Un étranger peut-il acheter librement un logement au édz ? La Constitution péruvienne, en son article 71, place les ressortissants étrangers dans la même position juridique que les Péruviens pour la propriété immobilière : aucune autorisation préalable n'est requise, et aucune condition de résidence ne s'impose. La seule restriction géographique concerne une zone de 50 kilomètres autour des frontières terrestres, où les étrangers ne peuvent acquérir ni terres ni ressources naturelles, sous peine de perdre le bien au profit de l'État. Hors de cette zone, le processus passe par un acte notarié et un enregistrement obligatoire auprès du SUNARP (le registre public des biens immobiliers) : c'est cet enregistrement, et non le paiement du prix, qui transfère juridiquement la propriété.
Le marché résidentiel péruvien est avant tout un marché urbain, concentré à Lima mais actif aussi à Arequipa et dans les zones côtières du nord du pays. La Banque Centrale de Réserve du édz (BCRP) publie chaque trimestre un ensemble de données officielles sur le marché immobilier liménien, couvrant les indices de prix hédoniques, les prix au mètre carré en soles et en dollars, ainsi que des indicateurs de prix de vente et de loyer pour une douzaine de quartiers de la capitale. Ces données constituent la principale référence statistique officielle pour suivre l'évolution des prix des logements résidentiels formels à Lima.
Au-delà de la capitale, l'agence étatique ʸ鰿շ鳧ѱ a intégré un vaste portefeuille d'actifs immobiliers nationaux à sa procédure d'adjudication, dont des biens à potentiel résidentiel et touristique situés dans des zones côtières comme Los Órganos dans la région de Piura et Punta Sal Grande dans le Tumbes, signalant une attention institutionnelle croissante pour les marchés hors de Lima.
Un élément de contexte important pour tout acquéreur étranger est l'informalité foncière. L'agence étatique COFOPRI mène des campagnes actives de formalisation des lots urbains dans tout le pays. Des milliers de parcelles situées en dehors des quartiers centraux ne disposent pas encore d'un titre pleinement enregistré. La vérification du titre de propriété avant tout engagement financier est donc une étape non négociable, en particulier hors des districts formels de Lima.
Les étrangers peuvent-ils acheter un bien immobilier au édz ?
L'article 71 de la Constitution du édz place les personnes physiques étrangères et les personnes morales étrangères exactement dans la même position juridique que les Péruviens en matière de propriété immobilière. Aucune autorisation préalable d'un organisme d'État n'est requise, aucune condition de résidence ne doit être remplie, et aucune restriction fondée sur la nationalité ne s'applique aux achats résidentiels ordinaires situés en dehors des zones géographiques protégées. Le cadre juridique péruvien garantit constitutionnellement ces droits.
La seule restriction concerne une zone géographique précise : dans un rayon de 50 kilomètres autour des frontières terrestres du édz, les étrangers, qu'ils agissent directement ou indirectement, ne peuvent ni acquérir ni posséder de mines, de terrains, de forêts, d'eaux, de combustibles ou de sources d'énergie. Tout achat qui violerait cette règle entraîne automatiquement la perte du droit acquis au profit de l'État péruvien, sans compensation ni délai de grâce. Structurer l'achat via une société ou une autre entité intermédiaire pour contourner cette restriction ne protège pas l'acquéreur, l'acquisition indirecte étant également interdite.
Il n'existe pas de condition de résidence pour acheter un bien au édz. Un acquéreur étranger non-résident peut finaliser un achat à distance grâce à un poder por escritura pública (procuration notariée enregistrée auprès du SUNARP, le registre public des actes) accordé dans un consulat péruvien à l'étranger. Une simple procuration hors registre n'est pas juridiquement valable pour l'achat, la vente ou la cession d'un bien immobilier.
Bon à savoir :
L'achat d'un bien immobilier résidentiel au édz n'ouvre pas automatiquement de droit de séjour ni de visa. Le édz dispose d'un programme distinct de résidence investisseur, qui exige un investissement dans une activité économique, et non simplement l'achat d'un logement.
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Types de biens immobiliers au édz
La forme dominante dans les villes péruviennes est l'appartement en immeuble collectif (edificio multifamiliar). Les promoteurs lancent activement des projets de ce type à Lima, Chincha et Arequipa. Le cadre réglementaire péruvien reconnaît les appartements comme des logements résidentiels formels à partir d'une surface construite de 40 m². Les maisons individuelles (viviendas unifamiliares), quant à elles, sont le type d'habitat le plus répandu à l'échelle nationale ; elles sont reconnues dès 35 m² de surface construite et constituent l'essentiel du marché hors des grandes villes.
Les quintas et les conjuntos residenciales sont les équivalents péruviens des résidences en copropriété fermée. Une quinta est un petit ensemble résidentiel accessible par un passage commun ; un conjunto residencial est un ensemble plus grand, souvent sécurisé. Ces deux formes sont des catégories résidentielles officiellement reconnues, éligibles à l'enregistrement d'un titre formel au SUNARP.
L'achat sur plan (compra en planos) constitue un segment actif du marché. Cette formule comporte des risques spécifiques que le régulateur de la concurrence, l'INDECOPI, a sanctionnés à plus de 260 reprises pour des violations des droits des consommateurs dans le secteur immobilier, notamment des clauses abusives et des retards de livraison. Les acquéreurs qui achètent sur plan doivent vérifier le bilan du promoteur, l'existence des autorisations de construire et les pénalités contractuelles en cas de retard de livraison.
Les terrains et parcelles rurales sont disponibles à la vente, mais exigent une vérification préalable renforcée. En raison des campagnes de formalisation menées par le COFOPRI, de nombreuses parcelles situées en dehors des zones urbaines centrales ne disposent pas encore d'un titre propre et pleinement enregistré. Pour un acquéreur étranger, l'achat d'un terrain disposant déjà d'une partida registral (extrait d'immatriculation foncière) établie auprès du SUNARP réduit considérablement le risque par rapport à l'acquisition d'un bien détenu de manière informelle.
Tous les biens résidentiels standards au édz sont en pleine propriété, sans équivalent du bail emphytéotique. Les appartements en immeuble sont régis par un reglamento interno (règlement intérieur) et une junta de propietarios (assemblée des copropriétaires), tous deux enregistrés au SUNARP. Les modifications du règlement intérieur affectant les quotes-parts ou autorisant la division de parties exclusives requièrent une résolution de l'assemblée des copropriétaires.
Les meilleurs secteurs pour les acquéreurs étrangers au édz
Lima : les quartiers haut de gamme
Miraflores, San Isidro, San Borja, La Molina, Barranco et Surco sont les districts qui concentrent la plus forte densité d'écoles internationales, de cliniques privées, d'ambassades étrangères et de services adaptés aux expatriés. Miraflores et San Isidro offrent un accès direct à l'océan Pacifique ou aux parcs urbains ; Barranco est le quartier artistique et culturel de la ville ; La Molina et Surco proposent des terrains plus vastes dans un environnement résidentiel plus calme, éloigné du centre. Les appartements en immeubles collectifs constituent le format dominant dans ces secteurs. L
Jesús María, Lince, Magdalena, Pueblo Libre, San Miguel et Surquillo sont quant à eux situés en anneau autour du noyau haut de gamme ; ils offrent des prix d'entrée plus accessibles tout en bénéficiant d'une infrastructure urbaine comparable : hôpitaux, transports en commun et centres commerciaux à proximité. San Miguel, en particulier, propose des immeubles résidentiels en bord de Pacifique, à distance raisonnable du corridor de l'aéroport international Jorge Chávez. Ces districts attirent les acquéreurs qui souhaitent intégrer le marché formel de Lima à des prix inférieurs à Miraflores ou San Isidro.
Arequipa
Deuxième ville du pays, Arequipa dispose d'un marché résidentiel actif. Elle offre un cadre de vie distinct : altitude élevée, climat andin sec et centre historique classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, pour un coût de la vie inférieur à celui de Lima. Le marché immobilier local est moins documenté dans les séries statistiques officielles que celui de la capitale. Un acquéreur étranger devra donc mener une vérification locale approfondie auprès d'un notaire arequipénien enregistré et du bureau régional du SUNARP.
Zones côtières du nord (Piura, Tumbes)
Les localités de Los Órganos (Piura) et Punta Sal Grande (Tumbes) font partie du portefeuille immobilier national intégré aux adjudications de ʸ鰿շ鳧ѱ. Ces zones, situées sur la côte pacifique aux eaux chaudes, attirent des acquéreurs à la recherche d'une résidence secondaire ou de vacances à des prix nettement inférieurs à ceux de Lima. Le marché côtier régional est moins liquide et moins formellement documenté que celui de la capitale ; l'accès aux infrastructures et aux soins médicaux y est plus limité. La proximité de la frontière équatorienne (région de Tumbes) oblige par ailleurs tout acquéreur à vérifier que le bien se situe en dehors de la zone constitutionnelle de 50 kilomètres.
Restrictions à l'achat immobilier pour les étrangers au édz
En dehors de la zone frontalière, aucune restriction liée à la taille du bien, à sa valeur ou à la part de détention n'a été établie à l'égard des acquéreurs étrangers. Il n'existe pas non plus de limite au nombre de biens qu'un étranger peut posséder, ni de restriction sur le type de bien résidentiel susceptible d'être acquis, ni d'interdiction d'acquérir par l'intermédiaire d'une personne morale, sous réserve que cette structure ne serve pas à contourner la règle de la zone frontalière.
Les catégories d'actifs soumises à restriction dans la bande des 50 kilomètres des frontières terrestres sont précisément : les mines, les terrains, les forêts, les eaux, les combustibles et les sources d'énergie. Cette restriction couvre à la fois la détention directe et indirecte, que l'étranger agisse à titre individuel ou collectif.
Pour vérifier si un bien se trouve dans la zone restreinte, la première étape consiste à obtenir la partida registral du bien auprès du SUNARP, qui contient la description géographique et la localisation cadastrale du bien. Pour tout bien situé à proximité d'une frontière terrestre, il convient de comparer les coordonnées ou les données de localisation municipale aux cartes officielles des frontières avant tout engagement financier. Un avocat péruvien familiarisé avec la restriction constitutionnelle peut effectuer cette vérification. Le édz partage des frontières terrestres avec l'Équateur, la Colombie, le Brésil, la Bolivie et le Chili ; la restriction de 50 kilomètres s'applique le long de chacune d'elles.
La seule voie légale permettant d'acquérir un actif de catégorie restreinte dans la zone frontalière est la déclaration expresse d'utilité publique nationale, formalisée par un décret suprême approuvé par le Conseil des ministres. Cette procédure est réservée aux cas d'intérêt public national et n'est pas accessible pour des achats résidentiels privés.
Les étapes de l'achat immobilier au édz
processus d'achat immobilier au édz comprend cinq grandes étapes, chacune devant être respectée dans l'ordre pour que le transfert de propriété soit juridiquement opposable.
Première étape : la vérification du titre. Avant de signer quoi que ce soit, obtenez le numéro de partida registral du bien et confirmez auprès du que le vendeur est bien le propriétaire inscrit. Demandez également le Certificado Registral Inmobiliario (CRI, certificat registral immobilier) : ce document, combiné au document fourni par le SUNARP, retrace l'historique de propriété sur dix ans et l'historique des charges et hypothèques sur trente ans. C'est le document clé pour confirmer la propreté du titre avant tout engagement de fonds.
Deuxième étape : l'avant-contrat de vente (minuta). L'acheteur et le vendeur signent un contrat de vente privé. Ce document doit comporter l'identification des deux parties, la description du bien, ses caractéristiques, le prix convenu, les modalités de paiement et les pénalités en cas d'inexécution. Il ne s'agit pas d'un acte notarié, mais il sert de base à l'acte notarié ultérieur.
Troisième étape : le paiement de l'Impuesto de Alcabala (taxe de mutation immobilière). Avant que le notaire ne finalise le transfert, l'acquéreur doit s'acquitter de cette taxe ou obtenir un certificat de non-obligation auprès de la municipalité compétente (le SAT de Lima pour les biens situés dans la province de Lima). Les notaires et les greffiers du registre public exigent ce justificatif comme condition préalable à la formalisation du transfert. La date limite de paiement est le dernier jour ouvrable du mois suivant celui du transfert.
Quatrième étape : l'acte notarié de vente (escritura pública de compraventa). L'acheteur et le vendeur comparaissent devant un notaire pour la signature de l'acte authentique. En tant qu'entité assujettie au dispositif anti-blanchiment supervisé par la SBS (autorité bancaire et financière), le notaire est tenu de mettre en œuvre des procédures de vigilance financière et de signaler toute opération suspecte à l'Unité de Renseignement Financier (UIF). Les acquéreurs doivent s'attendre à devoir justifier l'origine licite de leurs fonds.
Par ailleurs, pour que le prix d'acquisition soit reconnu comme coût fiscal lors d'une future plus-value, la SUNAT exige que le paiement ait été bancarizado, c'est-à-dire effectué par voie bancaire traçable et consigné dans l'acte notarié. Les acquéreurs qui paient par virement international doivent conserver la preuve documentaire du virement correspondant au montant indiqué dans l'acte.
Cinquième étape : l'enregistrement au SUNARP. Le notaire (ou un collaborateur accrédité) soumet la parte notarial (copie notariée de l'acte) au SUNARP. Le greffier vérifie la conformité juridique et, une fois l'opération approuvée, elle est inscrite au registre du bien. Pour les transactions éligibles à Lima (un seul bien, un seul extrait de registre, propriétaire inscrit identique au cédant, pas de cession de quote-part indivise), le notaire peut procéder au dépôt électronique via le système SID-SUNARP.
Une mesure de protection optionnelle avant la signature de l'acte est le bloqueo registral (blocage du registre), sollicité par le notaire qui formalisera l'acte. Ce blocage dure 60 jours ouvrables et empêche l'inscription de tout acte incompatible (vente concurrente, nouvelle hypothèque) pendant cette période. Le blocage ne transfère pas la propriété : celle-ci n'est juridiquement transférée qu'à l'issue de l'enregistrement complet au SUNARP.
En cas de vente assortie d'un pacto de reserva de propiedad (réserve de propriété), la propriété enregistrée n'est transférée à l'acheteur que lorsque le vendeur délivre un acte notarié séparé attestant du paiement intégral du prix convenu. Jusqu'alors, le SUNARP n'enregistre que la clause de réserve en rubrique charges et hypothèques, et non l'acheteur comme propriétaire. Il convient de bien comprendre cette distinction avant d'accepter un paiement en plusieurs tranches.
Pour les achats à distance effectués depuis l'étranger, un poder por escritura pública accordé dans un consulat péruvien à l'étranger et enregistré au SUNARP autorise un représentant au édz à signer la minuta et l'acte notarié, à effectuer l'enregistrement au SUNARP et à représenter l'acheteur auprès des municipalités et des fournisseurs de services. Pour une procuration portant spécifiquement sur l'achat d'un bien immobilier, le consulat exige une copie littérale de l'extrait du registre SUNARP du bien datant de moins d'une semaine.
Documents requis pour l'achat d'un bien au édz
La liste des documents à réunir varie selon que l'acquéreur est résident ou non-résident au édz, mais elle suit une logique commune. Voici l'ensemble des pièces à rassembler :
Pièce d'identité de l'acquéreur : les étrangers résidents présentent leur Carné de Extranjería (titre de séjour étranger délivré par Migraciones, valable quatre ans pour les résidents) ; les étrangers non-résidents présentent un passeport en cours de validité.
CRI (Certificado Registral Inmobiliario) : à demander auprès du SUNARP avant la signature. Il combine un certificat de charges et un certificat de propriété, couvrant dix ans d'historique de propriété et trente ans d'historique de charges et d'hypothèques.
Documents pour le dépôt de l'Alcabala (province de Lima) : formulaire FUT dûment rempli, copie de la pièce d'identité de l'acquéreur, copie du contrat de vente. En cas de représentation par mandataire, la procuration notariée est également requise.
Acte notarié et documents d'enregistrement au SUNARP : la parte notarial de la escritura pública de compraventa délivrée par le notaire, le formulaire de demande d'enregistrement au SUNARP (distribué gratuitement) et la preuve du paiement des frais d'enregistrement.
Justificatif de paiement bancaire (Գó) : preuve du virement ou du règlement bancaire correspondant au montant figurant dans l'acte notarié.
Pour les achats à distance :ܲpoder por escritura pública accordé dans un consulat péruvien à l'étranger et enregistré auprès du SUNARP ; pour un pouvoir portant spécifiquement sur l'achat d'un bien immobilier, le consulat exige une copie littérale de l'extrait du registre du SUNARP datant de moins d'une semaine.
Pour les acquéreurs mariés : un acte de mariage étranger utilisé dans une procédure civile ou notariée au édz doit être apostillé (au titre de la Convention de La Haye pour les pays signataires) ou légalisé par la voie consulaire péruvienne et par le Ministère des Affaires Étrangères.
Documents à vérifier côté vendeur : confirmez que l'identité du vendeur correspond à l'inscription au SUNARP ; si le vendeur est une société, vérifiez que les pouvoirs du représentant habilitant la vente du bien sont en cours de validité.
Travailler avec des professionnels de l'immobilier au édz
Le notaire (notario público) est le seul professionnel légalement obligatoire dans un achat résidentiel standard au édz. Il formalise l'acte authentique de vente, délivre la parte notarial pour l'enregistrement au SUNARP et, en tant qu'entité assujettie aux obligations anti-blanchiment supervisées par la SBS, met en œuvre les procédures de vigilance financière requises. Ce rôle diffère de celui du notaire dans d'autres systèmes juridiques : le notaire péruvien est un officier public chargé de l'acte authentique, et non un conseiller juridique de l'acquéreur. Son intervention est indispensable mais ne remplace pas une revue juridique indépendante.
Avant de faire appel à un agent immobilier, vérifiez qu'il figure bien dans le . Toute personne exerçant à titre professionnel une activité d'intermédiaire immobilier au édz est tenue de s'y inscrire ; le registre est public, gratuit et consultable en ligne. L'agent immobilier agit comme intermédiaire entre l'acheteur et le vendeur, et non comme représentant légal de l'une ou l'autre des parties. Le mandat formel est un contrat d'intermediación inmobiliaria (intermédiaire immobilier) précisant le bien, les conditions et la marge de prix. C'est le notaire, et non l'agent, qui est responsable de la vérification juridique du titre et de la signature de l'acte.
Le recours à un avocat péruvien indépendant n'est pas légalement obligatoire, mais il est fortement conseillé à tout acquéreur étranger. Un avocat peut conduire une vérification approfondie du titre, examiner l'avant-contrat, vérifier la conformité à la règle de la zone frontalière, contrôler les dettes municipales et le zonage, et effectuer une revue juridique complète avant tout engagement financier. L'indépendance est ici essentielle : ne faites pas appel à un avocat recommandé par le vendeur ou par son agent.
Pour les acquéreurs qui achètent via une société, une fiducie ou toute autre structure juridique, un conseiller fiscal péruvien est indispensable. Le dispositif péruvien de déclaration des bénéficiaires effectifs, suivi par l'OCDE, impose des obligations de déclaration des bénéficiaires effectifs aux entités juridiques nationales et étrangères. Traiter un achat structuré comme une simple opération d'enregistrement immobilier expose à un risque de non-conformité fiscale spécifique.
Pour les expertises formelles requises dans le cadre d'une demande de prêt hypothécaire ou d'une transaction institutionnelle, le recense les évaluateurs agréés par l'autorité financière. L'inscription à ce registre requiert au moins trois années d'expérience en évaluation au cours des cinq dernières années et la justification d'au moins 15 expertises réalisées à titre personnel.
Quelques signaux d'alerte à prendre en compte lors du choix de vos interlocuteurs : méfiez-vous de tout agent qui ne peut être identifié dans le registre MVCS tout en se présentant comme agent enregistré ; d'un vendeur qui ne fournit pas le numéro de partida registral du bien ; d'une société vendeuse dont le représentant ne peut pas justifier de ses pouvoirs pour vendre le bien ; d'un professionnel qui déconseille d'obtenir le CRI ou d'autres documents du registre ; ou d'une proposition de dépôt au SUNARP en dehors des circuits officiels.
Prix et frais d'acquisition au édz
Le principal impôt à la charge de l'acquéreur est l'Impuesto de Alcabala (taxe de mutation immobilière), dû sur tout transfert de bien immobilier urbain ou rural, qu'il s'agisse d'une vente, d'une donation ou de tout autre titre. La base taxable est la valeur de cession (ou l'ܳٴDzú municipal, si celui-ci est supérieur). Le taux est de 3 %. Les premières 10 UIT (Unidad Impositiva Tributaria, unité fiscale de référence) sont exonérées. En 2026, une UIT correspond à 5 500 PEN (environ 1 300 EUR), ce qui porte le seuil d'exonération à 55 000 PEN (environ 13 100 EUR).
Exemple concret : pour un bien à 330 000 PEN (environ 78 500 EUR), l'Alcabala s'applique sur 275 000 PEN (environ 65 500 EUR), soit une taxe de 8 250 PEN (environ 1 960 EUR). La première vente d'un bien neuf par une société de construction n'est pas soumise à l'Alcabala sur la partie construite, uniquement sur le terrain ; c'est un avantage significatif par rapport aux reventes pour les acquéreurs achetant directement auprès d'un promoteur.
Le paiement de l'Alcabala est une condition bloquante pour le transfert : notaires et greffiers du registre public ne formalisent pas l'opération sans preuve de paiement ou certificat de non-obligation. Il s'agit donc d'une étape à intégrer au calendrier de clôture, et non d'une obligation post-achat.
frais d'enregistrement au SUNARP pour un transfert immobilier comprennent une redevance fixe de qualification de 34 PEN (environ 8 EUR) et une redevance variable en fonction de la valeur de cession : pour les transactions jusqu'à 35 000 PEN (environ 8 300 EUR), le taux variable est de 1,5 % de la valeur de cession ; au-delà de 35 000 PEN (environ 8 300 EUR), il est de 3 % de la valeur de cession. Un premier versement de 35 PEN (environ 8 EUR) est effectué lors du dépôt, sous réserve de liquidation définitive.
Les honoraires du notaire, les commissions des agents immobiliers et les frais d'avocat indépendant ne sont pas fixés par un barème officiel publié. Demandez systématiquement des devis écrits à votre notaire et à tout agent avant de signer un mandat. Les commissions d'agence sont librement négociées et ne sont pas fixées par la loi ; les conditions doivent impérativement figurer dans le contrat d'intermediación inmobiliaria.
Financement et prêts hypothécaires au édz
Les étrangers résidents titulaires d'un Carné de Extranjería peuvent accéder aux prêts hypothécaires bancaires péruviens. BBVA Perú accepte explicitement les candidats étrangers résidents pour son , sous réserve d'une évaluation de solvabilité. Les acquéreurs étrangers non-résidents, en revanche, ont un accès très limité au financement bancaire local ; l'achat comptant demeure la modalité habituelle pour eux.
Les conditions d'éligibilité de BBVA comprennent : être âgé de plus de 18 ans, disposer d'un revenu net supérieur à 1 500 PEN (environ 355 EUR) pour le titulaire et tout co-emprunteur, et justifier d'une continuité d'emploi d'au moins un an. Les personnes qui viennent d'arriver au édz ne pourront donc pas prétendre à un financement bancaire local dans l'immédiat.
BBVA propose ses prêts aussi bien en soles péruviens (PEN) qu'en dollars américains (USD), dans la devise dans laquelle l'emprunteur perçoit ses revenus. Les emprunteurs dont les revenus sont libellés dans une autre devise doivent modéliser avec soin le risque de change, notamment pour les prêts à taux fixe à long terme. Les durées proposées vont de 6 mois à 300 mois (25 ans), avec un taux fixe sur toute la durée du prêt et la possibilité d'un différé d'amortissement de 6 mois en cas d'achat sur plan. Le Banco de Crédito del Perú (BCP) propose des durées de 4 à 25 ans.
Les documents habituellement requis par BBVA incluent : le Carné de Extranjería, une facture de service récente, l'ܳٴDzú (valeur cadastrale municipale) du bien, les bulletins de salaire des trois derniers mois et des justificatifs de formation. Les travailleurs indépendants doivent également fournir leur numéro RUC (identifiant fiscal péruvien), des reçus d'honoraires récents et leurs déclarations d'impôt sur le revenu. Les exigences documentaires varient selon les établissements et l'évaluation de dossier.
Les banques péruviennes exigent une assurance habitation et une assurance-vie dans le cadre de tout prêt hypothécaire. Pour BBVA, le taux d'assurance habitation s'élève à 0,021 % par mois de la valeur de reconstruction pour les maisons et à 0,018 % pour les appartements. Les taux d'assurance-vie varient en fonction de la base de couverture et du caractère individuel ou conjoint du prêt.
Bon à savoir :
Pour un acquéreur étranger qui ne dispose pas encore d'un Carné de Extranjería, l'achat comptant reste la voie la plus courante. Le risque de change lié au paiement d'un bien libellé en soles ou en dollars depuis un compte en devises européennes mérite une attention particulière dans la planification budgétaire.
Risques et pièges lors d'un achat immobilier au édz
Le risque le plus fréquemment identifié dans les procédures d'achat immobilier au édz est celui d'acheter auprès d'un vendeur non enregistré en tant que propriétaire. Le vendeur doit apparaître comme propriétaire inscrit dans les registres publics. Vérifiez ce point auprès du CRI avant tout versement d'acompte. Si le vendeur est une société, confirmez également que le pouvoir du représentant pour vendre le bien est en cours de validité et enregistré.
Un autre piège fréquent consiste à ne pas enregistrer le transfert au SUNARP. Au édz, payer le prix et signer un contrat ne suffisent pas à transférer la propriété : seul l'enregistrement de l'acte notarié auprès du SUNARP produit cet effet juridique. Un acheteur non enregistré n'a aucune protection dans les registres publics, reste exposé aux droits d'un acheteur postérieur qui, lui, procéderait à l'enregistrement, et ne peut pas utiliser le bien comme garantie auprès d'une banque.
Les charges et hypothèques non détectées (cargas y gravámenes) constituent un risque supplémentaire. Avant tout achat, il convient d'examiner le dossier SUNARP du bien afin d'identifier d'éventuelles hypothèques, saisies judiciaires (embargos), servitudes ou autres restrictions. Le CRI, qui couvre trente ans d'historique, est l'outil de référence pour cette vérification.
Des dettes municipales impayées sur le bien (taxe foncière, charges de services municipaux ou autres) peuvent également compliquer la transaction. Vérifiez la situation fiscale municipale du bien auprès de la municipalité de district concernée avant de signer.
L'achat sur plan comporte des risques spécifiques. L'INDECOPI a prononcé plus de 260 sanctions contre des opérateurs immobiliers péruviens pour des violations des droits des consommateurs, notamment des clauses abusives et des retards de livraison. Pour ce type d'achat, il est indispensable de vérifier le bilan du promoteur, l'existence des autorisations de construire, les pénalités contractuelles en cas de retard et la protection des acomptes versés en cours de construction.
Les discordances cadastrales sont particulièrement fréquentes sur les terrains. Les écarts entre la superficie enregistrée au SUNARP et la superficie physique réelle constituent une source courante de litiges. Pour tout achat de terrain, comparez les données du registre SUNARP, les informations cadastrales municipales, les plans de bornage et la réalité physique du terrain avant tout paiement.
La cohérence documentaire est une condition non négociable. L'identité du vendeur, l'extrait de registre SUNARP, le bien physique, l'acte notarié, les documents municipaux et le contrat doivent tous être concordants avant que les fonds ne soient décaissés. Si des procurations, des documents successoraux, des autorisations de société ou des titres de propriété sont incomplets ou contradictoires, l'opération doit être suspendue jusqu'à ce qu'une vérification indépendante confirme leur régularité.
Les fraudes ciblant les acquéreurs étrangers suivent des schémas récurrents : vendeurs présentant des titres fictifs ou incomplets, agents non enregistrés auprès du MVCS, demandes d'acomptes élevés avant toute vérification juridique, et droits sur des terrains ou des projets non clairement enregistrés. La règle de base est de ne verser aucune somme significative avant que le dossier SUNARP du bien ait été vérifié de manière indépendante et qu'un notaire enregistré ait confirmé le titre du vendeur.
Enfin, tout bien situé à proximité des frontières avec l'Équateur, la Colombie, le Brésil, la Bolivie ou le Chili doit faire l'objet d'une vérification de sa distance à la frontière. La zone côtière du nord (Tumbes, parties de Piura) est proche de la frontière équatorienne ; les biens de la région de Puno sont proches de la frontière bolivienne. La sanction en cas de violation de cette règle reste la perte du bien au profit de l'État, y compris en cas de bonne foi.
Programme de résidence investisseur au édz
Le édz propose un , désigné sous le nom de calidad migratoria de residente para inversionista (statut migratoire de résident investisseur), géré par la Superintendance Nationale des Migrations. Il est destiné aux ressortissants étrangers souhaitant établir, développer ou administrer un ou plusieurs investissements légaux au titre de la législation péruvienne. Ce programme n'est pas déclenché par un simple achat résidentiel : il requiert un investissement dans une activité économique.
Le programme confère un statut de résident avec une période de séjour de 365 jours, des droits d'entrée multiples et la possibilité de renouvellement. L'issue de la procédure est une Resolución Jefatural (décision administrative) émise par Migraciones et transmise au Ministère des Affaires Étrangères pour l'autorisation du visa. Le délai de traitement est de 30 jours ouvrables. Les frais de dépôt de dossier s'élèvent à 57,60 PEN (environ 14 EUR), à régler auprès de la Banco de la Nación.
La demande se dépose intégralement en ligne via le portail numérique d'Agencia Digital Migraciones. Le demandeur doit se trouver en dehors du édz au moment de la demande. Les résultats, observations et notifications sont reçus via la boîte électronique de Migraciones. Les pièces requises incluent notamment : une copie de passeport en cours de validité, des extraits de casier judiciaire du pays d'origine et des pays de résidence antérieure couvrant les cinq dernières années, et la preuve d'un investissement qualifiant réalisé par virement international en un seul déblocage via un établissement bancaire supervisé par la SBS. Selon qu'il s'agit d'une nouvelle société ou d'un apport en capital dans une société existante, les justificatifs varient : acte notarié de constitution de société en cas de création, ou acte notarié d'augmentation de capital et déclaration fiscale de l'année précédente en cas d'apport.
Les investisseurs étrangers réalisant un investissement qualifiant au édz peuvent par ailleurs enregistrer cet investissement auprès de ʸ鰿շ鳧ѱ afin de bénéficier de garanties étatiques, notamment le droit de rapatrier librement à l'étranger, en devise librement convertible et après paiement des impôts applicables, la totalité du capital investi ainsi que les bénéfices nets ou dividendes vérifiés.
Impôts et charges récurrentes au édz
L'Impuesto Predial (taxe foncière municipale) est un impôt annuel sur tous les biens immobiliers urbains et ruraux, dû par le propriétaire inscrit au registre au 1er janvier de chaque année. La base taxable est l'ܳٴDzú municipal (valeur cadastrale). Le barème national progressif est le suivant :
Tranche de valeur de l'ܳٴDzú
En PEN
En EUR (approx.)
Taux
Jusqu'à 15 UIT
Jusqu'à 82 500 PEN
Jusqu'à environ 19 600 EUR
0,2 %
De 15 UIT à 60 UIT
De 82 500 PEN à 330 000 PEN
De 19 600 EUR à 78 500 EUR
0,6 %
Au-delà de 60 UIT
Au-delà de 330 000 PEN
Au-delà de 78 500 EUR
1,0 %
Les taux sont susceptibles de modification. Vérifiez les taux en vigueur auprès de l'autorité fiscale compétente.
Le minimum légal annuel d'Impuesto Predial est de 0,6 % de l'UIT en vigueur au 1er janvier de l'année fiscale, soit 33 PEN (environ 8 EUR) en 2026. Exemple de calcul pour un bien avec un ܳٴDzú de 330 000 PEN (environ 78 500 EUR) : 0,2 % sur les premiers 82 500 PEN (environ 19 600 EUR) donne 165 PEN (environ 39 EUR), plus 0,6 % sur les 247 500 PEN (environ 58 900 EUR) restants donne 1 485 PEN (environ 353 EUR), soit un total annuel de 1 650 PEN (environ 393 EUR), avant les arbitrios (charges de services municipaux) propres au district.
Pour les biens de Lima, l'Impuesto Predial est payable trimestriellement auprès du SAT Lima. Le paiement intégral à la première échéance peut donner droit à une remise ; renseignez-vous auprès de la municipalité de district concernée. Après l'acquisition, le nouveau propriétaire est seul responsable des déclarations et des paiements annuels de la taxe foncière.
Si vous mettez le bien en location, les revenus locatifs d'un bien situé au édz sont imposés en tant que revenus de première catégorie (primera categoría), à un taux effectif de 5 % du loyer brut (soit 6,25 % appliqués à 80 % du loyer brut après la déduction forfaitaire légale de 20 %). En fin d'exercice, la SUNAT exige que le contribuable compare le montant total payé avec l'impôt correspondant à un loyer présumé minimum de 6 % de l'ܳٴDzú du bien, et acquitte tout éventuel solde.
Pour les propriétaires non-domiciliés au édz qui louent leur bien : si le locataire est un résident péruvien, celui-ci retient 5 % du loyer et le reverse à la SUNAT. Si les deux parties sont non-domiciliées, le propriétaire non-domicilié doit payer la taxe de 5 % directement à la SUNAT via le , code fiscal 3061. Les loyers perçus en devise étrangère doivent être convertis en soles au taux d'achat de la SUNAT à la date de réception.
Les plus-values réalisées lors de la vente d'un bien détenu à titre privé sont imposées en tant que revenus de deuxième catégorie (segunda categoría), à un taux effectif de 5 % de la plus-value brute. La déclaration et le paiement sont dus au cours du mois suivant le mois de la vente, dans le respect du calendrier mensuel de la SUNAT.
Le Ministère de l'Économie et des Finances du édz publie la liste des conclues par le édz, dont la convention fiscale de l'Alliance du Pacifique est applicable depuis le 1er janvier 2024. Les propriétaires ressortissants d'un pays ayant conclu une telle convention avec le édz devraient en examiner les dispositions avec un conseiller fiscal transfrontalier afin d'éviter une double imposition sur les revenus locatifs et les plus-values péruviens dans leur pays de résidence fiscale.
L'assurance habitation n'est pas légalement obligatoire pour les propriétaires de biens immobiliers privés au édz. Cependant, compte tenu de la forte exposition du pays aux séismes, aux inondations et à d'autres risques naturels, une couverture d'assurance optionnelle est fortement recommandée. Les acquéreurs peuvent comparer les offres disponibles via le registre officiel des produits d'assurance de la SBS.
Les tarifs de l'électricité sont régulés au niveau national par Osinergmin et révisés chaque mois. Les tarifs de l'eau sont supervisés par la SUNASS. Après l'achat, contactez le distributeur d'électricité local et, pour Lima et le Callao, SEDAPAL pour l'eau et l'assainissement, afin d'ouvrir les contrats à votre nom.
Une fois l'enregistrement SUNARP finalisé, plusieurs démarches doivent être effectuées dans les semaines qui suivent.
La première est le paiement de l'Alcabala : pour un bien situé dans la province de Lima, l'acquéreur doit régler l'Impuesto de Alcabala auprès du SAT Lima au plus tard le dernier jour ouvrable du mois suivant le transfert. Pour les biens situés dans d'autres districts, la même obligation s'applique auprès de la municipalité du district ou de la province compétente.
Ensuite, déposez une déclaration (declaración jurada) auprès de la municipalité du district pour signaler le changement de propriétaire dans le cadre de l'Impuesto Predial. En tant que nouveau propriétaire inscrit, vous êtes désormais responsable des déclarations et paiements annuels de la taxe foncière. Mettez également à jour votre adresse predial (adresse du bien) et, le cas échéant, votre adresse fiscale (domicilio fiscal) auprès de la municipalité de district.
Pour les raccordements aux services, les propriétaires à Lima et au Callao doivent contacter SEDAPAL pour l'eau et l'assainissement : la demande de nouveau raccordement requiert les documents de registre ou de cadastre du bien, un plan de localisation et le paiement d'une étude de faisabilité. Pour l'électricité, identifiez la société de distribution concessionnaire pour la zone du bien et demandez un transfert de contrat ou un nouveau raccordement.
Pour les appartements en copropriété, vérifiez que vous êtes bien inscrit à l'assemblée des copropriétaires (junta de propietarios) et obtenez une copie du règlement intérieur (reglamento interno), tous deux déposés auprès du SUNARP. Les modifications du règlement affectant les quotes-parts de participation requièrent une résolution de l'assemblée.
Pensez enfin à vous inscrire au service gratuit Alerta Registral du SUNARP, qui envoie des notifications électroniques à chaque nouvelle inscription relative au dossier registral de votre bien. Ce service est particulièrement utile pour les propriétaires non-résidents : il permet de détecter rapidement toute tentative d'inscription non autorisée sur le bien.
En cas de travaux de rénovation ou de construction, toute construction, extension ou rénovation requiert une licencia de edificación (permis de construire) délivrée par la municipalité de district. La modalité A couvre les maisons individuelles jusqu'à 120 m² et les travaux mineurs (extensions, rénovations, réparations) jusqu'à 30 m². Des travaux réalisés sans permis sont susceptibles de faire l'objet de mesures de mise en conformité municipale et de compliquer une future revente.
Lors de la revente du bien, la même procédure d'enregistrement au SUNARP s'applique : acte notarié authentique, enregistrement par le notaire, et paiement de l'Alcabala par le nouvel acquéreur. En tant que vendeur, vous êtes redevable de l'impôt sur la plus-value (5 % du gain) auprès de la SUNAT dans le mois suivant la vente. Le prix d'achat initial, s'il a été bancarizado et consigné dans l'acte notarié d'origine, constitue votre coût d'acquisition reconnu pour le calcul de la plus-value imposable. Retrouvez le détail de la déclaration de plus-value sur le .
Des questions sur l'achat immobilier au édz ? Rejoignez la communauté ӰԺ pour échanger avec des expatriés qui ont déjà traversé ce processus.
Foire aux questions
Oui. La Constitution péruvienne place les étrangers dans la même position juridique que les citoyens péruviens en matière de propriété immobilière. Aucune condition de résidence n'est requise. La seule restriction concerne la zone frontalière de 50 km, où les étrangers ne peuvent ni acquérir des terrains ni certains actifs liés aux ressources naturelles. En dehors de cette zone, l'achat est possible sans autorisation préalable du gouvernement.
Pas nécessairement. Un acheteur non résident peut effectuer l'achat à distance grâce à un poder por escritura pública (procuration notariée), accordé dans un consulat péruvien à l'étranger et enregistré auprès du SUNARP. Ce document autorise un représentant au édz à signer les contrats, à formaliser l'acte notarié et à effectuer l'enregistrement. Pour une procuration couvrant spécifiquement un achat immobilier, le consulat exige une copie littérale de l'inscription du bien au SUNARP datant de moins d'une semaine.
Non. L'achat d'un logement au édz n'accorde pas de statut migratoire automatique. Le édz dispose d'une voie distincte pour la résidence par investissement (calidad migratoria de residente para inversionista), mais elle exige un investissement économique documenté auprès d'une banque péruvienne supervisée par la SBS, et non le simple achat d'un bien résidentiel.
Le processus comprend la négociation et la signature d'un contrat préliminaire, le paiement de l'Impuesto de Alcabala (taxe de mutation), la rédaction de l'acte notarié et l'enregistrement auprès du SUNARP. L'Alcabala doit être réglée au plus tard le dernier jour ouvrable du mois suivant le transfert. L'enregistrement au SUNARP intervient après le dépôt du dossier par le notaire ; aucun délai officiel de traitement standard n'est publié pour les transferts immobiliers.
Un compte bancaire local n'est pas formellement obligatoire. Toutefois, la SUNAT exige que le prix d'achat ait été bancarizado, c'est-à-dire réglé par un canal bancaire traçable et mentionné dans l'acte notarié, pour qu'il soit reconnu comme coût d'acquisition lors d'une future vente. Un virement international documenté correspondant aux montants indiqués dans l'acte produit le même effet.
Les étrangers résidents titulaires d'un Carné de Extranjería (carte d'identité pour résident étranger) peuvent accéder aux prêts hypothécaires de banques péruviennes. BBVA Perú accepte explicitement les résidents étrangers, sous réserve d'une évaluation de crédit, d'un revenu net minimal de 1 500 PEN et d'au moins un an d'ancienneté professionnelle. Les étrangers non résidents ont un accès très limité au financement bancaire local ; l'achat comptant reste la pratique courante pour cette catégorie d'acheteurs.
Les principaux frais vérifiés à la charge de l'acheteur sont les suivants : l'Impuesto de Alcabala au taux de 3 % sur la valeur du transfert dépassant le seuil de 10 UIT (soit 55 000 PEN en 2026) ; les frais d'enregistrement au SUNARP calculés à partir d'un montant fixe de 34 PEN plus 3 pour 1 000 de la valeur du transfert pour les transactions supérieures à 35 000 PEN ; les honoraires du notaire, à demander sur devis ; et, le cas échéant, la commission de l'agent immobilier, à convenir par contrat écrit. Un prêt hypothécaire entraîne en outre des assurances habitation et vie obligatoires.
Un avocat n'est pas légalement requis pour un achat résidentiel standard : c'est le notaire qui formalise l'acte et soumet l'enregistrement au SUNARP. Toutefois, un contrôle juridique indépendant avant la signature est fortement conseillé pour les acheteurs étrangers : il permet de vérifier le titre de propriété, de détecter les charges et hypothèques, d'examiner le contrat préliminaire, de confirmer la conformité par rapport à la zone frontalière et de valider la cohérence de l'ensemble des documents.
Les étrangers peuvent acheter la plupart des biens immobiliers partout au édz. La seule restriction géographique concerne la zone des 50 km le long des frontières terrestres, où les étrangers ne peuvent pas acquérir de terrains, de forêts, d'eaux, de mines, de combustibles ni de sources d'énergie. La sanction en cas de violation est la perte du droit acquis au profit de l'État. Cette restriction s'applique aux zones situées à proximité des frontières avec l'Équateur, la Colombie, le Brésil, la Bolivie et le Chili. Les achats dans le nord côtier (Tumbes, une partie de Piura) ou dans la région de Puno, près du lac Titicaca, nécessitent une vérification préalable.
L'impôt annuel principal est l'Impuesto Predial (taxe foncière municipale), dont le taux progressif est de 0,2 % sur la tranche jusqu'à 15 UIT (82 500 PEN), de 0,6 % entre 15 et 60 UIT (82 500 à 330 000 PEN) et de 1,0 % au-delà de 60 UIT (330 000 PEN). Des arbitrios (redevances municipales de services) s'ajoutent selon le district. Si vous mettez le bien en location, les revenus locatifs sont imposés au taux effectif de 5 % du loyer brut. En cas de vente, la plus-value est taxée au taux effectif de 5 %.
Oui. Aucune restriction n'empêche un propriétaire non résident de louer son bien. Les revenus locatifs de source péruvienne sont imposables au édz au taux effectif de 5 % du loyer brut. Si le locataire est domicilié au édz, il prélève et reverse la taxe au nom du propriétaire. Si les deux parties ne sont pas domiciliées, le propriétaire doit régler la taxe directement auprès de la SUNAT via le Formulario Virtual N° 1673.
La revente suit le même processus d'enregistrement au SUNARP que l'achat initial : acte notarié, enregistrement et, pour l'acheteur en province de Lima, paiement de l'Alcabala. En tant que vendeur, vous êtes redevable de l'impôt sur la plus-value au taux effectif de 5 %, à régler auprès de la SUNAT dans le mois suivant la vente. Le prix d'achat initial, s'il a été bancarizado et mentionné dans l'acte original, constitue votre coût d'acquisition reconnu pour le calcul de la plus-value imposable.
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Journaliste de formation, titulaire des DALF C1 et C2 et diplômée de l'Université de Maurice, je cumule près d'une vingtaine d'années d'expérience en rédaction. Après six ans dans la presse mauricienne, j'ai rejoint ӰԺ, où j'évolue depuis une douzaine d'années, dont cinq en tant qu'assistante éditoriale, et à présent responsable éditoriale.