Faux Madrid nono
Voir la source le petit futé du 24 juin 2014
Place du tourismeHaut de page
Depuis longtemps, l'Espagne sait que le tourisme tient une place importante dans l'économie du pays. En 1957, le général Franco avait déjà ouvert les frontières au tourisme ; depuis 1963, le gouvernement s'attache à développer les réseaux de communication et à former de vrais professionnels. Le 7 septembre 1963, le décret 2 427 a créé l'école officielle du tourisme. Le décret royal du 16 février 1996 a entériné l'ouverture à l'université d'études de tourisme permettant de former des experts et de mieux répondre à la demande des visiteurs étrangers, chaque année plus nombreux. L'Espagne est la deuxième destination touristique mondiale après la France ; ainsi, le tourisme y représente 10 % du PIB. L'Andalousie est encore très agricole, le secteur industriel y est assez peu développé et, directement ou indirectement, le tourisme y représente un emploi sur trois. Quant au gouvernement local andalou, il a mis en place un réseau assez efficace pour insuffler une dynamique sur tout le territoire, en développant structures d'accueil et d'hébergement et en favorisant les parcs naturels. Depuis quelques années, la politique touristique globale s'est orientée vers l'intérieur de l'Andalousie avec un tourisme vert rural (développement des gîtes et structures) et des activités de plein air, une stratégie louable qui commence à porter ses fruits. Une stratégie alimentée par une chute de la fréquentation de la Costa del Sol et ses stations balnéaires. Ainsi, les professionnels du tourisme organisé s'inquiètent et réagissent en rabotant leurs tarifs, la concurrence est très rude et certaines unités hôtelières ferment pour cause de crise
ainsi que celle de lindépendant du 22 avril 2014
Sur le seul mois de mars, la hausse du total de visiteurs est plus mesurée: +0,7%, à 3,9 millions. Mais elle devrait repartir en avril, après une Semaine sainte (du 14 au 20 avril) très ensoleillée, qui a battu des records d'affluence touristique, selon les premières estimations: le ministre du Tourisme José Manuel Soria a ainsi indiqué mardi que le taux d'occupation dans les hôtels et gîtes ruraux avait atteint 75,7%, soit sept points de plus qu'il y a un an.