dans cette r茅volution, que simplement, ils se sont substitu茅s au peuple pour faire ce que tout le monde voulait. L聮histoire de ces hommes ne doit pas rester m茅connue.
Par un extraordinaire hasard dont seul Dieu 脿 le secret, ce sont probablement les unit茅s sp茅ciales, si ch猫res 脿 Ben Ali, qui ont activ茅 son d茅part. J聮esp猫re avoir transcrit avec fid茅lit茅 ce qui m聮a 茅t茅 rapport茅. Les erreurs sont tr猫s possibles, je n聮ai pas eu assez de t茅moignages pour faire tous les recoupements n茅cessaires. Il m聮a sembl茅 que ces faits, en l聮茅tat, m茅ritaient d聮锚tre publi茅s en attendant la conclusion de la Commission d聮茅tablissement des faits.
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Un article que j'ai post茅 quelques jours apr猫s le d茅part de BAZA....
Le dernier jour de Ben Ali en Tunisie....
Exclusif : Comment Zine El Abidine Ben Ali a 茅t茅 d茅barqu茅.
Vendredi 14 janvier. Dans la matin茅e, c聮est un Zine El Abidine Ben Ali aux abois qui se replie sur son palais de Hammamet. Il y convoque certains membres de son gouvernement et quelques conseillers. Une 茅quipe de la t茅l茅vision tunisienne est 茅galement pr茅sente sur les lieux.
Autour du palais, le g茅n茅ral Ali S茅riati chef de la s茅curit茅 du pr茅sident, veille au grain. Ses sbires quadrillent le quartier o霉 se situe la r茅sidence pr茅sidentielle, armes 脿 la main. Zine El Abidine Ben Ali convoque Abdelaziz Ben Dhia, porte-parole de la pr茅sidence et Abdelwahab Abdallah, son conseiller politique et alli茅 sans faille du clan Trabelsi. Il les informe que la situation 茅chappe 脿 tout contr么le et qu聮il sera dans l聮obligation de sacrifier quelques t锚tes. Les rapports qui lui parviennent des services de s茅curit茅 font 茅tat d聮une r茅volte g茅n茅ralis茅e dans le pays. La foule serait en train de marcher sur le Palais de Carthage 脿 Tunis. Les deux hommes effar茅s acquiescent dans un premier temps avant de se rebiffer et de demander la t锚te du chef du gouvernement Mohamed Ghannouchi. Le pr茅sident h茅site un moment et finit par trancher. Son t茅l茅phone n聮arr锚te pas de sonner. C聮est Leila Trabelsi qui depuis Duba茂 l聮incite 脿 r茅sister. Elle lui dit qu聮il peut compter sur les milices de ses fr猫res ainsi que sur l聮appui des pays du Golfe. Ben Ali ne veut plus la prendre au t茅l茅phone. Il d茅met ses deux conseillers, mais cela ne calme pas la rue. La foule demande clairement le d茅part de Ben Ali. Deux heures apr猫s, il d茅met le gouvernement Ghannouchi avant de le renommer. La veille, le pr茅sident avait 茅t茅 l芒ch茅 par deux figures de son r茅gime : le ministre des Affaires 茅trang猫res, Kamel Morjan et le g茅n茅ral de corps d聮arm茅e, chef de l聮茅tat-major Rachid Ammar. Tous les deux forment un axe solide qui demande au pr茅sident de partir pour 茅viter le bain de sang. Au milieu de l聮apr猫s-midi, le g茅n茅ral Rachid Ammar informe le pr茅sident Ben Ali que l聮arm茅e sera oblig茅e de d茅cr茅ter un couvre feu g茅n茅ral et que dans trois heures elle proc茅dera 脿 la fermeture de l聮espace a茅rien. Kamel Morjan appuie les propos du g茅n茅ral Ammar. Il dit au pr茅sident que si jamais d聮autres victimes civiles venaient 脿 tomber sous les balles de la s茅curit茅, les Am茅ricains vont d茅finitivement l芒cher le r茅gime et appliquer des sanctions. C聮est alors qu聮Abdelaziz Ben Dhia intervient et r茅ussit 脿 convaincre le pr茅sident de 芦s聮茅clipser 禄 quelques jours pendant lesquels la Tunisie sombrerait dans le chaos. Plusieurs attentats seraient organis茅s et imput茅s aux islamistes. Le RCD organiserait dans la foul茅e des marches monstres demandant le retour du sauveur. Ben Ali se laisse convaincre. Il pense tout d聮abord rester en Tunisie, puis se r茅signe 脿 la quitter. Dans un premier temps, c聮est Malte qui est choisie parce que toute proche de Tunis. Et puis, c聮est pour Paris que Ben Ali opte finalement. L脿-bas, il pense pouvoir b茅n茅ficier d聮une grande couverture m茅diatique. Alors qu聮il est escort茅 par des 茅l茅ments de sa garde rapproch茅e jusqu聮脿 son avion, le premier ministre Mohamed Ghannouchi est 芦 oblig茅 禄 d聮enregistrer un message au peuple tunisien o霉 il annonce que le pr茅sident Ben Ali renonce temporairement au pouvoir. Avec le g茅n茅ral Ali S茅riati, Abdelaziz Ben Dhia veille sur le d茅roulement de la c茅r茅monie. Le plan est diabolique. Mais, c聮est sans compter sur la d茅termination du duo Ammar-Morjan. Dans la soir茅e, les Am茅ricains font pression sur les fran莽ais pour qu聮ils n聮accueillent pas le pr茅sident d茅chu, alors que Hilary Clinton appelle le prince Nayef Ben Soltane pour accueillir Ben Ali. Au m锚me moment, une r茅union houleuse se d茅roule 脿 Tunis. Le g茅n茅ral Rachid Ammar fait savoir que l聮arm茅e garantira le respect de la constitution. Les t茅nors du RCD en viennent aux mains. Ben Dhia est pris d聮un malaise. Abdelwahab Abdallah est mis en r茅sidence surveill茅e chez lui. Aux premi猫res heures du matin, l聮ordre constitutionnel est r茅tabli sous la pression des deux amis Kamel Morjan et Rachid Ammar. Exit donc Ben Ali. L聮emp锚chement se mue en vacance du pouvoir et le pr茅sident du parlement Fouad M聮bazaa, cardiaque et d茅sint茅ress茅, est proclam茅 par la Cour constitutionnelle pr茅sident de la R茅publique. Pris de cour, le g茅n茅ral S茅riati et les sbires de Ben Ali fuient un peu partout. Ils veulent organiser le maquis. Ordre leur a 茅t茅 donn茅 de 芦 br没ler 禄 la Tunisie. Un sc茅nario qui ne sera pas men茅 脿 termes. L聮arm茅e et les citoyens fraternisant ont sauv茅 le pays du Jasmin d聮une catastrophe.
Est ce qu'on saura un jour la vraie 惫茅谤颈迟茅....?

boumian a 茅crit:Je rejoint Alclodo dans son post....mais comme dans tout seisme politique, tout les roles ne seront"jamais" clairement d茅fini....entre les intentions et les faits un monde se fait...une chose est 茅galement sure...les .B.A.T ont eu un role important....mais seulement des qu'ils ont pris conscience que l'Arm茅e sous la pression U.S avait lach茅 ZABA.
L'article que j'ai post茅 au dessus est l聮聹uvre d'Abdelaziz Belkhodja un 茅crivain tr猫s connu.
-Seriati arr锚t茅 sur les ordres de Ben Ali
-L'arm茅e n'a pas jou茅 un r么le important comme on pouvait le penser (elle n'a pas tir茅 sur la population et c'est d茅j脿 pas mal)
Maintenant, le jour de d茅part de Ben Ali (et avant son d茅part) une information 脿 la t茅l茅 tunisienne disait qu'une d茅claration importante que tout le peuple tunisien attendait serait faite dans les heures qui viennent. Comme on sait que la t茅l茅 est un organe de la propagande de Ben Ali, comment on aurait pu passer une annonce de ce genre alors que 脿 priori personne (ni les BAT ni l'autre groupe d'茅lite) n'a pris d'assaut le b芒timent de la t茅l茅 ?
Raouf KHALSI- Cette arm茅e n聮a pas voulu ouvrir le feu sur les citoyens. Le G茅n茅ral Rachid Ammar, ne se prenait pas pour Patton, ni le G茅n茅ral rebelle, Mc Arthur, mais il a dit 芦 non 禄 脿 un homme-Ben Ali 聳 ce jour-l脿, habit茅 par les d茅mons pyromanes d聮un N茅ron. Il 茅tait bien parti pour mettre 脿 feu et 脿 sang le pays.
En 55 ans d聮existence l聮Arm茅e tunisienne avait 茅t茅 d茅consid茅r茅e par Bourguiba qui avait le syndrome de l聮uniforme 聳 mais n聮a pas vu celui de Ben Ali ! - et qui r茅p茅tait 脿 l聮envi que l聮arm茅e doit rester 脿 sa place : la caserne ! Elle se jeta corps et 芒me dans un duel in茅gal, 脿 Bizerte, avec l聮arm茅e fran莽aise. Elle eut l聮affaire Gafsa sur les bras et son r么le invisible n聮a jamais 茅t茅 appr茅ci茅 脿 sa juste valeur parce qu聮en plus le G茅n茅ral Ben Ali aura ras茅 tous ses comp猫res, tous ses patrons, et le fleuron des arm茅es (Skik et nos officiers morts dans la chute suspecte de l聮h茅licopt猫re). Il aura aussi d茅pit茅 l聮arm茅e en privil茅giant la police, ce qui provoquait un insidieux, un sourd conflit de l茅gitimit茅聟
Depuis le 14 janvier, l聮Arm茅e nationale assume son r么le historique sans pr茅tendre s聮arroger le monopole de la s茅curit茅 frontali猫re, maritime et interne dans le pays. Elle est mobilis茅e aux fronti猫res, pr锚te 脿 parer 脿 toute 茅ventualit茅 venant de Libye ou d聮ailleurs. Or, quoique marginalis茅es aussi bien avec Bourguiba qu聮avec Ben Ali, nos forces arm茅es ont toujours 聹uvr茅 au d茅veloppement du pays, avec une implication toute particuli猫re dans la sant茅 et l聮infrastructure.
C聮est bien pour les raisons invoqu茅es en ce cycle particulier de l聮histoire du pays que l聮arm茅e tunisienne m茅rite davantage que de la reconnaissance des symboles et de c茅l茅brations officielles.
Les forces de l'ordre constituent officiellement leur syndicat
Sous le signe de l'茅tablissement du travail syndical s茅curitaire, le congr猫s du syndicat des forces de l'ordre s'est tenu ce matin du dimanche 3 juillet, afin de constituer officiellement leur syndicat. Le bureau ex茅cutif du syndicat comporte 21 membres qui dirigent 4 commissions: Commission des affaires administratives et juridiques, commissions des affaires sociales, commission de la planification, des m茅dias et de la communication, et la commission de la r茅forme de s茅curit茅.
Habib Jlassi, premier superviseur de la s茅curit茅, a tenu 脿 pr茅ciser, lors de cette occasion, que c'est la brigade anti-terroriste relevant de la caserne de Bouchoucha qui a proc茅d茅 脿 l'arrestation des membres de la famille Trabelsi arr锚t茅s le 14 janvier 2011 et non pas les militaires.
La vid茅o du 14 janvier 2011 : Arrestation de la famille Ben Ali et Trabelsi par la BAT (tenue noire) et l'USGN (tenue verte)
On y voit aussi Imed Trabelsi le fameux voleur de yacht et du bricorama.
il a pr茅cis茅 que la journ茅e a 茅t茅 normale jusqu聮脿 13h30 o霉 il a constat茅 que le minist猫re des Affaires 茅trang猫res 茅tait sans d茅fense, les gardes n聮茅tant plus 脿 leurs postes. Il a appel茅 le ministre de l聮Int茅rieur, le ministre de la D茅fense et le g茅n茅ral Rachid Ammar pour leur annoncer les faits avant d聮appeler, finalement, Zine El Abidine Ben Ali 脿 14h30 pour le pr茅venir. Ce dernier lui r茅pond : 芦莽a s聮aggrave, je m聮en occupe禄. Aux alentours de 15h, 芦 Rachid Ammar 茅tait aux commandes de la salle des op茅rations au minist猫re de l聮Int茅rieur 禄, conclut-il son r茅cit.
Autrement dit, l聮arm茅e avait pris les choses en mains pour commander le pays.....
聰 Marwane Mabrouk 聳 gendre du pr茅sident 聳 m聮a contact茅 le 13 janvier au matin pour me dire qu聮un conseiller s茅curitaire du pr茅sident Sarkozy, Bernard Squarcini, l聮avait inform茅 qu聮un putsch 茅tait en train de se pr茅parer 脿 Tunis, sans autre d茅tail. Je lui ai demand茅 s聮il en avait parl茅 au pr茅sident, il m聮a dit qu聮il l聮avait fait. 聯
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